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LOVE METAL  |  STUDIO

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- Style : Entwine, Flowing Tears, Sinamore

HIM - Love Metal (2003)
Par DARK BEAGLE le 21 Novembre 2017          Consultée 457 fois

Je vais vous faire une confidence. Partant sur la base de mes souvenirs, je voulais initialement coller un 3 à ce disque. De mémoire, il s’agissait d’un travail honnête de la part de HIM, peut-être un peu mou du genou, mais cela correspondait finalement assez bien à l’image du groupe qui était devenu de plus en plus lisse en studio alors qu’en live, les musiciens assuraient des prestations vraiment intéressantes pour le coup, plus énervées, plus volontiers rentre-dedans ; en un mot ils dégageaient un esprit assez Metal. C’est confiant que j’ai donc posé ce "Love Metal" sur ma platine. Et là, deux choses l’une : soit il ne fait pas bon vieillir, soit au contraire les goûts s’affinent avec l’âge. Bref, je me suis pris un coup de vieux.

Il y a une certaine prétention dans le titre de cet album. Une promesse semble faite mais il n’en est rien, il ne faut pas se laisser berner par ce « Love Metal ». D’ailleurs, le titre n’apparaît pas sur la jaquette, il y a juste ce fameux Heartagram doré sur fond noir, avec quelques petites fioritures pour donner un aspect plus luxueux à l’objet. D’ailleurs, rappelez-moi le genre pratiqué par HIM ? Du Love Metal (appellation d’origine protégée). Et vu le contenu de ce disque, on est plus sur le clin d’œil appuyé à un genre, qui n’est guère plus que du Rock Gothique qu’autre chose, qu’à une déclaration d’amour au genre qui nous rattache tous ici (donc, si vous pensez encore être sur Nightfall In Musette Earth, vous savez à présent que non).

Nous pouvons nous laisser berner quelques secondes sur "Buried Alive By Love" ; l’entame est acérée, vicieuse, mais bien vite elle retombe et on se retrouve face à quelque chose entre ce que HIM proposait sur "Deep Shadows And Brillant Highlights" et sur "Razorblade Romance", comme si le groupe était tenaillé entre l’envie de faire plaisir aux fans qui les ont rejoint lors de l’explosion commerciale du disque rose ou toujours se montrer plus séduisant et accessible. Il n’empêche, la guitare se montre plus présente, plus directive. Ce n’est pas désagréable, mais ce n’est pas tout à fait aussi franc que pourra l’être "Soul On Fire" un peu plus loin sur l’opus (et dernier pic réel d’agressivité, soit dit au passage).

Très vite l’intensité que HIM va développer malgré tout sur ce premier titre va s’essouffler. On la retrouvera sur la Power Ballad "Funeral Of Hearts", qui s’avère plutôt réussie dans son ensemble et qui a été fort à propos le premier single extrait de cet album, de quoi mettre en confiance quant à ce "Love Metal". "Soul On Fire" va rebooster l’ensemble avant d’entamer la seconde partie du disque, la plus « love », à partir de "The Sacrament". Ensuite, on se perd un petit peu, à l’instar de "Deep Shadows And Brillant Highlights", où trop de sérénades tuent les sérénades.

Certains morceaux sont longs, comme "The Path" et "Love’s Requiem", qui tournent autour des huit minutes et qui connaissent des fortunes diverses. Si "The Path" plombe un brin l’ambiance à cause de sa monotonie, "Love’s Requiem" s’avère être un final plaisant, même s’il tire sur la longueur et qu’il aurait pu gagner à être plus court. Mais il est assez symptomatique du problème que rencontre HIM à aller directement au cœur de ses idées, à rallonger inutilement les morceaux qui auraient gagné à être plus courts, plus directs. À trop polir, lécher les compositions, les musiciens finissent par perdre toute spontanéité et toute agressivité.

Mais "Love Metal" n’est pas pour autant nul. Ce serait faire un mauvais procès à un groupe qui a du mal à gérer le succès connu brutalement et qui se fourvoie en pensant bien faire. Disons que si on était à Salem, que Ville Valo était accusé de sorcellerie, et qu’on le précipitait de la chaise au cours d’eau, il ne remonterait pas à la surface, quoi. Une erreur regrettable, comme disaient les Inquisiteurs. Il y a de l’idée, mais elle est souvent mal exploitée, mal fagotée. Et si HIM arrive à faire de bons coups ("Buried Alive By Love", "Funeral Of Hearts" et "Soul On Fire" pour ne citer qu’eux), ce n’est pas entièrement dû au hasard, il y a également une part de talent derrière tout cela, mais un talent qui semble étouffé, pas suffisamment exploité.

"Love Metal" n’est pas le début de la descente aux Enfers pour HIM, si l’on est complètement honnête, on admettra que cela a commencé sur "Deep Shadows And Brillant Highlights", quand le groupe a décidé d’alléger la formule. Et HIM va perdre de sa superbe et petit à petit devenir un sujet de raillerie dans le milieu du Rock en général, dans le Metal en particulier. Vous l’aurez compris, vous pouvez passer votre chemin, il n’y a pas grand-chose à voir. Les deux premiers albums suffisent largement pour passer du bon temps avec ce groupe qui aurait pu viser tellement plus haut, aller tellement plus loin…

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   DARK BEAGLE

 
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- Ville Valo (chant)
- Mikko 'linde' Lindström (guitare)
- Mikko 'mige' Paananen (basse)
- Mika 'gas Lipstick' Karppinen (batterie)
- Janne 'burton' Puurtinen (claviers)


1. Buried Alive By Love
2. The Funeral Of Hearts
3. Beyond Redemption
4. Sweet Pandemonium
5. Soul On Fire
6. The Sacrament
7. The Fortress Of Tears
8. Circle Of Fears
9. Endless Dark
10. The Path
11. Love's Requiem



             



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