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PUNK  |  STUDIO

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1994 Let's Go
1995 ...and Out Come The W...
1998 Life Won't Wait
2003 Indestructible
2014 Honor Is All We Know

RANCID - Honor Is All We Know (2014)
Par CANARD WC le 11 Mai 2015          Consultée 2002 fois

Un lecteur de PGC, Enragé Fromage de son pseudo et chroniqueur du côté des Éternels (ça ne s’invente pas), me faisait la remarque suivante concernant les carences discographiques sur NIME de RANCID (*) :

« Eh, pauvre con, plutôt que de perdre ton temps avec tes gargouillis existentiels merdiques pourquoi que t’as pas chroniqué le dernier RANCID »

Oui, mes lecteurs ne sont pas très mimi. En substance ma réponse a été la suivante : « cet album est correct avec de bons moments et du recyclage mais pas de quoi fouetter un vagin non plus », mais j’ai promis de me coller à la rédaction d’un blabla et même de le dédicacer à Monsieur Enragé Fromage. Cochon qui s’en dédie, comme on dit (et pour un Canard suce tété un comble).

Donc forcément j’ai réécouté "Honor" un bon paquet de fois (et son prédécesseur pendant qu’on y est). Et je maintiens mon avis dans les grandes largeurs : un gros 2/5 bien tassé ou un 3/5 léger comme le vent (et un peu moins encore pour "Dominoes" que je vais de ce pas aller vous chroniquer toujours pendant qu’on y est).

Alors.

Eh bien, je dirais sobrement qu’effectivement l’honneur est à peu près tout ce qui leur reste aux mecs de RANCID. Commençons comme ça. Après quelques années d’heures de gloire (autour de "… And Out Come The Wolves"), le groupe a chuté, décliné, grisonné doucement. Un sursaut d’orgueil plus loin (avec "Indestructible") et quelques albums fadasses qu’on parsème de-ci de-là, le groupe est progressivement redescendu d’un cran, fidèle à l’image qu’on peut se faire du Punk (dans la pure acceptation anglaise post-77) avec donc des touches de Ska, des postillons et une crête qui fend le crâne en option (suivant les années). Mais quoiqu’on en dise, RANCID est resté tel qu’il est, intègre donc, ne cédant jamais aux maléfiques sirènes des Charts (même quand elles ont les courbures de Madonna), ni aux diktats des labels et tout le tintouin. Et si sur le fond, on ne peut que pousser un « whoah » d’admiration, très concrètement ce « refus » du système s’est malheureusement conjugué avec le déclin artistique du groupe et l’étiolement de son inspiration. C’est con.

Ce "Honor" va dans ce sens : un baroud d’honneur (ah ah), du RANCID comme on a déjà entendu, quelques passages réussis, du hymne réchauffé, des airs qui parfois se retiennent et toujours cette énergie salvatrice malgré tout. De fait, l’album s’écoute d’une traite, sans déplaisir et sans surprise. Avec ses hauts et ses bas, on dodeline la tête sur l’éponyme, puis on soupire le titre suivant sur l’inutile "A Power Inside" et ses « wo ho ho » qui n’y croient même pas eux-mêmes. Dans le même ordre d’idée, "In The Streets" relève d’un coup le niveau (effet de contraste), donne envie d’y croire un tantinet puis "Face Up" refout tout par terre.

En légères dents de scie tout du long mais d’une efficacité certaine, dirons-nous pour ne choquer personne. La grande force de "Honor" tient dans sa « courtitude » : 33 minutes pour 14 titres qui défilent à toute vitesse. Quand RANCID tient un morceau, le groupe le fait durer au max trois minutes, ce qui fait que quand c’est raté on est déjà passé au titre suivant, pas trop le temps de gamberger. Il ressort de l’écoute de ce défilé Punk qui Rock une impression de bonne moyenne, d’une homogénéité parfois redoutable ("Malfunction" par exemple), parfois moins réussi mais le mal semble moindre au final. Comme pour étayer ce que je vous raconte, RANCID tire sa révérence sur un "Grave Digger" lourdingue, bièreux, raté bien comme il faut : ça riffe comme du mauvais PRO PAIN et on hésite du coup à réécouter cet album pas si bon que ça, mais pas si mauvais que ça non plus, n’exagérez rien.


Donc oui, l’honneur, c’est à peu près tout ce qu’il leur reste. Mais à l’heure du Grand Capital, du fric comme religion d’État, c’est déjà pas mal d’en garder un peu… de l’honneur.


Note : 3/5 (pour la bonne cause).


Morceau préféré : "Collision Course".
Morceau moins préféré : "Grave Digger" (quelle regrettables conclusion).


(*)http://www.pasgrandchose.com/nouvelles/echange-de-bons-procedes/

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   CANARD WC

 
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- Tim Armstrong (chant, guitare)
- Lars Frederiksen (guitare)
- Matt Freeman (basse)
- Branden Steineckert (batterie)


1. Back Where I Belong
2. Raise Your Fist
3. Collision Course
4. Evil's My Friend
5. Honor Is All We Know
6. A Power Inside
7. In The Streets
8. Face Up
9. Already Dead
10. Diabolical
11. Malfunction
12. Now We're Through With You
13. Everybody's Sufferin'
14. Grave Digger



             



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