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CIRITH UNGOL - King Of The Dead (1984)
Par DARK BEAGLE le 22 Janvier 2019          Consultée 431 fois

Quatre ans, c’est long. Il peut s’en passer des choses en une olympiade, surtout dans le domaine musical. Imaginez, quand CIRITH UNGOL a sorti son premier album, ils n’étaient pas nombreux à taper dans le Heavy Metal épique aux USA. Depuis, MANOWAR a plus ou moins raflé la mise sur le créneau. Parce que sinon, la scène américaine, c’était MÖTLEY CRÜE, TWISTED SISTER et ça n’allait pas en s’arrangeant niveau agressivité de ce côté. Le Thrash s’est également invité dans la danse et explosait gentiment, avec un discours qui s’éloignait de l’Heroic Fantasy. Et c’est dans cette ambiance particulière que CIRITH UNGOL, avec son nom tiré de l’univers de Tolkien et ses illustrations de pochettes qui renvoient au monde du Elric de Melniboné de Michael Moorcock, revient sur le devant de la scène.

Enfin, sur le devant… C’est relatif. Il y a toujours eu une espèce de confidentialité avec ce groupe. Seuls les vrais le savent, comme on dit aujourd’hui. Pour être plus précis, CIRITH UNGOL, c’est l’exemple-type à citer quand on vous demande ce qu’est le Heavy underground. Une formation qui avait ses adeptes, qui n’était pas forcément aidée par la presse spécialisée de l’époque (je parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître) et qui avait un statut culte indéniable. Pourtant, CIRITH UNGOL a beaucoup d’atout. Déjà, en empruntant des illustrations à Michael Whelan, le groupe s’offre un véritable impact visuel. Les amateurs d’HF et de jeux de rôles apprécieront forcément. Les autres, avouez que ça ne laisse pas indifférent, ce Elric grave dans la merde à affronter un mort-vivant avec Stormbringer, son épée buveuse d’âmes (désolé pour ceux que j’ai perdus au passage).

Mais surtout, la musique, elle est à l’image de cette illustration ! C’est épique, solide, agressif. Les musiciens ne sont plus que quatre après le départ de Greg Lindstrom, mais ils sont ici en état de grâce. Les mélodies sont finement ciselées, les refrains rugissent, les soli sont majestueux. Et le tout sans abuser de la vitesse, qui finirait par les desservir plus qu’autre chose. En effet, CIRITH UNGOL se plaît dans des mid-tempi guerriers, voire dans des low tempi lourds et menaçants, comme "Finger Of Scorn", sans aucun doute l’un des meilleurs morceaux de l’album. Et il ne faut pas négliger l’apport au chant de Tim Baker. Tout le monde n’appréciera pas forcément, mais il a une réelle présence et il est assez hallucinant dans son domaine : avec sa voix aiguë, parfois arrogante, souvent théâtrale dans sa surenchère, il en impose, il devient même une attraction. Et surtout, il correspond parfaitement à l’image développée par CIRITH UNGOL.

Et au milieu de ce déluge furieux d’hymnes glorieux, il y a des passages plus étranges. Ou, au mieux, qui tranchent avec le reste. Je parle bien évidemment de la "Toccata In Dm", empruntée à Jean Sebastien BACH, adaptée pour la guitare. Sur le papier, cela peut faire penser à un pari étrange, du genre « ivre, il assure qu’il peut jouer du BACH à la guitare », mais le résultat est plutôt réussi, tout en nuance. Bien sûr, cela aurait pu être plus fin, mais Jerry Fogle n’est pas Yngwie Malmsteen. Inutile de bouder son plaisir, le rendu reste des plus appréciables et permet de faire la pause qu’il faut entre le terrible "Finger Of Scorn" et l’intense "Cirith Ungol" qui achève le disque sur une très belle note, à la hauteur du récit de Tolkien.

"King Of The Dead", c’est une pépinière de titres forts, comme l’éponyme, ou encore l’ouverture géniale qu’est "Atom Smasher", pour ne citer que ceux-là. Et l’album ? Une tuerie, tout simplement et très certainement un des classiques du Heavy Metal parmi les plus méconnus. Ce n’est pas aussi pimpant que du IRON MAIDEN, pas aussi tranchant que du JUDAS PRIEST, pas aussi euh… Huilé et épilé que du MANOWAR, mais il est d’une intensité folle et en termes de compositions épiques, seul MANILLA ROAD semblait capable de rivaliser à cette époque. Bref, "King Of The Dead", c’est le chef d’œuvre absolu de CIRITH UNGOL. Une pièce de choix pour tous les amateurs du genre.

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   (2 chroniques)



- Tim Baker (chant)
- Jerry Foggle (guitare)
- Michael 'flint' Vujejia (basse)
- Robert Garven (batterie)


1. Atom Smasher
2. Black Machine
3. Master Of The Pit
4. King Of The Dead
5. Death Of The Sun
6. Finger Of Scorn
7. Toccata In Dm
8. Cirith Ungol
9. Last Laugh (bonus Track, Live)



             



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