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RIVAL SONS - Head Down (2012)
Par CHAPOUK le 21 Juillet 2014          Consultée 1919 fois

Belle productivité de la part de ce jeune groupe qu’est RIVAL SONS qui sort seulement un an après "Pressure & Time" un nouvel opus.

On a pu leur reprocher sur leur dernier album un certain goût pour l’imitation de leurs idoles un peu trop poussé. Mais il semblerait que sur ce "Head Down" les Californiens, ne se soient pas seulement cantonnés au style Classic Rock. Non, ces messieurs se sont ouverts à divers horizons. Bon ce n’est pas hyper flagrant lorsque l’on écoute "Keep On Swinging" : l’ombre du ZEPPELIN plane toujours au-dessus des fils rivaux. Mais "Wild Animal" rassure de suite, le groupe, tout en gardant ses influences seventies, a enfin trouvé son chemin ! Buchanan ne pousse plus sa voix à la manière d’un Plant, il se fait beaucoup plus doux et simple, sans que le chant en devienne linéaire, tandis que derrière lui le son se fait un tantinet plus moderne. Ce type de morceau rapproche donc le groupe de formations telles que The BLACK KEYS, The RACONTEURS voire The WHITE STRIPES. On l’entend également sur "Three Fingers" qui prendrait limite des accents de chez les PIXIES ou SONIC YOUTH.

C’est tout ? Deux chansons sur 13 pour marquer leur innovation ? C’est faible quand même…
Non bien sûr que non, pour la suite le groupe évolue en terrain culte pour les initiés au genre, mais il sort tout de même de son registre habituel. Prenons "Manifest Destiny Pt.1", ça ne vous rappelle pas un certain BLACK SABBATH ? Un rythme bien Doomesque, de la fuzz à ne plus savoir quoi en faire… Et en plus on évite le plagiat grâce à un chant à la fois retenu et poussé dans les aigus, le groupe a évité la plainte lancinante à la Ozzy, on l’en remercie. Et "Manifest Destiny Pt.2" dans l’histoire ? Ben comment dire, on ne peut pas vraiment comparer ce titre avec quelque chose d’autre… Les premières minutes ont l’air censées, le groupe donne l’impression de savoir ce qu’il fait, seulement ça devient vite le bordel le plus total. Les guitares font ce qu’elles veulent, improvisant des soli et ajoutant des effets sonores un peu partout si bien qu’elles finissent par prendre toute la place, éclipsant volontairement le chant, et le morceau se termine dans un capharnaüm noisy et psychédélique. Bon d’accord, quand le groupe décide d’apposer sa patte quelque part il le fait vraiment… Même si le titre est quasi inécoutable, je leur donne quand même un bon point pour ce « truc » expérimental qu’ils ont osé pondre. Enfin si on se penche sur "True" on en ressort conquis, c’est une très belle pièce de l’album. Elle fait évidemment penser de par son riff à "Battle Of Evermore". Cependant elle ne dégage pas du tout la même chose, c’est une sorte de douce mélancolie à la Jeff BUCKLEY qui vous envahit.

L’album comporte tout de même quelques passages à vide et puis surtout, le groupe replonge par moments dans ses travers. J’ai juste envie de hurler quand j’entends "Until The Sun Comes". Sans déconner, les gars ont carrément pompé le riff et la ligne de chant de "You Really Got Me" des KINKS. Ce morceau est beaucoup trop connu pour que ça passe inaperçu bordel de merde ! Enfin à choisir je préfère peut être entendre ça sur un morceau plutôt bien construit plutôt que m’emmerder en écoutant "Jordan". C’est une ballade James BLUNTienne, un slow mielleux mi-Pop mi-Soul, c’est ennuyeux… Oh bien sûr c’est sympa pendant les premières minutes, mais par la suite ça devient juste long. Ces titres qui servent à meubler tout comme "Rum For Revelation", "All The Way" malgré ses accents entraînants de GRAND FUNK RAILROAD, "The Heist", desservent l’album, lui donnant un côté bordélique. Genre on a mis ça ici parce qu’il y avait de la place : ça sert à rien mais ça fait joli. Ce que je dis s’illustre parfaitement avec "Nava" un titre instrumental aux sonorités indiennes. Autant sur "Before The Fire" un interlude dans ce style était le bienvenu, puisque la fin de l’album sonnait comme s’il avait été réalisé chez un hippie émigré à Katmandou. Autant ici, il ne sert à rien à part une fois de plus meubler.

Malgré quelques petites faiblesses, ce RIVAL SONS est tout de même un bon album. Le groupe ne s’est pas donné de limites, et c’est franchement appréciable de le voir sortir de sa coquille et explorer d’autres horizons. Dans l’ensemble c’est tout de même un très bon moment de Rock’N’Roll.

3,5/5

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   CHAPOUK

 
   DARK BEAGLE

 
   (2 chroniques)



- Jay Buchanan (chant)
- Scott Holiday (guitare)
- Robin Everhart (basse)
- Michael Miley (batterie)


1. Keep On Swinging
2. Wild Animal
3. You Want To
4. Until The Sun Comes
5. Run From Revelation
6. Jordan
7. All The Way
8. The Heist
9. Three Fingers
10. Nava
11. Manifest Destiny, Part 1
12. Manifest Destiny, Part 2
13. True



             



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