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JOURNEY - Departure (1980)
Par DARK BEAGLE le 28 Mars 2021          Consultée 466 fois

"Departure" n’est certainement pas l’album le plus connu de JOURNEY. La faute à l’absence de gros hits, ou parce qu’il est coincé entre "Evolution" et le chef d’œuvre "Escape" (d’ailleurs, quand je vous ai parlé de "Evolution", j’ai complètement zappé "Departure" et c’est passé complètement inaperçu). Quoiqu’il en soit, il serait dommage de faire l’impasse sur cet album qui, s’il ne figure pas parmi les classiques du groupe, reste très agréable à l’oreille, encore aujourd’hui.

La pochette reste dans la lignée des deux précédentes, colorée, avec quelque chose de cosmique. Elle n’indique pas grand-chose de la teneur du disque, qui s’ouvre sur un titre très enjoué : "Any Way You Want It". Pour le coup, c’est une entrée en fanfare. Les chœurs font immédiatement songer à QUEEN, le rythme est bien soutenu, c’est également sucré juste ce qu’il faut pour avoir ce petit goût de reviens-y. Après, il ne faut pas prendre ce morceau pour argent comptant : il n’est en aucun cas représentatif du reste de l’album.

Chez JOURNEY, les élans Hard Rock ne sont pas forcément les plus naturels. Les musiciens aiment visiter différents styles et ont une espèce de talent pour balancer des ballades plutôt réussies. Et ici, le groupe ne va pas s’en priver. Il faut dire que le chant de Steve Perry s’y prête particulièrement bien, aigu ce qu’il faut, parfois un peu trop, et qui se marie aux mélodies concoctées par Neal Schon. Et ce dernier, il suffit de l’entendre sur certains morceaux pour se rappeler qu’il est un excellent guitariste.

Nous le retrouvons sur des fulgurances qui viennent apporter une dynamique séduisante sur bon nombre de titres, où au travers des soli grondants. "Where Were You" est à ce titre un morceau d’une rare efficacité, avec une agressivité que l’on ne connaissait pas forcément à JOURNEY. "Line Of Fire" tire également son épingle du jeu de bien belle façon dans ce registre plus Hard. Nous notons également quelques incursions dans divers domaines qui rappellent quelque peu le passé plus Progressif de la formation. Ainsi, "Walks Like A Lady" et ses relents jazzy et le plus ambitieux "People And Places" sortent du lot avec leur sémantique fort différente.

Mais ce sont bel et bien les ballades qui prennent le dessus ici sans pour autant donner une impression de mollesse à l’ensemble. Certaines parviennent même à joliment tirer leur épingle du jeu, à l’image de "I’m Cryin'", titre qui n’a rien de lacrymal, avec sa guitare hurlante, ou la plus calme "Stay Awhile" qui vient apporter un petit moment de sérénité. JOURNEY se montre vraiment plaisant et si la bande à Gregg Rollie (dont ce sera la dernière prestation en studio avec le groupe) n’est pas la plus dure des formations à évoluer dans le genre, elle fait indéniablement montre d’un beau savoir-faire.

Et d’ailleurs, ce n’est peut-être pas si déconnant que ça d’estimer que JOURNEY se plaît mieux dans la ballade (parfois musclée) que dans le registre typiquement Hard Rock comme en atteste l’inutile "Homemade Love" qui termine l’album sur une note plus Rock, mais d’une banalité assez affligeante. Il lui manque ce qu’il faut d’originalité pour pouvoir sortir du lot et faire face à ce qui a été proposé avant. Il semblerait d’ailleurs que JOURNEY peine à trouver une formule à laquelle se tenir, à ne pas savoir sur quel pied danser, ce qui se ressent dans l’hétérogénéité de l’ensemble. Un défaut qui sera corrigé dès l’album suivant.

"Departure" propose de bonnes chansons, mais pas de ligne directrice. L’auditeur est baladé d’un côté, puis de l’autre et au risque de faire une comparaison hasardeuse, tous les groupes ne peuvent pas aussi bien sonner que QUEEN à laisser exploser leur inspiration. Cela joue bien, voire très bien (quand Schon trouve la place pour sa guitare, l’ensemble à tendance à prendre une toute autre dimension, "I’m Cryin'" reste un des exemples parmi les plus éloquents), mais le tout manque d’une consistance, d’une cohésion qui fait que tout ne soit pas au même niveau.

Il est bon de préciser que la version remasterisée de l’album contient deux titres bonus très sympathiques. Bon, je vous le donne dans le mille, il s’agit de deux ballades. Deux ballades de qualité qui plus est, assez différentes l’une de l’autre. La première, "Natural Thing", se veut assez classique dans sa construction, mais elle est très bien menée par un Steve Perry très en voix, tandis que la seconde, "Little Girl" (tirée d’une BO de film), a quelque chose de plus langoureux et se termine de façon assez étrange par quelques lignes d’harmonica. Mais son déroulement est superbe et sa montée en puissance, irrésistible.

"Departure" est un disque que beaucoup de monde a oublié. Complètement éclipsé par son petit frère, qui allait remplir le cahier des charges avec brio et faire de JOURNEY un incontournable du genre. Cela reste cependant un album plutôt plaisant, auquel il manque juste un petit quelque chose pour espérer mieux qu’un succès d’estime. Et, contre toute attente, le déclic viendra du départ de Gregg Rollie, membre fondateur, qui sera remplacé avec brio par Jonathan Cain.

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- Steven Perry (chant)
- Neal Schon (guitare, chant)
- Ross Vallory (basse)
- Steve Smith (batterie)
- Gregg Rollie (claviers, chant)


1. Any Way You Want It
2. Walks Like A Lady
3. Someday Soon
4. People And Places
5. Precious Time
6. Where Were You
7. I'm Cryin'
8. Line Of Fire
9. Departure
10. Good Morning Girl
11. Stay Awhile
12. Homemade Love



             



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