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DEATH METAL  |  STUDIO

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NAPALM DEATH - Harmony Corruption (1990)
Par ROOTSPACOROOTS le 1er Juillet 2008          Consultée 7574 fois

Bon on va pas refaire l’histoire des papes du grindcore, le livre « Choosing Death », paru chez Camion Blanc, faisant largement office de bibliographie du Death, du Grind et à fortiori de Napalm Death. Tous le monde sait qu’ils furent heureux et eurent beaucoup de blast beasts !
Mais rappelons qu’en cette belle année de 1990, la mort au napalm vient de publier 2 albums charnière du grindcore à savoir « Scum » et « From Enslavement to Obliration », véritables œuvres d’art disputées par tous les grands de ce monde ; même Geneviève de Fontenay a son exemplaire, c’est dire (smiley où ça sourit)! Cependant malgré leur renommé grandissante, les sieurs Lee Dorian et Bill Steer décident de se tirer afin de se consacrer, respectivement à Cathedral et à Carcass, laissant Mick Harris et le clone à Jack Villeret : Shane Embury reclus dans leur coin (snif).

Toutefois, c’est sans compter sur la détermination de Mick Harris qui après la sortie de la première face de Scum s’était retrouvé… tout seul (pauvre biquounet), les multiples changements de personnels étant plus que fréquents en ces belles années de floraisons Death Metallique. Les 2 loustics décident alors de recruter Mitch Harris et Jesse Pintado aux guitares et l’excellent Mark « Barney » Greenway (ex Benediction) à la beuglante.
Le line up reconstitué et hop, tout ce beau monde décide de s’offrir un voyage là où à l’époque la concentration en combo extrêmes était la plus forte: la Floride et plus précisément la jolie ville de Tampa.
ENFIN !!! Les Anglais purent découvrir le visage de leurs correspondant adeptes du tape trading, si c’est pas mignon tout ça (un peu comme Quentin ayant enfin pu voir le visage de Laetitia après trois mois d’MSN et de masturbation par chat : « mé toi tt nu et touche toi lé sins, t tro bone !»). Notons pour les incultes que la plupart des groupes, que tu vénère avec ta veste à patch et ton T-shirt, avec des zombies qui dépècent des femmes enceintes pour accrocher les fœtus à des crocs de bouchers, viennent de là bas.
Mais revenons à nos 5 compères, qui après moults séances de beuveries, de dépucelages (avec des bitchs en bikini off course, ce qui n'a aucun rapport avec le death ! Ce dernier aurait été plus à l'aise dans le Périgord!) et de fumettes, se retrouvent aux studio Morrisound afin d’enregistrer leur new galette avec le mythique Scott Burns, responsable à l’époque de pratiquement toute les productions Death metalliques Floridienne (même les frenchies de Loudblast y sont passés).

Et c’est là qu’un grave problème se pose ! Le son de Burns, bien que réputé, ne convient pas du tout à Mick Harris qui pète un câble au milieu de l’enregistrement, le relationnel n’ayant jamais été son point fort. Burns le vire du studio, lui ordonnant de prendre des vacances, ce que le batteur fait en squattant l’appart de monsieur David Vincent.
Mais le soucis…… c’est qu’on donnerait presque raison à Harris, le son des Morrisound devenant vraiment trop stéréotypé et prévisible dans le milieu Death metal ; et même si convenant parfaitement à des groupes de Death metal « lourds » comme Deicide, Obituary et Morbid Angel, il ne sied guère au grind de Napalm Death, qui demande plus un son crade et enjoliveur d’une vitesse éjaculatrice précoce, qu’un son suffocant.
Mais bon, il est vrai qu’à la base Embury et Harris voulaient sortir un disque beaucoup plus Death Metal, donc… Cependant il n’en demeure pas moins que du côté des compos le côté grind est toujours présents, certes en moins grandes quantités, et souffre justement d’un « étouffement » trop conséquent et inadapté.
Il va de soit qu’à l’écoute de cet "Harmony Corruption", ce changement dans les compos mixé au son bien lourd de Scott Burns crée un véritable fossé avec les deux premiers skeuds. La folie et l’hystérie, caractéristiques essentielles du combo, se trouvent être beaucoup trop atténuées. On reconnaît, toutefois, la patte du groupe mais cet album est trop propre et Mick ne voulait pas d’un son aseptisé !
Le chant quand à lui est beaucoup plus technique que celui de Dorian, moins chien fou aliéné mais est trop posé pour du Napalm. Heureusement que Barney, dès l’album suivant trouvera sa bonne grosse voix inimitable pour notre plus grand plaisir.

Alors vous allez me dire, pourquoi 4/5 ?
C’est simple, cet album est essentiel dans la carrière de Napalm. Il est celui qui les confirmera en temps que musiciens car il faut vouer que les 2 premiers disques regorgent de pains et les riffs ne sont pas spécialement soignés et surtout pas variés. Donc faire un pur disque de Death Metal est une bonne chose, pour l’ecclectisme déjà, et pour améliorer la technique également. Sans ce disque, je suis convaincu que le destin de Napalm aurait été de sortir le même disque et finir mort et enterré au bout d’une paire d’années.
Ecoutez cet album ! Les riffs sont facilement mémorisables, la basse parvient à suivre la rythmique, les parties de batteries sont beaucoup plus carrés que par le passé, le chant fait preuve de modulations plus accentuées (ce qui est marrant étant donné que Barney a enregistré toute ses parties en une seule prise, le cerveau complètement enfumé de beu).
Et puis cet album contient des petits bijoux : « Vision Conquest » et son riff aliénant, « Unfit Earth » accompagné des guests : Glen Benton (Deicide) et John tardy (Obituary) au chant, et surtout le tube : "Suffer the Children" ; ce qui prouve que chez Napalm, on ne jouit pas d’un opportunisme médiocre : lorsqu’on fait du Death, on le fait bien !

Donc oui, cet album est essentiel! Si l’on veut comprendre la démarche de la mort au Napalm : ON L’ACHETE !…. LE GRIND, ON L’AIME OU ON LE QUITTE ( citation de Sarkobeast, batteur et précurseur du mouvement grindcore avec son groupe : « Tous sur Carla » et surtout le tube : « j'lai visité par le bas avec ma tête en sautant ») !
Et puis sans cet « Harmony », nos Anglais n’auraient pas pu « domestiquer » le grind et sans ça : point d’Utopia Banished (l’album de Napalm voir l’album de Grind en ce qui me concerne) ou même les 4 brûlots (chefs d’oeuvriques) sortis depuis le Enemy of Music business donc ACHETE !

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   (2 chroniques)



- Mick Harris (batterie)
- Shane Embury (basse)
- Mitch Harris (guitare)
- Mark Barney Greenway (chant)
- Jesse Pintado (guitare)


1. Vision Conquest
2. If The Thuth Be Known
3. Inner Incineration
4. Malicious Intent
5. Unfit Earth
6. Circle Of Hypocrisy
7. The Chains That Bind Us
8. Mindsnare
9. Extrenity Retained
10. Suffer The Children
11. Hiding Behind



             



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