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- Style : Elvenking
 

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ORDEN OGAN - Testimonium A.d. (2004)
Par JEFF KANJI le 9 Janvier 2015          Consultée 985 fois

Nous sommes en 1996. Pendant qu’HAMMERFALL sonne la charge victorieuse et que les ANGRA, GAMMA RAY, BLIND GUARDIAN et autres STRATOVARIUS marquent l’avènement du revival Heavy, ORDEN OGAN se forme à Arnsberg en Rhénanie du Nord-Westphalie, autour d’un jeu de mots, « orden » signifiant « order » et « ogan » étant l’équivalent celtique de « peur ».

« The Order Of Fear » donc, c’est avant tout l’inspiration d’un homme, Sebastian Levermann, multi-instrumentiste admirant les pontes de sa terre natale, au premier rang desquels BLIND GUARDIAN, HELLOWEEN et RUNNING WILD. Accompagné de son pote Ghnu (Sebastian Grütling - batterie), il s’entoure de fidèles compagnons, Stephan Manarin à la guitare, Nils au clavier, et d’un autre Sebastian (Severin) à la basse, il va entreprendre dans les années suivantes de mettre en forme sa vision du Heavy, fortement inspirée par ces aînés cités plus haut. On reprendra le chant tout en contrastes d’Hansi Kürsch, on piratera les thématiques à RUNNING WILD et on mettra là-dessus des grosses guitares, une batterie enlevée et des chœurs très présents qui vont devenir l’une des marques de fabrique, même si leur mise en avant finira par leur porter préjudice dans la suite de leur carrière.

Sauf qu’en plus de tout ça, ORDEN OGAN veut incorporer une touche Folk à sa musique pour se démarquer. Toutefois, contrairement à beaucoup de choses que j’ai vu, lu ou écouté sur ce groupe, la musique proposée n’a rien de Folk Metal ! C’est pas pour un ou deux balancements ternaires et des bouts de refrain façon chanson à boire dans le port d’Amsterdam qu’on peut déloger l’étiquette Heavy allemand profondément inscrit dans l’Adn d’ORDEN OGAN, ni même la petite flûte (qui sonne assez synthétique) de "Angels War". l s’agit plus de petites touches très sporadiques. ELVENKING c'est SKYCLAD en comparaison.

Sauf que pour en arriver à ce millésime 2004, la formation a bûché dur et gravi les échelons un à un, de la première démo "Into Oblivion" en 1997 à la troisième en 1999, précédant encore de cinq ans la sortie en autoproduction de ce premier longue durée. "Testimonium A.D." avec sa pochette à la THEATRE OF TRAGEDY ne nous prévient pas de ce qui nous attend et s’affranchit des codes visuels du Heavy/Power d’alors. Avec six titres et une introduction instrumentale, on peut se dire que ça fait un peu juste après huit années de carrière. Mais on approche très régulièrement les six minutes et la durée de ce premier effort saura largement contenter les amateurs.

Sur son premier opus, ORDEN OGAN n’a pas de raisons de subir les comparaisons qui lui ont été faites par rapport au style de BLIND GUARDIAN, la musique de ce premier effort s’avérant tout à fait personnelle. Le travail sur les mélodies vocales, la batterie ou encore les chœurs, est assez personnel et un titre comme "Moods" ne ressemble à rien d’autre sinon à ORDEN OGAN. En outre le groupe utilise avec dextérité les guitares acoustiques et si "Moods" en fait grande démonstration, on retrouve cette couleur et ce mélange acoustique et électrique sur les six titres. On observe déjà une constante ; les claviers sont quasi omniprésents (mais souvent discrets), les guitares amatrices d’harmonisations en tous genres et les parties vocales enclines à l’expansivité.

Toutefois ce premier effort se montre équilibré (à part peut-être "Golden" moins inspirée, mais sauvée par un final qui prend la forme d’un superbe solo de guitare aérien) malgré sa production un peu faible d’époque (sans doute l’une des raisons qui poussera le groupe à réenregistrer "Angels War" en 2012). Aucun des titres ne souffre vraiment la comparaison avec son voisin. En revanche, malheureusement pour nos larrons, l’ensemble a une personnalité, ce qui constitue déjà une qualité évidente, mais ne laisse aucune mélodie intemporelle en tête, malgré les tentatives volontaristes de "Angels War" ou "I, U, Id Ant My". Peut-être que finalement c’est le plus court "The Step Away" qui tire le mieux son épingle du jeu et qui polarisera sans doute l’approche d’ORDEN OGAN sur "Vale". En attendant, laissons le petit jeune faire ses preuves et mûrir un peu.

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   JEFF KANJI

 
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- Sebastian ‘seeb ‘ Levermann (chant, guitare)
- Stefan Manarin (guitare)
- Sebastian Severin (basse)
- Sebastian ‘ghnu’ Grütling (batterie)
- Verena Melchert (flûte)
- Nils Weise (claviers)


1. Testimonium A.d.
2. Ethereal Ocean
3. Angels War
4. Moods
5. Y, U, Id Ant My
6. Golden
7. The Step Away



             



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