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DEATH METAL  |  STUDIO

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- Membre : Therion

DISMEMBER - Like An Everflowing Stream (1991)
Par MOX le 18 Novembre 2005          Consultée 4725 fois
ENTOMBED, avec un « Left Hand Path » datant de 1990, a enfoncé des portes dans lesquelles certains se sont très rapidement engouffrés. A vrai dire, c’est une situation comparable à celles des Floridiens à la toute fin des années 80. Tout le monde se connaît, là-bas, en Suède, et se serre les coudes. Une fois que le son a été établi, le reste a suivi, moins d’un an après. Parmi ceux-là, des formations comme UNLEASHED, GRAVE et Dismember. L’histoire de ces derniers entre à de nombreuses reprises en contact avec ENTOMBED et UNLEASHED, et bien avant que leur premier album, « Like an Everflowing Stream » sorti directement chez Nuclear Blast, ne soit distribué, les musiciens fricotaient ailleurs. De surcroît, Dismember a été dans un premier temps dissous avant de se reformer et de se stabiliser vers 1991.

Groupe très proche d’ENTOMBED tant au niveau du son que du visuel (Nicke Andersson participe à tous les soli sauf sur le premier morceau, et est accessoirement le créateur de leur logo), Dismember compte parmi ceux qui ont fondé le death-metal « made in Sweden », c’est-à-dire un désintérêt pour la course à la rapidité dans un premier temps, et un effort très marqué sur tout le « groove » d’une telle musique dans un second temps. Groove ? De la même manière qu’ENTOMBED, Dismember étale un jeu réellement simple (si ce n’est le jeu d’Andersson) qui désigne comme primordiale la maîtrise d’un rythme. Death-metal pourtant ! Et ce n’est pas la voix de Matti Kärki qui permet d’apposer ce sigle, bien qu’elle se situe dans un registre « beuglement étouffé » carrément glaireux (suis-je le seul à lui trouver quelques intonations identiques à Tom Araya de SLAYER ? (je précise le groupe, on ne sait jamais)) mais qui laisse la possibilité à l’auditeur de suivre les paroles (aux thèmes classiques, je ne vous le cache pas, mais replacez-vous dans le contexte plutôt…)

Non, ce sont les guitares. Leur son. Leur manque de moyens. Malgré ça, il y a cette patte gigantesque reconnaissable parmi toutes ! Elles crachent, accordées bien bas, puent, sentent la transpiration, l’humidité et la moisissure. La note est derrière, oui, juste là, enfouie sous une tonne de saturation. Et tout à la fin, même si le riff a des consonances thrash-metal indéniables, il ripe. Il cisaille, glisse sur l’os et taillade. L’ambiance est posée et la violence au rendez-vous. Pas de blast-beats (si ce n’est un court au milieu du très grand « Dismembered »), juste une frappe excessivement simple sur la caisse claire. Et quelques accélérations. Quelques breaks. Quelques montées en puissance. « Like an Everflowing Stream » a une base thrash, déviée certes, mais qui me rappelle sans cesse le gros métalleux suintant et beurré qu’on repère à chaque concert. Celui-là même qui beugle et headbangue dès que ça accélère.

Est-ce vraiment possible de faire autrement ? Dismember a non seulement le sens du rythme, mais également le sens du riff. Tous les morceaux se différencient sans aucun problème, et le groupe varie les plaisirs en jouant tantôt très rapide et très court (titres aux alentours des deux minutes) tantôt de manière beaucoup plus subtile et alambiquée comme (allez, je me répète) le passionnant « Dismembered ». La faute également a des soli limite rock’n’roll, pas rapides, bien foutus, qui achèvent d’estampiller ce premier brûlot « ça pue les années 80 ». La musique tient en haleine et garde, voire même parvient (puisque ce n’est certainement pas inné), ce système d’attente insoutenable, celle pendant laquelle on suit une vague rythmique grasse en sachant pertinemment que dans deux-trois secondes -selon l’humeur- on va avoir droit à un break que tout le monde connaît.

Voilà tout le plaisir que l’on peut tirer, en reconnaissant à ce « death-metal old-school » (pour être honnête, plus old-school tu meurs (notez la pochette signée…Dan Seagrave, ouais)) ce rythme endiablé issu du thrash sans rien en rapporter de plus. Seulement, l’ingrédient sonore, ces instruments poisseux et ce chant hybride (pas d’extrémisme « chant profond et guttural ») font l’état des lieux désastreux de l’arrière-boutique de la boucherie du coin. Là, cette fois-ci, je ne me sens pas repoussé ni indifférent face à ce gimmick, j’ai presque envie de m’y joindre.




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- Matti Kärki (chant)
- David Blomqvist (guitares)
- Robert Sennebäck (guitares)
- Richard Diamon (basse)
- Fred Estby (batterie)


1. Override Of The Overture
2. Soon To Be Dead
3. Bleed For Me
4. And So Is Life
5. Dismembered
6. Skin Her Alive
7. Sickening Art
8. In Death's Sleep
9. Deathevocation (bonus Track)
10. Defective Decay (bonus Track)
11. Torn Apart (bonus Track)
12. Justifiable Homicide (bonus Track)



             



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