Recherche avancée       Liste groupes



      
HEAVY METAL  |  STUDIO

Commentaires (3)
Questions / Réponses (1 / 2)
Lexique heavy metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

- Style : Reckless Love, Twisted Sister, MÖtley CrÜe, Poison, Vinnie Vincent Invasion , Rakel Traxx
 

 Myspace (496)
 Site Officiel (298)

STEEL PANTHER - Balls Out (2011)
Par ALANKAZAME le 12 Décembre 2011          Consultée 8387 fois

Actif depuis de nombreuses années, STEEL PANTHER a fait son entrée bien tardivement dans le petit monde des légendes du Glam Metal, avec un premier album sorti en 2009. Il faut dire que ces mecs sont de sacrés branleurs : pendant très longtemps, à part donner des concerts de reprises à LA et recevoir en retour quelques branlettes et plus si affinités, ils n'ont pas foutu grand chose. Et puis, les rivages de la quarantaine finalement atteints, nos quatre glamouzes se sont dit qu'il serait peut-être de bon augure de laisser quelque chose derrière elles pour la postérité. Alors les membres de STEEL PANTHER se sont découvert des talents de compositeur et, activant un réseau de soutiens fidèles constitué de longue date, se sont décidés à enregistrer des albums.

Après quelques démos foireuses, "Feel The Steel" est enfin arrivé dans les bacs en 2009. Le groupe californien s'était alors illustré par son sens de l'humour : de la pochette les montrant fringués comme les membres de POISON dans leur période la plus délirante, aux lyrics parlant de cul très crûment, sans oublier la musique qui parodiait à loisir les plus grands clichés du Hard FM et du Glam des années 80, avec des clins d’œil explicites à MÖTLEY CRÜE ou BON JOVI. Mais avec "Balls Out", la panthère d'acier a décidé de passer à autre chose. De simple groupe parodique connu pour ses reprises de grands classiques, Michael Starr, Satchel, Lexxi Foxxx et Stix Zadinia ont évolué vers le modèle classique de l'artiste qui se suffit à lui-même. C'est décidé : STEEL PANTHER doit devenir quelque chose de concret, avec de vraies chansons, de vraies tournées mondiales, et une vraie notoriété.

Qu'à cela ne tienne, "Balls Out" leur donnera les moyens de leurs ambitions. Après une intro complètement WTF comptant une sombre histoire de cosmonaute extraterrestre en perdition, en pleine année 6969 (évidemment), l'album démarre à fond les ballons avec un "Supersonic Sexmachine" d'enfer qui place d'emblée la barre très haut. Ceux qui n'auront pas pigé qu'il s'agit d'un clin d’œil explicite aux groupes de la NWOBHM devront certainement aller réviser leurs classiques : avec son riff pétaradant, Satchel qui se croit chez IRON MAIDEN, Stix qui blaste tout ce qu'il peut et Michael qui assène sans coup férir un refrain inoubliable, on a affaire à du très lourd. Les lyrics, complètement débiles, sont hilarants. Le moins qu'on puisse dire c'est que STEEL PANTHER a l'art d'ouvrir les hostilités : "Supersonic Sexmachine" marche avec brio dans les traces de "Death To All But Metal" !

Après cette mise en jambe ébouriffante, l'album suit un déroulement plus traditionnel, mais non moins efficace. "Juste Like Tiger Woods" et "17 Girls In A Row" officient dans un genre plus proche du Hard FM, avec un son énorme et un Satchel en pleine forme qui envoie du lourd. Déjà très bon sur son premier effort studio, le quatuor a pris du poil de la bête : sa musique a gagné en intensité et son jeu en assurance. Michael Starr s'impose vraiment comme un chanteur très talentueux, avec une voix puissante et très mélodique et un ton candide et provocateur qui colle parfaitement à des lyrics toujours aussi drôles (avec une provocation en bonne et due forme à l'égard des performances sexuelles de la star du golf américain, et un jeu de mot bien lourdingue pour "17 Girls In A Row", vous devez bien vous en douter).

Au milieu de cette avalanche de singles en puissance comprenant leur lot de riffs bandants et de refrains gargantuesques prenant la forme d'hymnes fédérateurs, on trouve parfois quelques petites finesses, comme la guitare acoustique sur les couplets de "If You Really, Really Love Me", avec Michael Starr qui s'éclate à mettre à l'épreuve son débit vocal, la power ballade "Why Can't You Trust Me", ou encore la ballade tout court "Weenie Ride", seul moment vraiment parodique de l'album, qui fait office d'épilogue avec, une fois encore, des paroles bien grivoises...

Outre ces petites sucreries anecdotiques, "Balls Out" s'avère être nettement plus Heavy que "Feel The Steel" : le groupe s'éloigne des sentiers battus par POISON et DEF LEPPARD pour se rapprocher du son massif de TWISTED SISTER ou d'un MÖTLEY CRÜE façon "Dr Feelgood". La production et le mixage, excellents, contribuent à mettre en valeur ce regain de testostérone pour notre plus grand bonheur. En 14 morceaux, on a le temps d'en voir de toutes les couleurs, non sans quelques surprises. J'en veux pour preuve ce "It Won't Suck Itself" dopé aux amphétamines, sur lequel le micro est pris sur le deuxième couplet par... Chad Kroeger, de NICKELBACK ! On savait le blondin plutôt romantique, le voilà en train de compter une histoire de mec en visite au zoo, qui se fait piquer la queue par un scorpion, et demande à sa bien aimée d'aspirer le venin, "parce que ça va pas se sucer tout seul !!!" Ben merde alors, finalement c'est PMRC qui avait raison, les groupes comme STEEL PANTHER pervertissent l'âme... Heureusement qu'un énorme logo "Parental Advisory" vient orner la pochette de "Balls Out", dont le titre et l'illustration laissent de toutes façons planer bien peu de doutes sur le contenu de la galette !

Car "Balls Out" est effectivement un album bien burné, un vrai brulot. Y'a de quoi headbanguer à en avoir des crampes quand on entend les riffs de "I Like Drugs", ou le refrain grisant de "Gold-Digging Whore". STEEL PANTHER, derrière son humour potache, ne se contente pas de faire de l'esbroufe. Ces mecs ont de vrais talent de compositeur et le niveau technique des musiciens est souvent élevé. Satchel, omniprésent, s'impose du début à la fin comme un vrai virtuose de la six-cordes, et si son jeu manque évidemment de finesse, il en impose par son aisance et sa maîtrise. Michael Starr, flamboyant, dame plus que jamais le pion à Vince Neil. Les deux autres sont moins transcendants, mais s'acquittent de leur tâche honorablement : on sent que le groupe est uni, bien soudé, cohérent, ce qui renforce le sentiment de solidité de leurs chansons.

Il en résulte un deuxième skeud vraiment bien foutu et souvent enthousiasmant. Avec "Balls Out", STEEL PANTHER a pondu un album tel que ses membres voulaient qu'il soit, et pas tel qu'il devait être eut égard à leur réputation, comme avec le premier LP, qui est plus direct mais globalement moins bon. Les aficionados du genre ne pourront qu'adorer, mais je ne doute pas que les amateurs de Heavy Metal dotés du sens de l'humour et désireux d'écouter quelque chose de moins prise de tête que le dernier IRON MAIDEN y trouveront aussi leur compte. A force de sortir des albums de cette trempe, STEEL PANTHER va finir par tutoyer sérieusement le statut de légende du Glam, ajoutant à leur notoriété d'excellent groupe en concert celle d'excellent groupe en studio. "Balls Out" n'est pas un chef-d’œuvre, il n'a pas cette prétention. C'est juste un putain de bon album pour un putain de bon groupe, et il doit être appréhendé comme tel. J'espère vraiment avoir un jour la chance d'aller les applaudir, avec mon pantalon moule-burnes en peau de zèbre... Ce qui pourrait bien un jour se concrétiser vu les débarquements encore timides mais de plus en plus fréquents des Californiens sur le sol européen.

Grossier, provocateur et anachronique, le quatuor de la panthère d'acier fait partie de ces quelques groupes encore capables d'être transcendants, pour peu qu'on prenne tout ça au second degré. D'après eux, le rock'n'roll, c'est avant tout fait pour s'amuser. Une philosophie que je rejoins pleinement, toutes couilles dehors ! Horns up !!!

A lire aussi en HEAVY METAL par ALANKAZAME :


CJSS
World Gone Mad (1986)
Heavy 80's bien trippant




Ace FREHLEY
Anomaly (2009)
Le Spaceman se sort enfin les doigts du c** !!!


Marquez et partagez






 
   ALANKAZAME

 
   FENRYL
   MULKONTHEBEACH

 
   (3 chroniques)



- Michael Starr (chant)
- Satchel (guitare)
- Lexxi Foxxx (basse)
- Stix Zadinia (batterie)


1. In The Future
2. Supersonic Sex Machine
3. Just Like Tiger Woods
4. 17 Girls In A Row
5. If You Really Really Love Me
6. It Won't Suck Itself
7. Tomorrow Night
8. Why Can't You Trust Me
9. That's What Girls Are For
10. Gold Digging Whore
11. I Like Drugs
12. Critter
13. Let Me Cum In
14. Weenie Ride



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod