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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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AFTER FOREVER - After Forever (2007)
Par POWERSYLV le 16 Avril 2007          Consultée 14590 fois

On ne présente plus AFTER FOREVER. Groupe-phare du metal symphonique venu de Hollande, moins exposé médiatiquement peut-être que leurs compatriotes de WITHIN TEMPTATION, le combo emmené par la belle Floor Jansen reste un redoutable bataillon qui a su par le passé équilibrer une conviction metallique héritée de racines plus extrêmes (au niveau des rythmiques et de quelques growls vocals qui subsistent) et les aspects symphoniques. Pourquoi je parle de passé dans la phrase précédente ? Parce que dans mon esprit, l’esprit du superbe Decipher (2001) reste vivace.

Decipher qui reste un jalon dans la discographie du groupe et dans le style tout entier. Depuis, Mark Jansen qui était le principal mentor du groupe s’en est allé former EPICA, mettant en péril son groupe d‘origine. Muni d’un remplaçant en la personne de Bas Maas, les hollandais n’ont pas réussi à retrouver la magie avec Invisible Circles (2004) et surtout un Remagine (2005) un peu moyen qui s’égarait quelque peu en essayant de restituer le succès du passé mais en acceptant quelques compromis (le single assez commercial « Being Everyone »). Il faut dire que le contexte de la gestation de Remagine fut difficile : dernier changement de line-up avec l’arrivée du jeune Joost Van Den Broek aux claviers, et surtout de gros différents avec le label historique, Transmission. Celui-ci a mené la vie dure au groupe, sortant par exemple et sans vergogne un best of (Mea Culpa) contenant des versions alternatives de chansons du groupe sans que celui-ci ne soit le moins du monde mis au courant.

Ces péripéties ont néanmoins renforcé la cohésion des 6 musiciens. Après ces moments douloureux, AFTER FOREVER était bien décidé à rebondir et à proposer enfin un album digne de leur talent en cette année 2007. La signature chez Nuclear Blast marque ainsi le début d’une nouvelle ère et pour marquer le coup, ce nouvel album (le cinquième) s’appelle … After Forever. Un album qui en quelque sorte permet de recadrer l’identité du groupe batave, sous la houlette du producteur Gordon Groothedde et des arrangements de Joost.

After Forever (l’album) est le disque que l’on attendait plus. Pour tout vous dire, la semi-déception de Remagine me faisait dire que c’était cuit, et c’est sans conviction que je me décide à me lancer dans l’écoute de cet album auto-intitulé. Grand bien m’en pris car After Forever est effectivement la résurrection que j’attendais. Voilà bien longtemps que Floor et les siens n’avaient pas déployé tant d’énergie, ne s’étaient pas montré aussi grandioses et convaincants. Cet album est à mille lieux de Remagine, en fait, il est … « + » : « + » metal, « + » symphonique, « + » fin, « + » cinglant, « + » sombre … tout cela à la fois, l’énergie dégagée dans les morceaux et le travail de composition se rapprochant de Decipher avec des couleurs qui représentent l’ensemble des travaux du groupe ces dernières années. Le côté épique du groupe transparait dès le début sur « Discord » qui commence sur des orchestrations grandioses : mid tempo dominé par le chant de Floor qui répond aux growls de son compère Sander.

Il y a vraiment plein de morceaux réellement excellents sur ce disque, à commencer par du costaud de chez costaud. « Evoke » a une excellente dynamique d’ensemble : Floor emprunte quelques intonations à une certaine Tarja Turunen sur ce morceau qui peut se rapprocher par certains aspects des compositions du Once des Finlandais. La chanteuse chante vraiment avec ses tripes, on la sent investie par ses textes et la musique. A noter un très beau break au milieu du titre. On monte encore en intensité avec « Transitory » qui explose tout avec une rythmique plus rapide voire par moment apocalyptique, surement l’un des titres les plus rentre-dedans du disque et qui promet de bons moments en live. « Energize Me » porte bien son nom ; il s’agit du single de l’album avec une Floor absolument divine sur ce morceau plus consensuel (mais largement plus convainquant qu’un « Being Everyone » !) avec un joli solo. « Equally Destructive » possède un riff accrocheur et entêtant, une basse ronronnante bien présente, un refrain accrocheur et un solo maidenien : très bon titre, puissant et entraînant. « Withering Time » met en avant à parts égales énergie et rythmique métallique et l’apport lyrique d’un orchestre (L’orchestre symphonique de Prague) et de chœurs : un titre grandiose qui aurait pu aisément figurer sur Decipher. « De-Energized » jette un voile noir sur le disque : l’intensité est ici très forte, liée à la confrontation entre l’orchestre symphonique et une rythmique purement metal, sans parler des growls de Sander et du chant dramatique de Floor. Jeff Waters d’ANNIHILATOR fait une apparition sur ce titre.

Une des perles du disque émotionnellement parlant est sans conteste la ballade « Cry With A Smile » : frissons à fleur de peau à l’écoute de ce piano, du chant mélancolique et de cette envolée pleine de rage triste et contenue lors du refrain. AFTER FOREVER signe ici sans conteste une de ses ballades les plus poignantes. Après cela, la sympathique « Envision » paraît être le titre le moins notoire du disque. Le massif « Who I Am » donne lieu à un duo entre Floor et la blonde Doro Pesch : on reconnaît la voix caractéristique de l’allemande. Un hommage du groupe à une des grandes chanteuses du metal des années 80. Quelques bidouillages électro donnent un aspect moderne à ce titre. « Dreamflight » démarre tout doux, avec – ô surprise – une voix mâle claire (Sander ?) avant que Floor ne réveille la tempête et ne donne le coup d’envoi à un titre plus long et épique, où se succèdent plusieurs passages, où alternent ombre et lumière. Le disque se termine dans la beauté par la ballade « Empty Memories » : démarrant sur un rythme trip-hop, elle passe par différents états avant de finir sur un chapelet de choeurs a capella, mais reste moins prenante que « Cry With A Smile ».

After Forever est l’album que l’on n’espérait plus, celui d’un groupe est réconcilié avec lui-même et qui cherche à aller de l’avant tout en figeant ses acquis. Et lorsqu’on est en accord avec soi-même, il est plus évident de convaincre à nouveau son public. En cela, les hollandais ont largement réussi leur pari. Tout augure d’un très bon nouveau départ pour le groupe avec ce disque racé et puissant sous l’égide de leur puissante nouvelle maison de disques.

Sortie le 20 Avril 2007.

Clip "Energize Me" :
http://www.youtube.com/watch?v=fjm4BrNAf6s

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   (2 chroniques)



- Floor Jansen (chant)
- Sander Gommans (guitare, chant)
- Bas Maas (guitare)
- Luuk Van Gerven (basse)
- Andre Borgman (batterie)
- Joost Van Den Broek (claviers)


1. Discord
2. Evoke
3. Transitory
4. Energize Me
5. Equally Destructive
6. Withering Time
7. De-energized
8. Cry With A Smile
9. Envision
10. Who I Am
11. Dreamflight
12. Empty Memories



             



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