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DEATH METAL  |  STUDIO

Lexique death metal
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- Style : Horrendous, The Lurking Fear , Smothered
- Membre : Therion, Arch Enemy, Spiritual Beggars

DISMEMBER - Hate Campaign (2000)
Par DEADCOM le 17 Décembre 2008          Consultée 2023 fois

Que reste t-il réellement aujourd’hui dans l’art du Metal mortuaire? Bon nombre d’œuvres sont au panthéon et pointe le bout de leur talent insolent sans donner la moindre chance aux aventureux.

Tels des ouvriers appliqués, nos "démembrés" affichent de bien belles performances, tout en étant basiques et très pointus dans le style. Rien ne vient perturber leur parcours bâti à la force d'une conviction qui frise le grandiose. Une fois de plus, l’auditeur sera victime d’assauts gutturaux, de mélodies acérées et de claquages de peaux dont le martèlement est sans pitié, sans limite.
On pourrait partir dans une folle épopée, enrichie dans la dithyrambe la plus avenante, si compter qu’elle existe réellement ici présent. Oui, on pourrait.
On pourrait aussi fantasmer sur la pluralité des possibles, d’une fusion organique et malsaine, d’une saturation familière et d’un grain de folie bienvenue. Oui, on pourrait.
Mais l’artiste le plus intransigeant ne peut donner que ce qu’il a et dans ce registre peu de choses viennent nous porter espoir.

- Hate Campaign - est sans conteste mais reste contestable, la marque de fabrique de ces Suédois si aguerris dans le travail mortuaire et bien sûr métallique qui nous jouissent dans nos conduits auditifs. C’est aussi une des copies les plus basiques et une des moins recherchées : on pose les accords sur un rythme constant, on braille, on gueule, on tricote, on frappe... on saoule, finalement.
La technique est une chose dangereuse à utiliser avec précaution, il est bonifiant pour le public (et l’artiste) de ne pas trop s’étendre sur une marge de manœuvre réduite. La personnalité me direz-vous ? Et bien elle ne fait pas tout. Rester sur ses acquis est reconnu comme étant un procédé autodestructeur dont la première cause est l’envolée caractéristique d’une fibre innée et reconnue : le talent.

Loin de moi de penser que cette « campagne haineuse » est une mauvaise chose. Il est bon des fois de poser son cerveau et de prendre des décibels dans la tronche sans se demander pourquoi au final. Ce disque s’illustre comme un bon gros sandwich (comme chez MacDo) où les différentes couches sont toutes aussi appétissantes et ravissent nos papilles gustatives.
Une couche de speed, une couche de heavy ( je parle bien sûr du tempo ), aucun temps mort (limite bâclage) un son qui décolle, bien groovy qui complète cette esthétique aux contours bien rugueux et hop ! Prenez ça dans les gencives ! De plus, vous ne pouvez qu’apprécier... Car dans les faits, il s’agit d’une pointure qui s’adresse à son auditoire et l’éduque à grand renfort de « bourrinitude » avancée.

Mais cette friandise bon marché (et toujours aussi intraitable), nous donne quelques relents nauséabonds. Après une bonne bouffe : une bonne gerbe ! Cette coulée amère et glauque, ce teint pâle cadavérique, ces creux sur un visage livide... Après un tel passage à tabac, on peut dire sans sourciller que DISMEMBER nous a encore foutu une sacrée branlée. Quelle classe ces nordiques! Je plaide coupable d’avoir aimé cet instant de pure jouissance décibélique, débile et bas du front. Oui mais, il est question ici d’une formation qui serait digne d’autre chose qu’un démoulage de cake, sans finesse et sans vertu.

Indécent et obscène, me direz-vous ?
Bon... Redescendons sur terre une minute car la gravité vient de nous frapper.
Ce disque n’est rien d’autre qu’un leurre.

Dans une esthétique "MacDo" les nordiques se vautrent royalement et nous poussent dans nos derniers retranchements, leurs premiers albums serrés contre notre cœur de Metalleux. De la qualité et de la tenue, bordel! Oui, je suis sûr et j’affirme avec une naïveté de bon aloi que l’art des Suédois ne peut se limiter dans ce registre vulgaire. Ils ont fait beaucoup mieux et peuvent nous donner quelque chose d’un peu plus présentable la prochaine fois.

De ce fait, ces artistes reconnus pour leur violence outrancière sont bel et bien coupables d’un acte de laxisme le plus flagrant. Là, on frôle le bide et de leur part, ça c’est intolérable.

Verdict final : 2/5 (de justesse).

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   DEADCOM

 
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- Matti Karki (chant)
- David Blomqvist (guitare)
- Magnus Sahlgren (guitare)
- Sharlee D'angelo (basse)
- Fred Estby (batterie)


1. Suicidal Revelations
2. Questionable Ethics
3. Beyond Good And Evil
4. Retaliate
5. Enslaved To Bitterness
6. Mutual Animosity
7. Patrol 17
8. Thanatology
9. Bleeding Over
10. In Death's Cold Embrace
11. Hate Campaign



             



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