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BRUTAL DEATH SYMPHO  |  STUDIO

Lexique death metal
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2009 Oracles
2011 Agony
2013 1 Labyrinth
2016 1 King
2019 Veleno
2010 Mafia
 

- Style : Septicflesh
 

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FLESHGOD APOCALYPSE - Veleno (2019)
Par MEFISTO le 29 Décembre 2019          Consultée 781 fois

Poison. Venin. Veleno.

Voilà maintenant treize ans que la pieuvre italienne nous casse les tympans et les burnes, pour notre plaisir, en nous inoculant son poison singulier. D'une toxine à action rapide, son atout meurtrier a muté avec le temps. Il en a gardé l'essence profonde, soit une mixture de vélocité, de brutalité, de mélodicité et d'orchestrations tapageuses.

Mais… Au fur et à mesure qu'il peaufinait la composition de sa drogue, il a appris à doser intelligemment. Sur "Mafia" d'abord ; on entendait une volonté d'ajuster les quantités des ingrédients pour migrer vers un Death plus lumineux. Pas encore sensible cependant. "Agony" a été une révélation de ce côté, autant pour les Italiens que le monde entier, car il alliait la fureur des débuts à une ouverture symphonique qui ne le quittera désormais plus. Sans doute décontenancé après un tel effort de guerre, et cherchant encore des ancrages salvateurs, FLESHGOD a trébuché dans le "Labyrinth", car il a poussé le bouchon trop loin.

C'est en 2016 que le quintette a trouvé sa voie avec "King", le premier disque de sa carrière à présenter un équilibre entre des facettes débridées et poétesses. FA plongeait pour de bon et s'affichait comme un fervent défenseur d'un Death Brutal orchestral pleinement assumé. Les germes d'"Agony" fleurissaient enfin et un monde de possibilités avait été créé. Les critiques du monde entier ont loué "King" pour son jeu de nuances et ses tableaux complémentaires ; épiques, romantiques, pugnaces, éthérés. Le tout attaché dans un paquet cadeau tressé de certaines des plus belles mélodies et harmonisations de FA. Un bien bel album, qui nous a donné faim pour l'avenir.

Nous voilà donc en 2019 avec la suite de cet empoisonnement, sensé nous garder prisonniers d'une formule bien établie. Sera-t-elle confirmée et maîtrisée ?

La réponse est simple : c'est la qualité dans la continuité, sans énorme surprise ! Cela malgré le départ, en 2017, de deux piliers en Cristiano Trionfera et Tommaso Riccardi. Francesco Paoli assure maintenant le chant et empoigne sa guitare, après avoir cédé la batterie au nouveau venu David Folchitto.

"Veleno" déploie un chapelet de onze autres réceptacles venimeux. Au menu, neuf grosses orgies ronflantes qui virevoltent dans tous les sens et deux instrumentales : "The Praying Mantis' Strategy", qui aurait bien pu être fusionnée à "Monnalisa" et la finale au piano, comme à l'habitude, avec la pièce-titre. Cette dernière est d'aussi bonne facture qu'était "Mafia", sur l'EP du même nom, bien que plus émotionnelle. De l'émotion, il y en a plus que jamais sur ce LP, grâce entre autres à la soprano Veronica Bordacchini, quasiment membre à part entière du groupe depuis "Agony". Sa performance est encore une fois rafraîchissante, sa touche réconfortante atteignant un sommet sur la sirupeuse "The Day We'll Be Gone". Certains la trouveront sans doute exagérée…

Je l'ai écrit plus haut, les surprises ne sont pas au rendez-vous, autant qu'on connaisse son FLESHGOD APOCALYPSE. Le trio de départ envoie du lourd et hameçonne aisément. Les guitares sont super incisives et aériennes, Ferrini nous pianote le cervelet à vitesse grand V et le chant, bien que renouvelé depuis "King", nous est familier. On est en terrain connu, tout va bien. "Carnivorous Lamb" lance les hostilités pour de bon, avant que le single "Sugar" achève la séduction. On tient là un futur classique du groupe. "Monnalisa" aurait pu elle aussi prétendre à ce titre, mais je la trouve un brin redondante et elle pourra tomber sur les nerfs des amateurs de défonce comme "Worship And Forget", mon choix pour l'or ; j'adore les arrangements de Ferrini et l'ambiance sombre qui y plane.

Pour le reste, "Absinthe" possède quelques bons moments, la dualité des voix en premier, "Pissing On The Score" est assez convaincante et "Embrace The Oblivion" s'avère une solide clôture, sans réinventer la roue.

Bon, tout ceci a l'air négatif, n'est-ce pas ? "Veleno" est une vraie travailleuse de rue : elle a les attributs pour vous arracher des dollars, mais dès qu'elle se dénude, vous risquez d'être légèrement déçu des retouches sur son corps, qui, on l'espérait très fort, serait à 100% naturel, sans antibios. La réalité est que FLESHGOD APOCALYPSE, sans lorgner vers un "Labyrinth II", a manqué un peu d'altitude pour ce cinquième envol. Il manque du muscle, la profondeur de "King" et des titres véritablement mémorables.

"Veleno" n'est certes pas une déception, seulement une occasion un chouïa gaspillée par les Italiens d'enfoncer le clou. Et non pas le bouchon. Est-ce en raison des adieux de Trionfera et Riccardi ?

(*) À noter que la version deluxe comprend une reprise de "Reise Reise" de RAMMSTEIN et une variante de l'inoubliable "The Forsaking", entendue sur "Agony". Il contient aussi des instrumentales de toutes les pièces de "Veleno". Faut aimer.

Podium : (or) "Worship And Forget", (argent) "Sugar", (bronze) "Embrace The Oblivion - Veleno".

Indice de violence : 3/5.

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- Paolo Rossi (basse, chant clair)
- David Folchitto (batterie)
- Francesco Paoli (chant, guitare)
- Fabio Bartoletti (guitare)
- Francesco Ferrini (piano, orchestrations)


1. Fury
2. Carnivorous Lamb
3. Sugar
4. The Praying Mantis' Strategy
5. Monnalisa
6. Worship And Forget
7. Absinthe
8. Pissing On The Score
9. The Day We'll Be Gone
10. Embrace The Oblivion
11. Veleno



             



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