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LONEWOLF - Division Hades (2020)
Par JEFF KANJI le 17 Novembre 2020          Consultée 592 fois

On pourrait commencer toutes les chroniques de LONEWOLF de la même façon. Et en même temps, c'est Jens Börner qui en serait le premier satisfait. Issu de la prolifique scène de Grenoble, dont il a émergé à une époque où personne ne voulait plus entendre parler de Heavy Metal, LONEWOLF est le contraire du groupe prétentieux et avide de domination mondiale. Lui ce qu'il veut c'est jouer la musique qu'il aime avec le plus de sincérité possible, et ce en gérant les contraintes qu'impose une formation aux vingt ans de carrière et dont la régularité des sorties va quasi de pair avec le contenu. D'ailleurs, le groupe doit essuyer le départ de son prodige Michael Hellström, sans doute déjà bien occupé avec ELVENSTORM. Si le départ s'est a priori effectué sans heurts, il a fallu lui trouver un remplaçant.

Pour cela, LONEWOLF a eu la bonne surprise de voir arriver pas mal de candidatures spontanées, de France mais aussi de l'étranger. Mais finalement Jens Börner n'aura pas eu à chercher très loin. Commençant déjà à coucher ses idées en vue de la préparation de "Raised On Metal" chez Damien Capolongo, ce dernier (auteur d'un très bel album instrumental l'an dernier pour les amateurs) a commencé à proposer des riffs, si bien que l'alchimie est revenue ! Ainsi, dix ans après "The Dark Crusade", retour de l'enfant prodigue !

L'incidence sur la composition n'est pas forcément des plus évidentes, l'album s'inscrivant parfaitement dans la continuité des deux précédents, avec une pochette qui arbore même des teintes assez similaires à celle de "Raised On Metal". Proposant un Heavy/Speed Metal profondément marqué par RUNNING WILD et autres classiques des années 80 (WARLORD, MANILLA ROAD, JUDAS PRIEST etc.), LONEWOLF aime la constance et sa seule préoccupation est de poser sur bandes la musique qu'il aimerait entendre et la partager sur toutes les scènes possibles ! Par ailleurs, Jens a déjà écrit son morceau favori du groupe, c'était en 2009 et il s'agissait de "Viktoria". Alors de là à évaluer ses disques… Il y a je pense plus intéressant effectivement, la plupart des albums étant simplement bons, à de rares exceptions ("The Heathen Dawn" notamment), une constante depuis son transfert de Napalm vers Massacre Records.

Alors que dire de "Division Hades" ? On peut commencer par parler de ce beau cadeau offert aux fans de la formation, à savoir un deuxième cd rempli de réenregistrements. Mais attention, LONEWOLF n'a pas donné dans le best-of ! Loin de là. Cadeau néanmoins parce qu'il permet de réhabiliter, et d'avoir désormais des versions jouées et enregistrées convenablement des premières heures. La face A de la démo "The Calling" y passe ainsi intégralement, et "Sorcery" le morceau le moins mauvais de l'époque, y révèle son potentiel (quand ça joue carré et qu'on entend la basse ça va nettement mieux), mais la plus grosse surprise vient de "The Forgotten Valley Of Hades" qui fait correctement headbanguer désormais. Si tous les titres de "The Calling" avaient été joués de cette façon, on aurait bien gagné une étoile nimienne. On aura même deux titres de la toute première cassette de 1992 avec "Witch Hunter" et "The Dark Throne" qui lui donnait son nom. Les deux derniers duos sont extraits des deux premiers albums de la bande, et permettent essentiellement de constater le chemin parcouru jusque-là. Le groupe n'a pas sélectionné les pires titres de ces albums et "Erik The Red" atteint là aussi son plein potentiel. Ainsi même si l'on repère beaucoup de plans similaires d'un groupe en quête de maîtrise de son art, ce travail de réhabilitation fonctionne ma foi plutôt bien.

Et "Division Hades" dans tout ça ? Il montre un LONEWOLF sûr de son fait, capable de quelques refrains très efficaces ; "Underground Warriors" notamment, "Manilla Shark" écrit en hommage à qui-on-sait sans pour autant singer ni son style ni son chant, et "Alive", bien mis en orbite par l'instruMETAL qui le précède, sont des pièces de choix. Un album pas prise de tête, suffisamment bien balancé pour ne pas lasser, mais sans grand éclair de génie. Une nouvelle fois produit de façon clean mais brutale par Charles Greywolf (POWERWOLF), "Division Hades" viendra siéger dans la cdthèque sans honte aux côtés de ses trois prédécesseurs.

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   JEFF KANJI

 
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- Jens Börner (chant, guitare rythmique)
- Damien Capolongo (guitare)
- Rikki Mannhard (basse, chœurs)
- Bubu Brunner (batterie)


1. The Last Goodbye
2. The Fallen Angel
3. Division Hades
4. Manilla Shark
5. Underground Warriors
6. To Hell And Back (instrumetal)
7. Alive
8. Lackeys Of Fear
9. Silent Rage
10. Drowned In Black

1. The Call (intro)
2. Into The Battle
3. The Dark Throne
4. Towards The Light
5. Forgotten Shadows
6. The Forgotten Valley Of Hades
7. 1789
8. Witch Hunter
9. Sorcery
10. Erik The Red



             



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