Recherche avancée       Liste groupes



      
DEATH METAL  |  STUDIO

Lexique death metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Membre : Therion

DISMEMBER - The God That Never Was (2006)
Par GORR le 21 Mars 2006          Consultée 3373 fois
A peine avons nous le temps de savourer les derniers échos de "Where Ironcrosses Grow", que DISMEMBER remet déjà sa machine (qui ne s'arrête jamais) en marche, pour un nouvel album. DISMEMBER, dont la réputation n'est plus à faire, fête en quelque sorte ses 15 ans d'existence avec ce nouveau stuff. De quoi rafraîchir nos oreilles avec leur bon vieux death old-school et mélodique à la fois. Je sais pas si vous vous rappelez, mais DISMEMBER c'est quand même l'album "Death Metal" sortie en 1997, un vrai monstre du death suédois. Et c'est aujourd'hui leur septième album auquel nous avons à faire, une sorte de fléau de l'insanité du death metal, un truc rempli de solos, de blast beast et de riffs extraordinaires ... Un truc qui faut se préparer à écouter avant d'en tomber éperdument amoureux, un truc qu'on pourrait appeler "death metal" !

Sortie chez Regain Records, ce nouvel opus intitulé "The God That Never Was" garde toujours la même marque de fabrique : un son old-school, des putains de riffs, des millions de solos, et un chant guttural expert. Enregistré au Sami Studio, tout comme son prédécesseur, cet album garde le feeling DISMEMBER. J'entends par là que le son est vraiment suédois. Pas trop puissant et pas trop clair non plus, une sorte de schmilblik qui ne peut que sortir d'un studio de Stockholm. Et c'est effectivement le même son que "Where Ironcrosses Grow" qui nous est présenté. Heureusement pour nous, car le son "Hate Campaign", trop propre, nous avait assez fait gerber ! DISMEMBER tient à rester le même, et pour cela il ne fait pas de compromis. "The God That Never Was" est bien un digne successeur de "Where Ironcrosses Grow", mais qui laisse encore à désirer. Il faut dire que les albums de DISMEMBER ne sont pas toujours difficiles à apprécier pleinement dès la première écoute. Les réchauffer, voilà la technique, car après on se prend encore plus d'amour pour leur musique, on se dit que le death metal scandinave, c'est DISMEMBER, et que ces enfoirés n'ont aucune gêne à nous en foutre plein la vue. Les nordiques sont d'ors et déjà ancrés dans la légende, et le mot culte ne les rebute absolument pas !

Mais DISMEMBER ne voit pas tout le temps la vie en rose. Leur problèmes ne semblent pas entièrement résolus avec le départ de leur bassiste Johan Bergebäck. Le groupe a pour le moment trouvé un remplaçant, mais on ne sait pas si ce sera un membre permanent. Mais ce monsieur joue bel et bien sur cet album, et sa touche de basse est pour le moins médiocre. On regrette peu à peu ce bon Richard Cabeza qui donnait beaucoup plus d'énergie et de groove à la musique des nordiques.

Plus technique, plus agressif et plus véloce, ce nouvel album est vraiment bien ancré dans le style DISMEMBER époque "Incident & Obscene". Rien que le premier morceau éponyme impose déjà les bases d'une tuerie assez probable. Court mais efficace, ça sonne comme du DISMEMBER pur jus et on sent déjà un Matti Karki en pleine forme. Les solos fusent à tout va et la batterie me déçoit déjà. C'est un titre puissant, efficace et qui en dit déjà long. "Shadows Of Past" prend le relais, et c'est du pur death metal old school qui est lancé. Les riffs simplistes mais ultra efficaces, la batterie un peu en arrière mais tout de même assez présente pour balancer quelques blast, et une fin en apothéose digne du grand David Blomqvist. S'ensuivent des brûlots tels l'accrocheur "Time Heals Nothing" encore truffé de solos du début à la fin, l'excellent et agressif "Autopsy", le court mais alambiqué "Never Forget, Never Forgive", le très maidedien "Where No Ghost Is Holy" ou encore l'instrumental "Phantoms (of the Oath)" qui reste un pur chef d’œuvre du groupe. Faire du tracks par tracks serait inutile, puisque que vous l'avez compris, cet album reste un des plus accrocheurs que DISMEMBER n'ait jamais sortie. Très heavy et très death metal en même temps, la recette des scandinaves marche à tout les coups et elle n'est jamais amer pour un sou. Même si un ou deux morceaux restent assez complexes ("Trail of The Dead", "Blood For Paradise"), le tout forme réellement un album de death old-school digne de ce nom et une nouvelle bombe DISMEMBER libérée au grand jour.

Les seul bémols (parce qu'il en faut bien) à tirer de cet album restent sans doute son côté instrumental un peu trop poussé et sa durée plus que courte. L'album est effectivement gavé ou plutôt devrais-je dire envahi par les solos de maître Blomqvist et l'apparition d'un titre instrumental (même si il est plus qu'excellent) est assez surprenant. Un apport musical certes assez enrichissant mais qui a tendance à devenir assez empoissonnant tout au long d'un album qui ne dure déjà pas assez longtemps. Seulement 35 minutes pour 11 titres fait un peu peine à voir. Quand DISMEMBER fournit du très bon, on veut en profiter plus longtemps.

Au total, DISMEMBER produit encore une fois une perle de death metal scandinave. Un album qui ne surpasse pas un "Death Metal" ou encore un "Where Ironcrosses Grow", mais qui vaut son pesant de cacahuètes ! Décrochez le, car un peu de reconnaissance ne fait pas de mal pour un groupe aussi productif et bon que celui-là. Reste pu qu'à les chopper en live, car ça doit valoir le coup ! As long as DISMEMBER live, Death Metal will reign !




Marquez et partagez




 
   GORR

 
  N/A



- Matti Kärki (chant)
- David Blomqvist (guitare)
- Martin Persson (guitare)
- Tobias Christiansson (basse)
- Fred Estby (batterie)


1. The God That Never Was
2. Shadows Of The Mutilated
3. Time Has Nothing
4. Autopsy
5. Never Forget, Never Forgive
6. Trail Of The Dead
7. Phantoms (of The Oath)
8. Into The Temple Of Humiliation
9. Blood For Paradise
10. Feel The Darkness
11. Where No Ghost Is Holy



             



1999 - 2014 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod