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RIVAL SONS - Hollow Bones (2016)
Par DARK BEAGLE le 11 Juillet 2016          Consultée 2449 fois

Nul doute que le passage au Grand Journal d’Antoine De Caunes aura permis à RIVAL SONS de toucher un certain public, voire tout simplement de se faire connaître. A ce moment-là, le groupe sortait "Great Western Valkyrie" et commençait à tourner activement. Ils doivent interrompre leur tournée pour assurer la première partie de Lenny KRAVITZ (ce qui, vous l’avouerez, ne se refuse pas, surtout quand c’est ce-dernier qui vous réclame). Ils reprennent la route en tête d’affiche. Et ensuite, la formation allait voler la vedette tous les soirs à un DEEP PURPLE moribond, incapable de se déchirer pour prendre le dessus sur la furie qui chauffait la salle pour eux.

Il faut dire, la scène est l’un des domaines privilégié de RIVAL SONS. Pour faire simple, ça déchire sa mère. C’est vif, dur, puissant. On prend peur pour Jay Buchanan, on se demande s’il va terminer le concert ou y laisser la vie tant il se donne et ce, même malade (les chanceux les ayant vu au Ninkasi Kao de Lyon en avril 2015 devraient s’en souvenir). Et avec cette suractivité scénique, on peut légitimement se demander comment ils font pour enregistrer un nouvel album autrement que sur la route.

RIVAL SONS emploie plus ou moins la méthode DARKTHRONE, mais en moins extrême. "Hollow Bones", le nouveau bébé des Américains, a été enregistré en une petite trentaine de jours au Low Country Sounds de Nashville, sous la houlette de Dave Cobb à qui l’on doit déjà le "Great Western Valkyrie" ainsi que "War Of Kings" de EUROPE. Nous sommes loin des 6 jours réglementaires des Norvégiens quand même.

Les plus observateurs d’entre vous auront remarqué que le groupe revient à un artwork animalier. Après les lions du premier opus, les serpents de "Head Down", voici venir le loup. Qui bouffe un nuage. Ou qui le crache. Bref, un truc un brin psychédélique. Musicalement, on retrouve une vague touche de ce psychédélisme dans ce que produit la formation, mais ce qui en ressort le plus, dès la première écoute, c’est le côté Soul que dégage RIVAL SONS.

Bien sûr, le côté Hard Rock est toujours présent, et ce dès le premier morceau, "Hollow Bones Pt I". La guitare est lourde, bluesy, elle distille un riff simple, mais efficace, entêtant. Le chant de Buchanan évolue quelque peu, il se fait moins criard (Buchanan braille souvent, mais il braille juste, ce qui fait tout son charme). Scott Holiday repense également sa façon d’appréhender ses soli. Fini les interventions courtes et nerveuses, il va déployer une plus large palette de sentiments dans son interprétation.
Ce côté Hard Rock, nous le retrouvons tout du long. RIVALS SONS semble encore s’écarter un peu plus de LED ZEPPELIN ici, pour reprendre les fondamentaux du Rock, sans vraiment les dépoussiérer, mais en y allant à l’envie. "Thundering Voices" et "Hollow Bones Pt 2" sont deux autres belles interventions dans le domaine du Rock Dur, avec une mention particulière à la dernière cité, qui sort véritablement du lot. L’intro fait penser au "It’s Probably Me" de Clapton et Sting, pour la BO du film l’Arme Fatal III ; la voix de Buchanan, au début, fait d’ailleurs étrangement songer à celle de Sting. Le chanteur va même s’autoriser un passage a capella où il va démontrer toute son aisance derrière le micro, avant que Holiday et le reste de la bande ne reviennent à l’assaut.

Puis il y a ce côté Soul, qui se traduit d’abord par des chœurs féminins, d’abord discrets, pour doper le refrain du très bon "Tied Up", avant de prendre des allures plus Gospel sur "Black Coffee", une reprise de Ike & Tina TURNER, plutôt réussie d’ailleurs. Et RIVAL SONS va également sortir les violons pour la très intimiste ballade "All That I Want" sur laquelle Scott Holiday et Jay Buchanan vont s’illustrer, le premier en étant tout en retenue, le second en se montrant au bord de la rupture.

Hollow Bones est un disque très varié, très coloré, à l’instar de la pochette qui attire forcément l’œil (y a un loup. Tout le monde kiffe les loups. Sauf les bergers et les moutons, ok). Il se veut très différent de ce qu’était "Great Western Valkyries", il se montre moins direct, plus ambiancé. Certains pourront légitimement être déçus par l’absence de titre foncièrement et volontairement rentre-dedans, certains déploreront le manque de prises de risque qui semble émerger à la première écoute, alors que la véritable prise de risque est justement de ne pas revenir sur ce qui a déjà été fait.

Contrairement à "Head Down" qui manquait grandement de maîtrise, RIVAL SONS parvient ici à tirer son épingle du jeu en proposant un album à la fois réfléchi et spontané, qui puise dans ce qu’il y avait de mieux dans les années 70 pour se l’approprier. Encore une fois, on ne pourra pas leur décerner la palme de l’originalité, mais le groupe se fait indéniablement plaisir et, par extension, fait plaisir à ses fans. RIVAL SONS ressemble de plus en plus à un grand groupe, sur lequel il va falloir compter dans les années à venir. Et si les musiciens regardent derrière eux, vers ce qui a été fait avant leur naissance, pourquoi pas ? Les vieilles recettes sont souvent les plus savoureuses…

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Par DARK BEAGLE




 
   DARK BEAGLE

 
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- Jay Buchanan (chant)
- Scott Holiday (guitare)
- David Beste (basse)
- Michael Miley (batterie)


1. Hollow Bones Pt I
2. Tied Up
3. Thundering Voices
4. Baby Boy
5. Pretty Face
6. Fade Out
7. Black Coffee
8. Hollow Bones Pt 2
9. All That I Want



             



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