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WOLVES IN THE THRONE ROOM - Celestial Lineage (2011)
Par MEFISTO le 30 Septembre 2011          Consultée 3806 fois

Je ne tournerai pas autour du pot, car les présentations ont été à maintes reprises faites avec WITTR, alors inutile de s'enfarger dans de vains palabres. Ce disque tient la route comme tous les autres.

Côté tracklist, on a droit à un changement : sept plages au lieu de l'habituel quatuor. Ce réaménagement est toutefois simple : deux courtes pièces atmos qui auraient pu facilement être fusionnées aux morceaux les précédant. Ensuite, l'excellente (mais alors là excellente) "Subterranean Initiation" et "Woodland Cathedral" forment ensemble l'équivalent du quatrième long morceau coutumier. Voilà pour les maths. Et je vous assure que cela ne fait pas grand changement dans le rythme ou la qualité, à part peut-être que le milieu de l'album descend un peu trop bas à mon goût.

Deux questions nous assaillent ensuite tandis que nous insérons le précieux objet dans le lecteur, quatrième album des frères Weaver (maintenant seuls aux commandes de WITTR) : est-ce que l'ambiance mi terreuse mi céleste des trois skeuds précédents sera conservée et… est-ce que la voix féminine sera de retour ?! À ces deux interrogations, je prends l'air du prophète sur la montagne et je réponds : oui !

L'ambiance d'abord. Si "Black Cascade" nous référait davantage à un univers forestier féérique et planant, luxuriant, "Celestial Lineage" semble nous transporter dans un monde sous-terrain. Je sais, le titre peut faire croire le contraire, mais c'est un feeling que j'ai. Peut-être le partagerez-vous, peut-être que non. Il reste que peu importe à quel niveau, ces riffs grésillants et ces mélodies divines opèrent encore. Le style n'a pas changé d'un iota, la surprise ne sera pas un élément-clé dans la réussite de cet album auprès des fans. Sauf que pour les néophytes ne connaissant pas le monde unique de WITTR, "Celestial Lineage", tout comme "Black Cascade", est une bonne et lumineuse porte.

La voix maintenant… Cette angélique voix issue des profondeurs de la forêt ne tarde pas à se faire entendre : elle donne le vaporeux coup d'envoi à la meilleure pièce de "Celestial Lineage", "Thuja Magus Imperium", un enchevêtrement foutraque à la WITTR comme on les aime. C’est-à-dire un constant changement de rythme, de la batterie échevelée aux pataugements doomesques doublés d'envolées absolument sublimes, des hurlements d'outre-tombe pouvant agresser les petites oreilles vierges mais qui, ici, perdus dans ce maelstrom, passent pour de la poésie sonore, des atmosphères rêveuses et martiales, à mi-chemin entre le champ de coton et la plantation de chardon… On vogue ainsi inlassablement entre la douceur et l'ardeur, peut-être encore plus qu'auparavant. "Black Cascade" avait donné le ton en décevant quelques fans qui avaient accroché entièrement à la noirceur de "Two Hunters". On se farcit donc énormément de bridges atmos ; celui à la harpe sur "Astral Blood" est très joli avec ce synthé venteux, l'intro root de "Thuja Magus Imperium" avec ces cloches, ainsi que la tête et la queue de "Prayer Of Transformation" (qui me fait penser à la dernière plage de "Black Cascade", trop longue et répétitive), vous en fourniront un bon paquet.

Je reviens à la nymphe ressuscitée… Après "Thuja Magus Imperium", elle se déplace magiquement jusqu'à la plage cinq, "Woodland Cathedral", espèce de morceau new age qui, sincèrement, n'est pas la meilleure trouvaille des Américains. Un peu longue aussi, deux minutes de trop minimum, mais ça fait diablement plaisir d'entendre ces cordes vocales comme une délicieuse évocation d'un passé pas si lointain.

Un sentiment de satisfaction assez fort ressort donc de ce nouveau voyage. On ne peut nier que la recette commence déjà à nous être familière ; tout comme avec MOONSORROW, on sait qu'avec WITTR, les morceaux sont longs et complexes, planants. On sait que certains plans se ressembleront (le riff à la fin d'Astral Blood" en pompe un de "Black Cascade" – redite ou clin d'œil ?) ou que des nappes de synthé viendront simuler des chœurs ou des trames sonores naturalistes, on sait qu'on pourra fermer ses yeux pour mieux s'y retrouver.

Sauf que… Quand on aime, on pardonne. Et je ne crois pas que WITTR, encore jeune, souffre de radotage. Certes, "Celestial Lineage" n'est pas parfait – notamment à cause de ce dernier et quelconque morceau – mais merde, le reste… Écoutez le trémolo à la fin de "Subterranean Initiation" ou les mélodies bigarrées de "Thuja Magus Imperium" et vous saisirez l'essence même de ce groupe si original. Et tant que ce lyrisme perdurera, les deux frères, les deux loups dans la salle du trône, veilleront au grain.

Oh... mais attendez... un lecteur nous dit que les frères se sépareraient ?! Merde alors...

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- Aaron Weaver (batterie, synthé)
- Nathan Weaver (guitare, chant)


1. Thuja Magus Imperium
2. Permanent Changes In Consciousness
3. Subterranean Initiation
4. Rainbow Illness
5. Woodland Cathedral
6. Astral Blood
7. Prayer Of Transformation



             



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