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DEATH MELODIQUE  |  STUDIO

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ENSIFERUM - Iron (2004)
Par BAST le 19 Mai 2004          Consultée 9033 fois

Trois ans après leur premier album éponyme, les finlandais sont de retour avec ce qui pourrait bientôt, pour certaines parties de leur nouveau disque, constituer une référence dans le genre. Le genre ? Du heavy/black/death à connotations vikings ! Oui, je sais, j’aurais pu faire plus simple. Mais comment voulez-vous qualifier un groupe qui mêle heavy (les riff et parfois le chant clair), death (chant guttural, soli made in Göteborg), black (Le chant, les nappes de clavier) et relève le tout d’éléments folkloriques influencés par la petite mythologie ? « Relecture viking de CHILDREN OF BODOM » ? Oui, vous avez raison, voilà qui qualifie à merveille ENSIFERUM.

Viking, disais-je et non « Trollesque ». Pourquoi cette remarque ? Parce que je tiens à tuer dans l’œuf une comparaison que d’aucuns seraient tentés d’effectuer avant même d’avoir jeté une oreille sur l’œuvre d’ENSIFERUM. Ca si la musique de FINNTROLL est l’œuvre de créatures qui aiment à festoyer autour d’un feu surplombé de brochettes de membres humains, celle d’ENSIFERUM est nettement plus solennelle. Comprenez par là que les deux groupes, quoique tous deux originaires de Finlande, n’ont pas la même vision du terme folklorique. ENSIFERUM est composé de vikings dédiés à Odin et les accords qui sortent de leurs instruments sont ceux précédant le combat. Bref, si vous aimez FINNTROLL, pas sûr que vous accrochiez à la musique d’ENSIFERUM. Par contre, pour ceux qui apprécient COB, THYRFING ou AMON AMARTH, ENSIFERUM devrait solliciter leur attention au plus haut point.

En effet, les finlandais ont des arguments à faire valoir. De ceux qui suscitent des discussions enflammées au sein des forums. ENSIFERUM n’est pas très connu, voilà qui, ajouté à la fraîcheur de son premier opus, lui vaut d’être évoqué comme un groupe culte chez nombre de passionnés.

Pour ma part « Ensiferum » ne m’avait totalement convaincu. Je lui trouvais de multiples qualités, notamment un son pêchu, une rythmique bien appuyée et une fraîcheur revigorante. Mais au chapitre des défauts s’inscrivaient des mélodies pas toujours accrocheuses. Au point qu’il ne me reste de l’écoute de cet opus qu’une vague impression mêlant un ennui relatif à l’envie indéfectible de suivre de très près la suite de la carrière des finlandais. Paradoxal ? Pas vraiment, car ENSIFERUM faisait alors partie de cette catégorie de groupes dont on ne vante pas systématiquement la qualité de leur opus, mais dont on sait pertinemment, par contre, qu’un grand album est à venir.

Ce ne sera pas « Iron ». Car ce dernier n’est pas encore le chef-d’œuvre attendu. Seulement, la progression est impressionnante, comme prévu. Les points forts du précédent album ont été repris et les mélodies ont cette fois-ci été soumises à un travail bien plus approfondi. Ce qui leur donne une accroche plus immédiate et confère à l’album un intérêt instantané et durable. De plus, la pochette est somptueuse. Quoiqu’on achète rarement un CD pour son visuel, force est de reconnaître qu’une telle illustration permet de se plonger plus efficacement dans l’ambiance qu’elle accompagne. Et c’est tout à fait le cas pour « Iron ».

L’album décline, du long de ses trois quarts d’heure, dix titres qui montrent un sens affirmé de la diversité : quelques morceaux directs et véloces, d’autres structurellement variés ainsi qu’une intro et une outro acoustiques. Si ENSIFERUM se contente du minimum syndical sur les titres rapides, accouchant de compositions trop similaires à ce à quoi COB nous a habitué, il se montre bien plus convaincant sur les autres. « Lai Lai Hei » (prononcez « Laï Laï Hey ») est par exemple un modèle du genre, grâce à sa succession de mélodies recherchées ou son chant viking (clair) qui devrait bientôt faire figure de référence tant il est réussi. On retiendra aussi « Iron » ou « Slayer Of Light », ainsi que l’intro acoustico-symphonique du meilleur effet. En plus des chants black, death et vikings, on peut remarquer l’utilisation d’un autre type de chant qui rappelle la scène speed finlandaise (STRATOVARIUS, SONATA ARCTICA). A l’égard de ce dernier, je réserverais davantage mon enthousiasme. Je trouve qu’il ne colle pas à l’ambiance de l’album.

Si vous aimez les production finlandaises et les groupes cités plus haut en référence, je suis sûr que vous trouverez en ENSIFERUM votre bonheur. Certes, « Iron » n’est pas encore l’album parfait, il est bon, tout simplement, ce qui explique ma note finale. Mais si la musique d’ENSIFERUM est encore perfectible, le contexte de la scène actuelle (le succès de CHILDREN OF BODOM, la montée en puissance du metal d’obédience folklorique, la scène finlandaise qui grossit toujours davantage), ajouté au fait que les finlandais se façonnent peu à peu une identité très marquée, confère aux finlandais un potentiel énorme. Mon impatience dans l’attente du prochain album d’ENSIFERUM est encore monté d’un cran.

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   (2 chroniques)



- Jari Mäenpää (chant, guitare)
- Markus Toivonen (guitare)
- Jukka-pekka Miettinen (bass)
- Oliver Fokin (drums)
- Meiju Enho (clavier)


1. Ferrum Aeternum
2. Iron
3. Sword Chant
4. Mourning Heart
5. Tale Of Revenge
6. Lost In Despair
7. Slayer Of Light
8. Into Battle
9. Lai Lai Hei
10. Tears



             



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