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DYING FETUS - Stop At Nothing (2003)
Par POULARD le 27 Janvier 2005          Consultée 4317 fois

2003 marque le retour de Dying Fetus, 3 ans après la sortie de “Destroy the opposition”. Une attente assez longue pour un groupe évoluant dans un univers grind-hardcore dont il est l’un des fers de lance. Et quel plaisir de retrouver un groupe si sympathique, aux compositions joviales, à la musique hilarante et éclatante de bonheur...Evidemment, je plaisante. Car le foetus mourrant n’est pas vraiment réputé pour faire dans la dentelle depuis sa création en 1991. En 12 ans et 6 productions, le metal gras et brutal du groupe n’a pas fondamentalement évolué mais le tout a gagné en maturité et en maîtrise, tendance que confirme ce “Stop at Nothing” avec 8 condensés de violence. 15 secondes suffisent pour voir qu’on ne nous a pas trompé sur la marchandise.

Les guitares pesantes du titre d’ouverture nous prennent d’assaut : Les riffs sont hyper précis malgré l’épaisseur du son tout comme les rythmiques destructrices. La voix intervient moins fréquemment (ce n’est pas forcément un mal) mais n’en oublie pas pour autant de débiter ses habituelles atrocités quasi inintelligibles sans les paroles écrites. Il est vrai que les beuglements de John Gallagher n’ont jamais été le point fort du groupe et ne sont pas toujours des plus agréables. Ils n’en accompagnent pas moins correctement les rythmes et en appuient les changements. « Stop at Nothing » alterne ainsi fréquemment une double pédale galopante appuyée par des rythmiques déchaînées avec des passages aux tempos plus lents tirant sur le death. Quelques soli aigus ou tapings vertigineux sur fond d’accords graves nous évitent de sombrer dans la monotonie. Les variations de rythmes sont impressionnantes à l’image de « abandon of all hope » qui ne laisse pas une seconde de répit sans jamais lasser malgré ses 6 minutes 22.

Le peu édifiant « One shot, One kill » enchaîne également à une vitesse délirante des riffs hyper fouillés donnant au tout une sensation de matraquage hyper-maîtrisé vraiment défoulante que confirme l’utilisation persistante des cymbales qui métallisent encore un peu le morceau. La guitare déverse quant à elle des séquences puissantes tandis que la batterie au jeu fin (si ! si !) et des plus rapides s’emploie à souligner les accords quand elle ne se livre pas à des contre rythmes du plus bel effet ! On met pause et on souffle. Car on ressort usé d’une expérience avec Fetus (c’est leur petit surnom) tant les compos semblent incontrôlables. On en sort aussi légèrement dépressif, la faute à cette voix noire et caverneuse qui, si elle n’est pas très plaisante, semble avoir retenu en elle toute la haine du monde et attendu pour la déverser brut de décoffrage dans nos fragiles oreilles. Chaque titre est une violente réponse aux maux de la société moderne ou un cinglant brûlot contre l’american way of life.

L’intégralité de l’album est du même acabit n’ayant de cesse de jouer sur l’opposition entre le poids, la brutalité du son et la précision des instruments. 8 bulldozers de qualité égale même si le combo anti-américain n’évite pas toujours le tambourinage sommaire, écueil du style. La fin de « institutions of deceipt » est une sorte de défouloir un peu chaotique mais il aboutit à une séquence bien plus intéressante et technique qui dévoile (s’il était nécessaire) la qualité des musiciens. Le morceau titre est moins intéressant avec ses variations de rythmes plus attendues à l’inverse de celles de « forced elimination » qui clouent littéralement sur place. Car, n’en déplaise à certains, on a bien ici à faire à de la musique; il suffit juste de se pencher un peu plus sur cet album et de tenter d’y prêter une oreille attentive pour s’en convaincre.

On ne pourra en tout cas pas accuser le groupe de faire dans la facilité. Intègre, bien jouée, cette galette de metal brûlant conforte Fetus à sa place de leader de la scène extrême. Vélocité, variété, richesse, intensité et virtuosité font de « Stop at Nothing » une très bonne confirmation du talent du groupe et un vrai monstre metallique.

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   POULARD

 
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- John Gallagher (guitare et chant)
- Sean Beasley (basse)
- Mike Kimball (guitare)
- Erik Sayenga (batterie)


1. Schematics
2. One Shot, One Kill
3. Institutions Of Deceit
4. Abandon Of All Hope
5. Forced Elimination
6. Stop At Nothing
7. Onslaught Of Malice
8. Vengeance Unleashed



             



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