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METAL INDUS  |  STUDIO

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PAIN - You Only Live Twice (2011)
Par CANARD WC le 14 Août 2011          Consultée 5476 fois

Rien qu’à la bande-annonce de certains films, on devine déjà l’histoire, les gags en série et comment tout ce merdier va se terminer. Et plus ça semble « prévisible » et plus la probabilité d’avoir à faire à un film de merde est élevée. Sauf que vous êtes bien calé dans votre siège, la bande annonce dure moins d’une minute donc vous n’avez pas matériellement le temps d’aller aux chiottes, vous prendre du Pop Corn ou je ne sais quoi. Puis bon, on peut pas zapper au cinéma sinon ça se saurait. Du coup, vous subissez cette espèce de mauvaise publicité en vous jurant intérieurement de ne jamais aller voir cette daube, de ne même pas le télécharger illégalement (quand bien même votre Blonde vous le demande les yeux humides un dimanche après midi pluvieux).

Ce nouveau PAIN est semblable à une de ces énièmes comédies ricaines qui sortent par paquet de 12, dans une mécanique bien huilée et dont la prévisibilité n’a d’égale que leur médiocrité.

Avec son titre de James BOND des années 60, Tägtgren a cédé à la facilité, celle de faire du Metal Indus (à tendance Dancefloor) complètement insipide, sans aucune personnalité, un produit prémâché balancé du bout du clavier. Un brouhaha informatique dont rien ne ressort, aucune idée, pas le moindre riff et autre bout de mélodie valable. Ou comment faire quelque chose avec juste du Rien, "You Only Live Twice" en prendrait des allures de remake musical du Big Bang… En ce sens l’album peut s’avérer intéressant : un vague « air » autour duquel on articule moult effets synthétiques, du gros « son » maquillé de tout un tas de pièces musicales qu’on assemble comme des briques de LEGO. Ce savoir faire du néant est assez symptomatique d’un air du temps où l’inspiration est réduite à peau de chagrin et où le talent peut se diluer comme de l’huile dans quelques machines et autres logiciels. Résultat des courses : on passe à travers cet album comme dans ces sas sophistiqués de La Défense. Un monde moderne et froid. Un monde où tout se ressemble, de la moquette grise au ronronnement de la clim’, un endroit où tout est dramatiquement en place sans que rien n’émerge, si ce n’est ce tintamarre Metal aussi superficiel que le café Sélecta, aussi personnelle que cette pochette futuriste moche comme tout.

Seul effort de Tägtgren : ce « son ». Cette production incroyablement cristalline – si elle en met plein les oreilles – renforce cette impression d’écouter un truc d’une consistance trop éphémère pour être naturelle. Ce Monsieur a un talent certain pour faire sonner le moindre bout de machin comme un carnaval de lumières.

Évidemment, en rafistolant autant de morceaux numériques, à force de tout secouer dans tous les sens, il arrive que PAIN arrive à pondre un refrain qui colle pas si mal, vous donne l’impression d’une mélodie pour un résultat un tant soit peu accrocheur. Vous aurez noté les nuances que j’emploie pour évoquer ce qui pourrait être sauvé de cet album ce qui signifie entre les lignes que vous ne devriez pas perdre votre temps à tenter une écoute, mais plutôt vous concentrez sur de bons groupes comme NOFX (au hasard) ou un vieux MINISTRY si vous voulez vraiment écouter de l’Indus de valeur. Mais surtout, ne perdez pas votre temps avec cet ersatz de Metal moderne à tendance technicoïde. En 2008, j’avais déjà relevé cette facilité dans le tour de main de Tägtgren et sorti pour "Cynic Paradise" le carton jaune. Là, c’est le rouge.

Le prochain album de PAIN, je passe mon chemin et faudra demander à VOLTHORD de s’y coller (il était un peu intéressé si je me souviens bien).

Parmi la foultitude des comédies US évoquées en intro, il arrive qu’on tombe sur certaines plus réussies que la moyenne, vraiment marrantes et pas si débiles qu’on voudrait bien le croire ("40 ans toujours puceau", "Toi, Moi et Dupree", "Jackpot" etc.). Le truc, c’est qu’on ne peut pas vraiment conspuer un genre ou une mode, sans y avoir gouté. Et de la même façon qu’on ne peut pas dire d’un film « CDLM » sans l’avoir vu, autant il est difficile de chier sur le nouveau PAIN sans y jeter une oreille. Le bon sens populaire nous enjoint à nous abstenir dans le doute et ipso facto à éviter toute sentence péremptoire sans fondement. Donc on va dire que j’ai vérifié pour vous et que ce "You Only Live Twice" est sans intérêt de chez presque nul à chier.

Note : 1/5 (une production qui tue et deux morceaux presque réussis) (le bilan n’est pas derche) (mais on est sympas sur NIME).


Morceau préféré : j’ai oublié.

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- Peter Tägtgren (tout)


1. Let Me Out
2. Feed The Demons
3. The Great Pretender
4. You Only Live Twice
5. Dirty Woman
6. We Want More
7. Leave Me Alone
8. Monster
9. Season Of The Reaper



             



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