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2010 Divanity
 

- Style : Elysion, Evanescence, Within Temptation
- Membre : Secret Sphere

The MURDER OF MY SWEET - Divanity (2010)
Par HAPLO le 8 Septembre 2019          Consultée 348 fois

Allez, maintenant que je chronique sur NIME depuis quelques mois, je peux enfin faire mon coming out : OUI, j’apprécie et écoute périodiquement EVANESCENCE ! Alors que je fréquente habituellement des formations qui se distinguent plutôt par des compos dont les structures, les durées ou l’originalité globales ne s’insèrent pas vraiment dans les standards commercio-radio-ados, j’ai quand même une tendresse particulière pour le format dépressif-survitaminé proposé par le gang d’Amy Lee aussi bien sur "Fallen" que sur "The Open Door" ou encore sur leur album éponyme de 2011…

Loin de me créer des problèmes transcendantaux, l’écoute gourmande de la majeure partie des morceaux qui meublent ces albums me fait (re)tomber en enfance (musicale) avec leur vraie-fausse simplicité bourrine, leur rage/détresse toute commerciale et leur packaging chromé… Mais tellement sucré ! Je glisse alors sur cette facilité de tête de gondole et m’offre à l’ivresse du skieur qui se laisse aller à fond sur une piste damée tout en évitant sciemment le hors-pistes… Et comme dirait l’autre, ça fait du bien par où ça passe !

C’est d’ailleurs dans cet élan pré-pubère et inexplicable de soutien aux formations de « Neo Metal / atmosphérique / gothique & symphonique » que je me suis récemment attaqué au combo grec d’ELYSION comme poussé par un plus puissant que moi. Aussi, je me propose de tenter de gravir aujourd’hui, en ta compagnie ô cher lecteur, la face nord de cet univers avec nos amis suédois de The MURDER OF MY SWEET !

Ce nom, que certains pourraient juger d’improbable, et qui fait volontairement référence au pionnier des films noirs américains (« Murder, My Sweet » de 1944) est sorti tout droit de l’esprit pas du tout dérangé du batteur-claviériste-producteur Daniel Flores (7DAYS, MIND’S EYE et anciennement SECRET SPHERE…), routard expérimenté s'il en est, mais souhaitant manifestement créer son joujou Metal Pop Gothique à lui. Notre cuistot va donc sélectionner à cette fin des ingrédients pour le moins inattendus et dont l’amalgame peut réserver des surprises de goût, comme la belle et plantureuse (ah oui, il faut le dire !) Angelica Rylin, diva en vogue à Stockholm, ou encore le bassiste Johan Niemann (oui, moi aussi j’ai halluciné!) sortant quant à lui d’un septennat royal de THERION (et qui avait peut-être envie de dévaler quelques pistes de ski !).

Aussi, le menu des festivités de l’album "Divanity" est promptement rédigé : on fait du Neo Metal Gothique-Symphonique à voix féminine dont le cahier des charges, ciblant l’efficacité, peut se résumer comme suit :
- un son puissant et globalement bien mixé
- une voix performante et rapidement identifiable renforcée le cas échéant par des chœurs
- des claviers très présents mêlant lignes mélodiques et orchestrations (violons) en appui sur les breaks rythmiques et les intros
- pas de solo
- des guitares omniprésentes délivrant des riffs plaqués et resserrés
- pas de solo
- des gammes mélodiques consensuelles, agréables à l’oreille… Et récurrentes !
- une structure de morceau calibrée, courte, volontairement accrocheuse (refrains)… Et pas de solo !

Ce sont donc les lignes directrices des douze titres qui composent "Divanity" que nous venons d’énumérer et qui décrivent au mieux le contenu de cet album : qu’en dire d’autre ?
Tablant sur l’adhésion du jeune public nord-européen élevé à l’EVANESCENCE et autre WITHIN TEMPTATION, le combo de Stockholm ne s’y est pas trompé avec ce format. Sans se substituer à ces poids lourds et leurs chanteuses respectives à la forte personnalité, The MURDER OF MY SWEET a, avec "Divanity" (et son fameux cahier des charges !), connu un accueil favorable d’une partie du public sur ce créneau… Ma réaction à son écoute fut toute autre !
Et pourtant, comme dit en préliminaire de la présente chronique, j’avais des dispositions plutôt favorables au style et format proposé. Je passerai donc sur l’objectif commercial d’adhésion « grand public » suffisamment connu pour être répété et n’évoquerai que mon simple ressenti d’auditeur optimiste…

La voix d’Angelica Rylin est indéniablement puissante et maîtrisée. Son écoute initiale m’a néanmoins surpris par ses échos faisant penser à celle d’une star de la Pop (type que je connais assez mal mais se rapprochant approximativement d’une Britney Spears) ; sonorité surprenante pour le style qui nous occupe aujourd’hui… Mais bon, toutes les combinaisons sont dans la nature ! Dotée d’un organe vocal de qualité et assez reconnaissable, la plantureuse diva ne semble néanmoins pas vouloir s’amuser (ou se risquer) à la faire vivre par des variations qui pourraient nous faire explorer toute la gamme de ses capacités. Pour faire court, la prestation est bonne mais rectiligne au point qu’on fini par ne plus faire attention aux performances… Dommage !

Les musiciens quant à eux ne sont pas des manchots, loin de là. Mais tenus par cette fichue recette, ils sont comme bridés dans leurs élans et leur talent. Les poncifs du genre sont ainsi quasi-intégralement passés en revue et même si je ne parlerai pas de clonage pur et dur d’EVANESCENCE ou des derniers WITHIN TEMPTATION, les oreilles s’en souviennent et ne trouvent rien de nouveau à écouter sur ces pistes déjà bien balisées et fréquentées. Le style global se veut résolument énergique et catchy dans une optique d’adhésion. Les structures comme les gammes mélodiques sont très proches d’un titre à l’autre, ce qui fait qu’imperceptiblement, on a l’impression grandissante au fil de "Divanity", d’écouter peu ou prou le même morceau découpé en plages musicales mais qui, tant dans la forme que dans l’esprit, ne varie pas. Et c’est avec mon curseur « critique » placé à zéro que j’ai quand même apprécié quelques arrangements ça et là dont l’intro et le couplet assez sympathiques de "Follow The Rain"…

Mais la vie étant faite de surprises, je dois te faire part cher lecteur d’une heureuse découverte étrangement placée en fin d’album ! En effet, le groupe, comme si il voulait enfin sortir de ses ornières musicales, enchaîne trois titres respectivement nommés "Revolution", "Valerie" et "Death Of A Movie Star" qui dénotent pour le moins avec la recette de l’album scrupuleusement appliquée jusque là. Sans secouer la planète metallique, "Revolution" surprend tant par les quelques variations vocales qu’y amène notre bonne amie Angelica que par la présence de solos (guitare et claviers !!) certes courts mais bien sympathiques, tandis que la balade mid-tempo "Valerie" apporte quant à elle une certaine fraîcheur Pop mélodique. Ma petite mention spéciale restera accordée au dernier titre de l’opus, "Death Of A Movie Star", sorte de movie-song en décalage total avec les onze morceaux précédents, débutant avec des chœurs à la Danny Elfman (L’Étrange Noël de Monsieur Jack...) et se poursuivant avec une structure digne d’une comédie musicale… Si seulement ces capacités s’étaient offertes avant !

C’est donc en catimini que je vais glisser une note réelle de 2,5/5, elle même dissimulée dans une jolie boîte de chocolats (parce que les fleurs…) sur le seuil de porte d’Angelica Rylin tout en espérant que le dernier morceau de "Divanity" sera une belle amorce pour le contenu du prochain album de THE MURDER OF MY SWEET...

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   HAPLO

 
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- Angelica Rylin (voix)
- Daniel Palmqvist (guitares)
- Andreas Lindahl (claviers)
- Johan Niemann (basse)
- Daniel Flores (batterie, claviers, arrangements cordes, chœurs)


1. No Evil
2. Follow The Rain
3. Bleed Me Dry
4. Chemical Attraction
5. Kiss Of Death
6. One Bullet
7. Tonight
8. Storms Of The Sea
9. Destiny
10. Revolution
11. Valerie
12. Death Of A Movie Star



             



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