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THRASH METAL  |  STUDIO

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DEATH ANGEL - Evil Divide (2016)
Par CANARD WC le 26 Septembre 2016          Consultée 2210 fois

Honnêtement, je craignais le pire.

Les premières écoutes de ce « Mal qui Divise » m’ont d'abord confirmé la chose suivante : DEATH ANGEL est rincé, donne officiellement dans le Thrash automatique (for the Metalhead People). "Art Of Dying" n’aura donc été et ne sera probablement qu’une étincelle dans la pénombre du Revival Thrash des années 2000.

Par acquis de conscience, j’ai quand même poussé jusqu’à la dixième écoute réglementaire, que je m’astreins connement, avant d’envisager à rédiger mes sentences de mort et de sang, ou mes lamentations en mémoire et en hommage au monde d’avant.

Puis arrivé à cette dixième écoute : doute.

Pas si mal, quand même. Rien que "Breakaway" par exemple… ça arrache bien le papier peint. Puis il y a des solos aussi, j’avais commencé à les noter sur un bout de papier pour dire une phrase gentille. Y a même un morceau à un moment qui ressemble de loin à un vrai tube. Je crois bien. Alors je retente. Encore et encore. Au fur et à mesure, je suis de moins en moins certain... Trop accroché à mes premières impressions négatives, serais-je passé à côté de l’album ?

Possible, fort possible. Personne n’est infaillible, pas même moi.

La véritable explication réside dans le fait que ce "Evil Divide" est de la race des albums qui se font au fil du temps, qui prennent du relief avec les multiples écoutes. Pour le coup, DEATH ANGEL se gagne progressivement avec un brin de persévérance et une régularité qui confine sans doute à une forme de méthode Coué. Bref, pour ceux qui ont suivi le feuilleton, c’est un cran au-dessus de "Dream Calls for Blood" et d’un niveau similaire à "Relentless". Peut-être même leur meilleur album depuis "Art of Dying", le malheureux défunt bien-nommé. Trois grosses loupiottes allumées donc, synonyme d’embellie, mais guère plus tant il est vrai que "Evil Divide" est émaillé aussi de titres un peu lourdingues, avec du déjà-vu un peu partout et des petites choses de si de là sans imagination. Mais dans l’ensemble mon tout est suffisamment bien pourvu en riffs, avec des petites trouvailles et on ne peut pas non plus leur demander à nos thrasheurs bridés de réinventer à tous les coups le riff à trancher l’eau tiède.

Rien que pour "Lost", la power ballade de l’album, si accrocheuse qu’elle pourrait presque passer sur NRJ, j’ai revu ma copie. Cette petite merveille va en tout cas dans le sens d’un truc que j’ai formulé dans une précédente chronique les concernant : quand DEATH ANGEL « mélodise » son propos, use moins des ficelles du Thrash gros bras, alors il reprend des couleurs et se hisse d’un coup au-dessus de la plèbe des artilleurs actuels.

Car l’âme de DEATH ANGEL, son talent, est et restera ancré dans les codes du genre de la fin des années 80. C’est quand le groupe va chercher son inspiration dans le vieux répertoire d’un "Act III" et l’envie d’un "Art" qu’il accouche du meilleur. Oui, il y a tout cela dans "Lost" et rien que pour cela, le présent album mérite considération. Sinon c’est un peu absurde, comme ce "Hell to Pay" qui ne rime pas à grand-chose : pied au planche et tête la première. Autant ralentir la cadence, jouer du mid tempo comme sur "It Can’t Be This" pour tirer son épingle à nourrice du jeu, alors l'efficacité ne peut pas se cacher derrière un rythme de malade, le groupe peut alors se montrer intimidant, totalitaire et rageur comme il sait aussi l’être.

"Evil Divide" est donc le convenable successeur de "Art of Dying" et il m’aura fallu redoubler d’attention pour en convenir. Tout n’est donc pas parfait, mais il y a une vitalité, une efficience appréciable qui feront sans doute de cet album l’une des meilleures sorties Thrash de l’année 2016. Et comme il ne vaut « qu’un » gros 3/5, quelque part c’est un drame dont il faut se réjouir ou un espoir qui attriste. Bref, si "Evil Divide", DEATH ANGEL rassemble (ah ah) derrière ce cru qui présente une bonne aptitude au vieillissement vu que ses disparités se conjuguent au plus que Speed Thrash du subjonctif qui arrache. Il sera certainement l’album récent du groupe qu’on ressortira le plus facilement du placard et nous donnera en tout état de cause l’envie de continuer à suivre cette intéressante série US sur un genre trépassé qui n’arrive pas à passer l’arme à gauche.

Note : 3,5/5.

Morceaux préférés : "Breakaway", "Lost", "It Can’t Be This".

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   CANARD WC

 
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- Rob Cavestany (guitare)
- Mark Osegueda (chant)
- Ted Aguilar (guitare)
- Damien Sisson (basse)
- Will Carroll (batterie)


1. The Moth
2. Cause For Alarm (featuring Jason Suecof)
3. Lost
4. Father Of Lies
5. Hell To Pay
6. It Can't Be This
7. Hatred United / United Hate (featuring Andreas Kis
8. Breakaway
9. The Electric Cell
10. Let The Pieces Fall
11. Wasteland (bonus Track)



             



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