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TRASH/DEATH/BLACK SYMPHO  |  STUDIO

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DESTINITY - The Inside (2008)
Par ROOTSPACOROOTS le 3 Mars 2008          Consultée 4344 fois

Il était une fois, sur une vaste étendue d’herbe verte située au nord de Clisson, là où se tient depuis maintenant deux ans un célèbre festival peuplé de gentil chevelus, une chose âgée de 22 ans, complètement imbibée d’alcool ingurgité depuis une heure de l’après midi, qui attendait dans la nuit sombre devant des stands de merchandising que le concert de Type O Negative se termine pour retrouver ses potes Vivi et Ludo (les boulets chro-niqueurs qui sont aussi sur le site ?… ouais !).
Complètement bourré (et d’ailleurs qu’est ça peut vous foutre !), je croise Mike de Destinity (d’après la gente femelle : « UN TROP BEAU GOSSE ! » Perso je sais pas, je suis poilu, barbu et j’achète Hot vidéo donc mon avis…) aussi torché que moi, et je lui demande si son concert de vendredi sous le chapiteau s’est bien passé vu que je n’ai pu y assister, le chamboulement des horaires de passage des différents groupes en étant la cause. Il me dit que ce fut parfait, une des meilleurs prestations qu’il ait donnée ; et puis voilà t’il pas qu’il se lâche complètement en m’annonçant qu’il emmerde ses ennemis, qu’il sodomise ceux qui crachent sur lui et le groupe et que …Fuck off.
Puis il m’invite à boire des bières (gratuites vu que cet enfoiré était invité au festival) et m’annonce, et c’est là que la chronique (ou chef-d'œuvre) commence véritablement, que le prochain Destinity sera plus mélodique et plus influencé par la scène Thrash/Death Suédoise. Et là un puissant MEEEEEEEEEEEEEEEEERDE jaillit du fond de mon cortex mononeuronique. Ayant déjà entendu cette info par un pote, j’avais cru à une rumeur mais apparemment non… Car comment vous dire, même si je n’ai à priori rien contre le Metal Suèdois, (The Haunted, Amon Amath, Arch Enemy et autres Hypocrisy étant loin de me pourrir les oreilles ou de me pousser à casser ma chaîne à grands coups de lattes dans les baffes) il m’est forcé d’admettre que In Flames et ses clones de Göteborg ne m’ont jamais vraiment emballé.
Mick m’annonce également sa décision d'avoir expérimenté son chant jusqu’à même effectuer des parties en chant clair. Je reste donc sceptique à l’affaire en buvant mes 2 pintes de bières que Mick m’offre généreusement (cool ce Mick) tout en me parlant de sa prochaine galette.

Question cruciale : Destinity est-il devenu un citoyen de Göteborg ou un putain de groupe s’affiliant certes à des influences venues du Nord mais en gardant une identité propre, une maîtrise, bref en restant Destinity.
La Première ? Mais non tête de con, sinon y’aurai pas une bonne note !
Donc…HOURRA !!!!!!!!!!!, soulagé; mais maintenant place au développement.

Destinity vient de publier quelque chose qui n’est pas juste bon ou cool ou "lol" pour des soirées où seule une oreille capte une poignée d'ondes sonores. On a ici un album magnifique où se croisent mélodies subtiles, rythmes effrénés, breaks slayeriens, riffs thrashisant, parties de claviers sombres et envoutantes, chant destructeur, martial et incantatoire.
CET ALBUM ON L'ECOUTE !
Je sais c’est con comme affirmation mais son sens est "qu'on ne l’écoute pas pour écouter", non et milles fois non. Il se trouve être un album ambitieux, voué à être décortiqué et ce même s’il peut sembler accrocheur aux premiers abords, il n’en demeure pas moins complexe, relativement varié voir même qualifié "à tiroirs". On est littéralement happé par The Inside. Il ne s’agit pas d’un album de Metal de plus ou l’on se contente juste d’headbanguer en se disant « c’est pas original pour deux sous mais qu’est ce que c’est bon » ; ici la destinée nous livre un concept basé sur les frustrations, la souffrance, le mépris, la peur, le chagrin (cf : le cœur sur la pochette) retranscris sur papier par Mick de manière, au vu des interviews, autobiographique, et qui lors de l’écoute nous communique un sentiment de bien être et de force : effet cathartique ? On plonge dans cet album comme pour observer la richesse d’un navire échoué au fond des océans mais qui un jour refera surface afin de devenir une pièce de référence admirée au centre d’un musée (ça tente de jouer les poètes maintenant pffff, aller termine vite cette chronique ou tu vas t'en ramasser deux).

Mais ceci dit personne n’est parfait donc oui la prod a désiré placer la batterie un peu en arrière, ce qui est dommage au vu du niveau du batteur après tout juste un an de pratique et ses plans travaillés empêchant tout sentiment de linéarité; mais plus dérangeant : le fan d’Hypocrisy ne pourra s’empêcher de déceler certaines similitudes avec son groupe fétiche, y compris celui d’Arch Enemy et un peu celui d’Amon Amarth mais bon… on est quand même loin de la copie conforme et Destinity conserve tout de même son identité, notamment au niveau de l’utilisation des claviers, loin de faire dans la surenchère pouet pouet fête de la bière mais plutôt dans des nappes sympho voire limite électro, présentes pour donner plus de teinte aux morceaux et non pour s’imposer et se complaire dans de la démo indigeste.
Quant au chant de Mick il est toujours là, avec ses puissants growls éructés à la manière d’un Johan Hegg (Amon Amarth) mais expérimente également en livrant des grunts Thrash proches du registre de Peter Tägtgren (Hypocrisy) sur des rythmes effrénés, seul son chant black semblant avoir été mis à l’écart.
Et causons également du chant clair : ici point de minauderie à la manière de « ma copine m’a quitté, ça faisait 1h que j’étais avec elle. », on nage dans la puissance, limite dans l’épique et surtout les deux lascars (Morteus et Mick s’étant enregistrés tous les deux sur les même pistes) savent chanter et proposent une voix certes très inspirée pas Tägtgren mais tellement envoûtante et au dessus de la masse qu’on s’en pète les noix sur le crâne à monsieur propre.
Les guitares semblent quant à elles avoir eu une crise de loquacité hallucinante, les riffs en plus d’être facilement mémorisables sont riches, variés et s’autorisent des parties mélodiques de toute beauté en n’oubliant pas de jouer des épaules quant il faut redevenir agressif (merde on est dans le Metal, faut pas déconner).
Tout l’album suit une ligne de conduite, mais il n’empêche que chaque morceau est différentiable, si bien qu’il serait aisé de faire un track by track mais là il est tard et j’ai école demain !……
Oh et puis aller soyons fous !!

My Senseless Theory : grésillement rappelant les interférences d’une radio, s’en suit un mid tempo accompagné d’un riff rappelant le in Flames de la belle époque puis le tout se lance sur un rythme effréné typique du Thrash/Death Suédois rasant tout sur son passage et sur lequel Mick se défoule dans un chant grunté saccadé, s’en suit divers breaks et riffs mémorisables en moins de 3 . Au cœur du morceau, des notes de piano apparaissent puis survient un chant clair à la fois puissant et mélancolique. Une très bonne entrée en matière qui au vu de leur concert en compagnie de Severe Toture et Dew Scented fait déjà musca.

Murder Within : Un Riff groovy rappelant Arch Enemy est répété jusqu’à ce que celui-ci soit accompagné d’une batterie en position frénétisme, Mick continue à grunter sur un tempo enlevé, puis vient le refrain : un chant clair sublime, épique et martial teinté de claviers électro. Un morceau énergique qui deviendra à coup sûr un des « hits » du groupe.

Thing I will Never feel : Claviers Dimmu Borgien, long growl de Mick puis ambiance quasi proche d’une messe noire avec un excellent riff répété de manière à vous faire entrer en transe, une batterie ultra carrée et un chant clair, plus tägtgrenien que jamais, martial et incantatoire : « I will never give you what you expect ! Because I never expect something from you » après lesquels les bons vieux growls de Mick apparaissent pour faire naître un groove supra jouissif. Mon morceau préféré.

Still remember : Direct, in your face, groovy, agressif pour arriver sur une partie symphonique, se poursuivre sur un solo bien Thrash et finir sur un mid tempo ou chant clair et gueulante de Mick s’accouplent sur une envoutante nappe de synthé.

A thousand Falling Skies : Morceau le plus mélodique de l’album. Une atmosphère mélancolique, presque éthérée mais toujours aussi riche de part les chœurs sympho posés au milieu et ses parties de claviers toujours aussi belles. Un morceau empreint d’influences affilié à un Black mélodique. Mick nous propose un panel de voix à la limite de la schizophrénie ou chant clair et chants extrêmes semblent se complaire en une série de questions/réponses.

Inhuman Corrosive report : Death metal ultra lourd, compact et carré rappelant l'impérial Morbid Angel agrémenté de chœurs Hypocrysien, de mélodies épiques et d’une partie de clavier sombre et industrielle rappelant les travaux de Danny Elfman dans ses œuvres les plus noires. A noter également les rimes éructées par Mick, renforçant l’impact martial du morceau.

Ready to leave : Riff rock’n’roll sur lequel Mick pose des vocaux graves et rugueux précédant une partie instrumentale énergique où mid tempos slayeriens, impact Amon Amarthien, mélodies Archenemyennes et éclectisme hypocrisyiens se croisent avant que la batterie donne le ton pour repartir à 300 à l’heure avec Mick déchargeant ses vers comme si ses cordes vocales baignaient dans une gnole à 200°. Une partie en chant clair accrocheuse, un solo, bref Destinity poursuit ce qu’il a commencé.

Enemy process : Pas vraiment le temps de se reposer car on est directement projeté par l’agressivité, et les mélodies accrocheuses de ce 8ème titre. Tout fan d’Arch enemy qui se respecte devrait apprécier ce morceau.

Escaping Reality : intro acoustique laissant présager une ballade, qui n'arrivera jamais, pour se terminer sur un sample pompé sur le « My Apocalypse » d’Arch Enemy avec mid tempo fidèle à la thrash Attitude puis on part sur un rythme agressif couplé à des mélodies aériennes, un chant ultra caverneux et une rythmique carrée que ne renierait pas Amon Amarth.

The Inside : Riffs incisives, nappes de claviers en arrière plan, puis Mick growl ses derniers glaires sur le petit frère à Inhuman Corrosive report. Très bon final sur une rythmique ultra carrée et des plans entre Death suffocant et Black sympho.

Pour terminer, Calgon qualifierait The Inside comme un album anti linéaire, anti chiant, anti bâclé, et antitartre (je confond avec mon dentifrice !). Un album qui prouve que maîtrise technique et volonté de façonner des ambiances peuvent faire plus que bon ménage.
Comme ses potes de Benighted avec leur Icon, Destinity n’a pas fini de faire entendre parler de lui et ce, en allant jusqu’à dépasser les frontières tout en restant humble. Lyon décidément est une ville qui regorge de talents : Benighted, Destinity, Whisper X …et d’autres qui arrivent.

4/5 !, le 5/5 étant d’ores-et-déjà réservé pour le prochain !

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- Mick (chant)
- Zephiros (guitare)
- David (basse)
- Morteus (batterie, claviers, programation et sample)
- Ponce (guitare)


1. My Senseless Theory
2. Murder Within
3. Thing I Will Never Feel
4. Still Remember
5. A Thousand Falling Skies
6. Inhuman Corrosive Report
7. Ready To Leave
8. Enemy Process
9. Escaping Reality
10. The Inside



             



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