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ANVIL - Legal At Last (2020)
Par T-RAY le 23 Juillet 2020          Consultée 1019 fois

Ce n'est pas parce qu'un disque est moyen qu'il ne génère aucun plaisir à l'écoute. Un constat qui peut se rapporter à une discographie toute entière. Dans le cas d'ANVIL, c'est une réalité depuis tellement d'années - ça se compte même en décennies - que prononcer simplement le nom du groupe suffit : votre interlocuteur saura d'emblée de quoi il retourne et peu importe le disque qu'il extrait du back catalogue des Canadiens, il saura en l'écoutant qu'il ne s'agit en rien d'une œuvre mémorable mais simplement d'un honorable disque de Heavy Metal saupoudré de Hard Rock par-ci par-là, qui pourra lui faire passer une demi-heure sympathique, voire un peu plus.

Ceci dit, certains opus du groupe entrant dans la catégorie "moyen/médiocre", autrement dit "2 étoiles chez ces sales cons de Nightfall In Metal Earth", s'en tirent avec davantage d'honneurs que d'autres. C'est le cas du dernier-né des Ontariens, "Legal At Last", qui sait se rendre immédiatement sympathique de par sa pochette, totalement dans l'air embrumé du temps et autrement plus significative que les trois quarts de leurs précédents artworks. Sans déconner, vous lui trouvez pas du charme à cet angelot qui, jugeant n'être pas assez high malgré ses ailes, se fait un bon gros bang dans une enclume bien garnie d'herbe ? De quoi faire planer les chérubins eux-mêmes.

Bon, l'album en lui-même n'a pas de quoi faire planer trois secondes, en revanche, mais il peut compter sur sa solide section rythmique pour fermement ancrer dans le sol la douzaine de morceaux (si l'on inclut la piste bonus, le vif et énergique "No Time") qu'il contient. Robb Reiner a trouvé, en la personne de Chris "Christ" Robertson, un comparse de choix pour asseoir ses compositions (et celles de Steve "Lips" Kudlow) et leur entente est encore meilleure en 2020 que sur les deux albums auxquels le bassiste a participé depuis son arrivée dans le groupe, "Anvil Is Anvil" et "Pounding The Pavement". Des titres au tempo moyen mais archi-classiques dans le genre Heavy/Doom comme "Said And Done" en bénéficient grandement.

Les mid-tempo sont d'ailleurs parmi les titres les plus réussis du disque, en particulier "Plastic In Paradise", qui a quelque chose du BLACK SABBATH première époque en lui et le chant de Lips, capable comme toujours de varier les registres, rappelle ici celui d'Ozzy Osbourne. ANVIL nous refait le coup du SAB' sur le lancinant "Gasoline" (moins l'aspect Ozzy des vocaux), qui passe très bien malgré son côté déjà-entendu. Mais qu'est-ce qui ne sonne pas déjà-entendu avec ANVIL, je vous le demande ? Les soli de guitare, forcément différents d'un titre à l'autre ? Même pas, même si Kudlow fait du bon taf, je vous l'accorde.

Pour ce qui est des morceaux plus rapides, en revanche, ANVIL ne se foule pas des masses et ce ne sont pas les refrains reposant sur le titre du morceau chanté en chœur - une habitude, voire une facilité chez le combo canadien - qui vont rendre inoubliables des titres comme "Legal At Last" ou "Chemtrails". Ils ont beau être entraînants et traduire en paroles les deux grandes thématiques de l'album - la liberté de fumer, également au centre de "Nabbed In Nebraska", et celle de ne pas se faire enfumer (voire empoisonner par le lobby industriel) - ils restent assez standard, même pour du ANVIL. Ils restent toutefois au-dessus du très banal "Talking To The Wall" et ses gang vocals entonnés par un chœur de chanteurs allemands, l'album ayant été enregistré et produit au pays de Goethe.

Plus enlevés, plus Hard que Heavy et fondamentalement plus Rock'n'roll, "I'm Alive" et "Bottom Line" donnent envie de taper du pied un peu plus fort et le premier des deux sonne comme un pied de nez de Lips et Robb à ceux qui voudraient voir ANVIL mort et enterré pour de bon. À ces derniers, les deux tauliers répondent qu'ils sont bel et bien vivants et toujours là "pour botter des culs", même s'ils le font plus par leur énergie et leur enthousiasme que par la surprise que génère leur Metal. Mais qu'elle se fasse Heavy, Speed ou tout simplement Hard Rock, la musique du trio de Toronto fait le taf qu'on attend d'elle : faire bouger le hardos qui ne rechigne pas aux élans plus Heavy. Ce que fournit sans équivoque l'hymnique "Glass House", sans doute la meilleure compo du disque avec son côté eighties.

Avec "Legal At Last", l'on retrouve donc les ingrédients typiques qu'ANVIL infuse dans son Metal depuis quatre décennies, mais il le fait un peu mieux qu'il ne le faisait sur le lourdingue "Pounding The Pavement". Pas de quoi ranger cet album parmi les meilleurs du combo canadien, mais pas de quoi en faire un des pires non plus : l'essentiel est de prendre du plaisir, même de façon passagère, et le fait que le disque puisse être rejoué de temps en temps (en voiture notamment) suffit à prouver tout le savoir-faire d'ANVIL en matière de Metal. Ce dont personne ne saurait encore douter aujourd'hui, trente-neuf ans après la sortie de "Hard'N'Heavy".

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   T-RAY

 
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- Steve 'lips' Kudlow (guitares, chant)
- Robb Reiner (batterie)
- Chris 'christ' Robertson (basse, vocaux additionnels)


1. Legal At Last
2. Nabbed In Nebraska
3. Chemtrails
4. Gasoline
5. I'm Alive
6. Talking To The Wall
7. Glass House
8. Plastic In Paradise
9. Bottom Line
10. Food For The Vulture
11. Said And Done
12. No Time (bonus)



             



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