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DEATH MELODIQUE  |  STUDIO

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- Style : Dark Tranquillity, The Absence , Hypocrisy
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AMON AMARTH - Versus The World (2002)
Par BAST le 4 Février 2003          Consultée 12847 fois

Après Once Sent from the Golden Hall, The Avenger et The Crusher, les vikings d’Amon Amarth sont de retour avec Versus The World, leur quatrième album. Aussi réguliers que le clic dans le casque du batteur, les suédois nous ont habitués à sortir une nouvelle offrande pratiquement chaque année. Autre habitude à laquelle le groupe ne déroge pas, la pochette couleur de flammes. A la manière du pourpre d’Axel Rudi Pell, le feu récurent des pochettes des suédois est désormais devenu une marque de fabrique.

Côté musique, là non plus, pas de bouleversement, le groupe étant loin d’avoir étoffé son répertoire. Il s’agit donc toujours de ce death metal mélodique de tradition, avec cette rythmique bien lourde et ces vocaux oscillant entre black à la Dimmu et death, le tout parsemé de quelques touches plus trash.

Mais si le style reste exactement ou presque le même, le groupe a très nettement favorisé le côté épique de sa musique, qui avait été peu à peu délaissé sur The Avenger et The Crusher. Amon Amarth s’est donc décidé à opter pour un véritable retour aux sources, appliquant cette recette qui avait fait le succès de leur premier album, Once Sent From the Golden Hall. C’est une très bonne nouvelle, puisque leur premier album était de loin le meilleur de leur discographie.

Etait ? Oui, car Versus The World l’a peut-être supplanté. Si l’affirmative est pour le moment hasardeuse, un minimum de recul étant nécessaire, ce qui est néanmoins certain, c’est que j’ai éprouvé un plaisir à l’écoute de Versus the World aussi fort, l’aspect découverte en moins, qu’à l’écoute de Once Sent From The Golden Hall.

Avec Versus The World, on est face à un condensé de ce que le black/death lourd propose de mieux. Une rythmique pesante, une pelletée de mélodies épiques, des breaks qui fusent dans tous les sens, une agressivité continue et surtout, surtout, surtout… des riffs black ou heavy à en tomber par terre. Death In Fire ou …And Soon The World Will Cease To Be en sont les exemples les plus frappants, le premier pour son côté épique exacerbé et son break somptueux, le second pour sa succession de riffs incisifs. Ces deux titres sont à mon sens les plus marquants, mais le reste de l’album est dans la même trempe.

La progression par rapport aux deux précédents albums s’effectuent aussi au niveau du tempo. Si celui-ci est souvent speed, les suédois lorgnent plus volontiers vers quelques radoucissements bienvenus, chose qui manquait sur The Avenger ou sur The Crusher. La lassitude ressentie à l’écoute de ces deux opus n’a plus lieu d’être car cette variation de tempo relance régulièrement l’intérêt des morceaux. Encore une fois, il s’agit pour le groupe d’un léger retour en arrière puisque ces rythmiques changeantes étaient présentes sur Once Sent From the Golden Hall.

Le comble du bonheur, c’est la production. Cette fois-ci, le groupe a délaissé les studios Abyss et opté pour les studios Berno. Derrière les manettes, on retrouve donc Berno Paulsson, assisté des membres d’Amon Amarth en personne. Et le son est… explosif ! L’écoute au casque est un véritable délice avec cette batterie qui pète dans les oreilles et ces riffs au son pur et lourd à la fois.

Le côté viking, si cher au groupe, n’est pas plus flagrant que sur les productions passées, par contre. Entendez par là que l’appellation viking que l’on rattache plus volontiers à un Enslaved, un Bathory ou un Thyrfing ne peut en aucun cas s’appliquer à la musique d’Amon Amarth. On est musicalement plus proche du black mélodique norvégien (For The Stabwounds In Our Backs) ou du death mélodique de Dark Tranquillity (c’est assez flagrant sur Across The Rainbow Bridge). Le tout étant exécuté avec cette brutalité propre au death américain. Ne vous attendez donc pas à un ersatz de Dark Tranquillity et consorts.

Les amateurs de metal extrême devraient être largement comblés. Car dans le domaine du black/death qui marrie mélodie et brutalité, Amon Amarth est l’un des meilleurs représentants. Et avec un tel son, c’est un vrai régal. Une véritable apologie du riff !

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   BAST

 
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   (2 chroniques)



- Johan Hegg (chant)
- Olavi Mikkonen (guitare)
- Johan Soderberg (guitare)
- Ted Lundstrom (basse)
- Fredrik Andersson (batterie)


1. Death In Fire
2. For The Stabwounds In Our Backs
3. Where Silent Gods Stand Guard
4. Versus The World
5. Across The Rainbow Bridge
6. Down The Slopes Of Death
7. Thousand Years Of Oppression
8. Bloodshed
9. And Soon The World Will Cease To Be



             



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