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BRUTAL DEATH SYMPHO  |  STUDIO

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FLESHGOD APOCALYPSE - Agony (2011)
Par MEFISTO le 24 Août 2011          Consultée 4860 fois

Je ne m'attendais pas à ça. Pas du tout. Faut dire que je n'avais pas lu une seule rumeur ou info par rapport à ce que mes Italiens brutaux préférés allaient nous offrir cette fois comme tuerie. Je me gardais cette surprise, celle que j'attendais impatiemment depuis "Mafia", le roi des EP sorti l'an passé. Je suis effectivement surpris, mais pas agréablement à 100%.

"Oracles" et surtout "Mafia" ont montré que FLESHGOD APOCALYPSE avait un talent de composition indéniable et une sauvage précision dans l'exécution d'un Death Brutal à la technicité assez poussée. Pas trop de flafla, que du bourrin bien dosé, des lignes de guitare hallucinantes, une batterie mitrailleuse, une basse obus et un chanteur mastodonte. Tout cela demeure sur "Agony", le niveau des musiciens est aussi élevé, sans l'être plus, ça arrache la tapisserie et vous donne des maux de tête carabinés si abus il y a. Les Italiens persistent à personnifier une tempête musicale dont les tourbillons créent une superbe magie. Oui, c'est violent, mais ça s'écoute si bien quand on est dans le bain… On a qu'à se laisser tournoyer dans ce bouleversement sonore.

Sauf que… le tour de manège comporte deux grosses nouveautés, qui risquent, selon les goûts, de donner le tournis. La première concerne la voix claire, tentée sur la génialissime pièce "Thru Our Scars" ("Mafia") et dont l'on souhaitait secrètement une plus grande présence sur cet "Agony". Marchandise livrée. Le bassiste Paolo Rossi utilise sa lumineuse gorge à plusieurs reprises (notamment sur le premier single, "The Violation", dont le clip dépote sévère, ou la non moins intense "The Oppression"), allant chercher des notes aiguës à un niveau assez impressionnant. Les puristes Deatheux trouveront cet ajout énervant et hors propos, sauf que les autres y verront un moyen de se rapprocher d'un plus large public tout en ajoutant quelque chose d'original. Ça les rend aussi plus… « fragiles », touchants, car les refrains sur lesquels il s'égosille représentent toujours le paroxysme des morceaux.

Deuxièmement, le point central de ce disque : les orchestrations amenées par le nouveau membre, Francesco Ferrini. Omniprésentes, grandiloquentes. Pompeuses. C'est devenu une habitude maintenant dans l'extrême de foutre des orchestrations, réelles ou simulées, afin de rendre le tout plus immense. Sauf que la quantité, même si elle rime avec qualité, n'est pas un gage de réussite dans tous les styles. Le Death Brutal de FLESHGOD APOCALYPSE n'est évidemment pas mon premier choix pour y insérer des claviers psychédéliques et des cuivres nerveux faisant penser davantage à du ANOREXIA NERVOSA croisé avec du DIMMU BORGIR. Écoutez bien, vous trouverez des similitudes, notamment dans la voix. Et je ne vous dis pas où, vous devrez jouer à "Où est Charlie?", version "Où est DIMMU?". Les fans remarqueront tout de suite.

Je parlais de brutale efficacité plus haut… eh bien, les Italiens baissent un peu plus la garde de ce côté à cause de cette parenté non désirée, même si de manière générale, l'énergie, l'électricité dans l'air, est à son comble. J'avoue que ce changement de cap, plutôt cet ajout de taille, m'a rebuté dès le départ. Je ne vois pas en quoi ces orchestrations améliorent une formule qui fonctionnait déjà merveilleusement. C'est juste… trop. Et ça dénature le FLESHGOD APOCALYPSE qui avait tant charmé avec "Oracles" et "Mafia". Je ne dis pas que c'est mauvais, mais ça ne vaut pas la note parfaite, ça c'est clair.

Le temps nous dira si cette énergie nouvelle est artificielle ou pleinement assumée. Si les Italiens choisissent de continuer dans cette veine orchestrale, je ne sais pas si les rats quitteront le navire, mais une grosse gang s'ennuiera avec une précoce nostalgie du FLESHGOD APOCALYPSE sans fioritures. Celui ayant mis tous les oracles du monde entier d'accord qu'ils étaient de petits prodiges avec une longue et fructueuse carrière devant eux.

En attendant, les Italiens doivent être encore une fois applaudis, car ils déploient une vraie boucherie, qu'elle soit teintée d'arrangements symphoniques ou non. C'est assez facile d'en apprécier le contenu parce que contrairement aux nombreux passages orchestraux d'un XERATH, ceux d'"Agony" sont vicieux et percutent le corps à haute vitesse en suivant les rythmes effarants. Au moins le combo est-il conséquent et reste-t-il une machine de guerre infatigable. Plusieurs oublieront leur « réorientation » grâce à ça, se contentant de goûter à la démesure faite Death.

Je ne saute pas de joie, mais je suis quand même… satisfait.

Top : "The Imposition", "The Violation", "The Egoism", "The Oppression".

*Une version deluxe comprend la reprise "Heartwork" de CARCASS.

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- Paolo 'hammer' Rossi (chant, basse)
- Cristiano Trionfera (guitare, chant)
- Francesco 'scythe' Paoli (batterie, guitare, chant)
- Tommaso Riccardi (guitare)
- Francesco Ferrini (piano, orchestrations)


1. Temptation
2. The Hypocrisy
3. The Imposition
4. The Deceit
5. The Violation
6. The Egoism
7. The Betrayal
8. The Forsaking
9. The Oppression
10. Agony



             



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