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UNEARTH - Iii : In The Eyes Of Fire (2006)
Par FENRYL le 7 Novembre 2020          Consultée 417 fois

UNEARTH ne compte pas faire retomber la pression à la suite de son évolution lors de l'opus précédent.
Comme le veut le célèbre proverbe, on ne change pas une équipe qui gagne et la reconduction du line-up pour ce nouvel album est déjà un sacré gage de qualité.

Les grosses pointures référence sont de nouveau à l'ordre du jour (IN FLAMES, SOILWORK, HATEBREED, SHADOWS FALL…), avec des moments épiques et vraiment très bons : "March Of The Mutes" (en référence au Grand Incendie de Rome en 64) est un morceau où cohabite le meilleur d'HATEBREED avec IN FLAMES par exemple. Son accrocheur, riffs mélodieux, chant hardcore du plus bel effet. Il est à noter à ce sujet de Trevor évolue de nouveau vers un chant plus limpide et moins guttural : on est clairement dans les fondamentaux d'un Metalcore désormais, toujours aussi chaud et puissant. "Sanctity Of Brothers" reprend une fois encore tous les codes du genre avec application et réussite, en y ajoutant un petit break bien Thrash mid tempo à vous péter quelques cervicales, sur les descentes de manche des guitaristes, encore et toujours aussi virtuoses. Cette évolution est sans aucun doute également le fruit de la collaboration du groupe avec rien de moins que Terry Date, le célèbre producteur ! Évidemment, vous pourrez savourer quelques relents du passé avec un "Impostors Kingdom" d'une rage remarquable : Trevor Phipps y éructe comme jamais, tout en plaçant quelques déclamations en chant clair !

La vitesse d'exécution couplée à un chant plus "posé" (toute proportion gardée) homogénéise l'ensemble. Les titres sont marqués par un sentiment d'urgence, d'immédiateté. Caractéristique certes du genre, il n'en demeure pas moins que UNEARTH excelle en la matière : entre un "This Time Was Mine" à l'intro tout droit tirée d'un titre d'ARCH ENEMY, en passant par un "The Devil Has Risen" qu'on jurerait issu d'un SILENT CIVILIAN, les natifs de Boston affichent encore et toujours des références de haut vol. "Unstoppable" hurle Phipps plus tard… C'est évident ! Quelques harmoniques artificielles qui jaillissent, un break mélodieux...

"Giles", titre marquant, aborde Giles Corey, l'une des victimes connues des procès des Sorcières de Salem : ce dernier fut condamné à la suite d'accusations par deux adolescentes d'avoir utilisé un spectre contre elles, à la mort par écrasements de roches (!), ce qui pris à l'époque (1692) trois jours… "Crushed by the fear, More stone, more stone, more weight for Corey/ Rectify my name"…

Et nos guitaristes alors ? Rassurez-vous, les twins guitares sont encore présentes comme sur "So It Goes" et son introduction vivifiante, mais je vous recommande cette battle de soli sur ce même morceau lorgnant vers un TRIVIUM/IN FLAMES un poil heavy ! Le groupe se paie une nouvelle fois le luxe de nous pondre un titre instru (100 % IN FLAMES, comme toujours), avec des nappes de claviers et en titre final (certains ici savent ce que je pense de ces groupes qui terminent leurs albums avec ce genre de production, rupture de dynamique assurée… Mais pas ici pour une fois !) : "Big Bear And The Hour Of Chaos" est tout simplement le résultat d'une consommation excessive de liqueur de malt (appellation des bières de plus de 5° d'alcool) appelée "Big Bear" ! Une heure d'enregistrement plus tard, le titre était dans la boite !


"III: In The Eyes Of Fire" est désormais le fruit d'un groupe qui œuvre dans le Metalcore. Si cette évolution paraissait évidente en connaissant les deux premiers LP du groupe, UNEARTH se donne toutefois les moyens de répondre à ses exigences de qualité : aucun concession, puissance, modernité et technicité. Fort de cet exercice réussi, les Américains peuvent désormais prétendre aux têtes d'affiche dans les festivals, en pleine période Metalcore. Totalement mérité.

Note réelle : 3,5/5.

Top : "March Of The Mutes", "Giles", "This Glorious Nightmare", "Unstoppable", "So It Goes", "Impostors Kingdom".

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   FENRYL

 
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   (2 chroniques)



- Trevor Phipps (chant)
- Buz Mcgrath (guitare)
- Ken Susi (guitare)
- John Maggard (basse)
- Mike Justian (batterie)


1. This Glorious Nightmare
2. Giles
3. March Of The Mutes
4. Sanctity Of Brothers
5. The Devil Has Risen
6. This Time Was Mine
7. Unstoppable
8. So It Goes
9. Impostors Kingdom
10. Bled Dry
11. Big Bear And The Hour Of Chaos



             



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