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- Membre : Twilight Force

MUSTASCH - Above All (2002)
Par THE LURKING FEAR le 26 Mars 2010          Consultée 2254 fois

Je ne sais pas vous, mais pour moi, les discussions musicales se terminent souvent de la même manière. Mon interlocuteur hoche les épaules, l’air penaud, et me souffle la fameuse phrase : « De toute façon, c’était mieux avant… »

L’éternelle rengaine qui fut aussi mienne, je le confesse, avant que je me bouge de trouver en ces temps modernes des groupes capables de me faire sautiller comme une puce. C’est sûr que le cul vissé sur ma chaise à faire tourner en boucle du METALLICA ou du MAIDEN, je ne risquais pas grand-chose si ce n’est choper des hémorroïdes.

De nos jours, débusquer le bon groupe est une entreprise aussi délicate que l’orpaillage. Mais oui, vous savez, ces gars qui passent leurs journées les pieds dans l’eau, sur le bord d’une rivière à chercher désespérément des paillettes d’or avec une passoire à pâtes. Et bien, les Suédois de MUSTASCH font partie des pépites qu’il m’ait été donné de sortir de la vase boueuse actuelle. Ils sont même devenus une de mes armes de prédilection pour contrer les pessimistes de la nouvelle ère, et ce premier album va exactement dans ce sens.

Le son des moustachus, c’est du très lourd, un Stoner typé Hard Rock qui fait grincer les battants de ma fenêtre autant que les dents de mes voisins quand je monte un peu trop le son. Des riffs aussi gras que le ventre d’un sumotori, de la puissance brute qui sent l’huile de vidange et un chanteur aussi viril qu’un Brock Lesnar en cage.

Tout ça pour vous dire que "Above All" a de la gueule, même si il n’égale pas ses successeurs, il y a dans cet album de quoi raviver la flamme moribonde qui s’éteint peu à peu dans le cœur des rockeurs de l’an 2000. Les hostilités débutent avec un "Down In Black" remuant comme une strip-teaseuse sur son poteau. Ca gigote du fessier, ça bombe le torse et ça cogne dur. Première esquisse de la qualité de la formation capable de distiller du bon gros riff et d’un Ralf Gyllenhammar qui débite ses lyrics comme un grand chef. Ces gars-là ont tout pour devenir des grands.

Si cela ne vous a pas encore convaincu, il y a par la suite de quoi se rattraper avec "I Hunt Alone" ou "Into The Arena" menés de main de maître par le chanteur qui dévoile peu à peu l’ensemble de ses qualités et il en a du talent, énormément. Très proche de la voix d’Ian Astbury, Gyllenhammar se débrouille tout aussi bien dans les phases calmes de celles plus agressives. Et même quand notre génie reste en retrait dans "Muddy Waters", Hansson et Johansson passent la vitesse supérieure et font vrombir les moteurs. C’est furieusement lourd et divinement kiffant. Ces deux-là ont un sens de la mélodie imparable.

Niveau influence, le groupe s’inspire des racines, BLACK SABBATH en tête, bien entendu, avec les sonorités lancinantes que l’on retrouve tout au long de l’album. MUSTASCH se concentre sur le Stoner qui en impose et semble encore hésitant à explorer d’autres univers. Hormis le morceau "Down In Black" très orienté Hard Rock, les moustachus restent dans leur domaine de prédilection et quand ils finissent par réellement accélérer le rythme avec "Sympathy For Destruction", le résultat peine un peu. La faute à une production qui étouffe la voix de Ralf Gyllenhammar et une maîtrise pas encore totalement affirmée. Peu importe, ça viendra avec le prochain opus qu’est "Ratsafari". Et malgré tout, "Teenage Pacifier" et "Insanity Walls" ont les atouts pour vous faire oublier ce léger faux pas et vous permettre de vous délier efficacement les cervicales.

"Above All" est le départ idéal qui laisse présager le meilleur pour la suite. Des titres accrocheurs, de l’énergie à revendre, des bonnes idées et du talent. Quand je vous disais qu’en cherchant vraiment, on peut dénicher des formations qui ont encore cette pêche, cette envie que l’on a du mal à trouver dans les groupes actuels. Eh bien pourtant, ça existe. Bon, "Above All" manque encore un peu de fougue et paraît par moment un peu trop homogène, c’est vrai. Tout n’est pas rose mais rassurez-vous, ces détails seront du passé dès le prochain album. Puis je parle, je parle, mais si vous êtes actuellement en train de lire ces quelques lignes, c’est qu’au fond, vous êtes un peu comme moi… un éternel chercheur d’or.

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   THE LURKING FEAR

 
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- Ralf Gyllenhammar (chant, guitare, claviers)
- Mats Johansson (basse)
- Mats Hansson (batterie)
- Hannes Hansson (guitare)


1. Down In Black
2. I Hunt Alone
3. Into The Arena
4. Muddy Waters
5. Ocean Song - Orust
6. Sympathy For Destruction
7. Teenage Pacifier
8. Insanity Walls
9. White Magic
10. The Dagger



             



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