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HARD FM / A.O.R   |  STUDIO

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JOURNEY - Evolution (1979)
Par DARK BEAGLE le 15 Juillet 2018          Consultée 885 fois

1979 commence pour JOURNEY avec le départ de Aynsley Dunbar, parti chez JEFFERSON STARSHIP, remplacé derrière les fûts par Steve Smith, qui a fait ses armes aux côtés de Ronnie Montrose, ce dernier courant toujours après un succès qui se refuse à lui (et on s'en fout, comme c'est malheureusement souvent le cas concernant Montrose). En revanche, en 1979, JOURNEY va s’octroyer les services de Roy Thomas Baker, qui a fait les beaux jours de QUEEN durant une bonne partie des années 70. Ce dernier va aider le groupe à façonner un son qui va lui permettre de voir plus loin, plus haut avec un album plus travaillé, plus ambitieux, "Evolution". Un disque qui n’usurpe en rien son nom.

Ce qui frappe quand on écoute cet album, c’est son côté folie des grandeurs. Comme si on écoutait un opus de la Reine en quelque sorte. Et ça, c’est l’apport de Roy Thomas Baker, qui a le don de pousser les groupes avec lesquels il travaille à donner leur meilleur et qui sait très bien arranger les choses en studio, comme le prouvera "Flush The Fashion" d’ALICE COOPER l’année suivante. Et ce qui caractérise ses productions réside souvent dans une guitare éclatante, sur-produite, et des harmonies vocales à se damner. Et c’est exactement ce que l’on retrouve sur ce disque, même si le côté Hard Rock va un peu être mis en retrait.

Un peu, la nuance réside là-dedans. Il y a bien sûr un son très accessible, que l’on qualifierait de FM (même si AOR est un sigle plus officiel, comme une AOC ou une AOP en quelque sorte), mais il y a surtout un groupe qui sait jouer et qui livre une prestation de très bonne qualité. On s’en rend compte dès "Too Late", déjà lors du court instrumental, "Majestic", qui sert d’introduction. On peut penser ce que l’on veut de Steve Perry et de sa voix particulière, aiguë, aussi agaçante que fascinante avec ses relents Soul, mais il est clairement l’homme de la situation au sein de JOURNEY, on y reviendra plus tard. Mais il livre une prestation pleine d’intensité, aidé par des chœurs qui fonctionnent à merveille (Baker’s touch, les mecs). Neal Schon n’est pas en reste et livre des soli de guitare somptueux, même si bien plus courts que ceux auxquels il nous avait habitué.

Les morceaux s’enchaînent rapidement, sans temps morts ou presque, offrant une belle fluidité à l’ensemble et pourtant, on les différencie très bien les uns des autres. Difficile de confondre le groovy "City Of The Angels", mené par un refrain entêtant qui déboule d'entrée de jeu, et son final pharaonique, et le plus subtil "When You’re Alone (It Ain’t Easy)". Bien sûr, on pourra critiquer le fait qu’il y ait beaucoup de ballades, trop pour certains et que les morceaux les plus virulents ne sont pas souvent exempts de douceur, à l’instar de "Too Late", qui s’emballe réellement sur les refrains, quand la guitare de Schon s’allie à la voix de Perry.

Les nostalgiques seront ravis d’entendre à nouveau la voix de Gregg Rolie, sur une ballade lumineuse, "Just The Same Way", où il va être rejoint par Steve Perry, où le ton plus grave du claviériste se marie plutôt bien avec la voix aiguë de son chanteur. Rolie livre également une excellente prestation dans son domaine de prédilection, ses nappes de claviers s’intègrent parfaitement dans ces compositions délicates, qui ne perdent pas de vue la mélodie au profit d’une efficacité qui de toute manière est loin d’être absente, à l’image de la géniale "Lady Luck", un Blues électrique racé, interprété par un groupe qui maîtrise complètement son sujet.

Ces racines Blues, nous les devons à Steve Perry, qui en impose dans ce registre. Difficile de passer à côté de "Lovin’, Touchin’, Squeezin’", véritable classique du groupe (oui, avant "Don’t Stop Believin’"). Le chanteur est seul à la composition et il est difficile de passer à côté de ce morceau solide, qui sera d’ailleurs repris par DREAM THEATER sur "A Change Of Seasons". Ballade électrique et sensuelle par excellence, "Lovin’, Touchin’, Squeezin’" est le genre de titre qui ne s’oublie pas, le genre de morceau qui fait passer un groupe de la seconde division à la première.

Car c’est exactement ce qui arrive ici. JOURNEY remporte son premier vrai succès et entre dans la cour des grands et se pose comme chef de file du mouvement AOR (ou Hard FM si vraiment vous insistez) aux côtés d’un BOSTON irréprochable. "Evolution" est le genre d’album accrocheur, que l’on aime écouter même si cela confère une espèce de plaisir coupable, guimauve juste ce qu’il faut, mordant quand il faut l’être. Il est également le point de départ d’une période dorée pour JOURNEY, ce qui va se confirmer dès l’album suivant, le somptueux "Escape".

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   DARK BEAGLE

 
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- Steve Perry (chant)
- Neal Schon (guitare, chant)
- Ross Valory (basse, chant)
- Steve Smith (batterie, chant)
- Gregg Rolie (claviers, chant)


1. Majestic
2. Too Late
3. Lovin', Touchin', Squeezin'
4. City Of The Angels
5. When You're Alone (it Ain't Easy)
6. Sweet And Simple
7. Lovin' Tou Is Easy
8. Just The Same Way
9. Do You Recall
10. Daydream
11. Lady Luck



             



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