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DEATH METAL  |  STUDIO

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- Style : Death, Insidious Disease, Sarpanitum, Mithras
- Membre : Nocturnus, Terrorizer, Hellfest Open Air Edition, World Under Blood
- Style + Membre : Hate Eternal

MORBID ANGEL - Covenant (1993)
Par POSSOPO le 21 Avril 2004          Consultée 9897 fois

Volant haut dans le ciel, l’ange morbide regarde d’un œil réprobateur les événements qui se déroulent plus bas. Il y a encore quelques lunes, chacun cultivait tranquillement cette terre fertile. De nouveaux pionniers arrivaient régulièrement pour, eux aussi, trouver de quoi nourrir leur progéniture. Très peu ont vu le désastre se profiler à l’horizon. Le vent a tourné trop vite et les colons n’ont pas eu le temps de faire face à la catastrophe.
L’orage gronde impitoyablement sur tous ces groupes qui ont cru trop vite que death metal était synonyme éternel de réussite. Les demeures les plus fragiles se sont déjà écroulées et leurs habitants se retrouvent à la merci de dame nature. Même des bâtisses que beaucoup croyaient solides voient leurs murs se lézarder. Le spectacle est grandiose. Les caravanes de ceux qui comptaient chercher ailleurs un temps plus clément sont à terre. Les chevaux semblent comme pétrifiés par la pluie glaciale qui s’abat sur leur robe délicate.

Rares sont ceux qui se sont doutés de ce qui allait arriver. Pourtant, certains des premiers prophètes commençaient à modifier leur discours, l’enrichissant de références diverses, heavy, rock, parfois jazz. Mais l’immense cohorte de fidèles a mal entendu ces subtils avertissements. Ils ont continué à user des mêmes formules, à parler le même langage, à respecter les mêmes rites. Au point d’en fâcher un dieu difficile à satisfaire, fatigué de tant de répétitions et de ce manque d’imagination et d’initiative. Il se mit à avoir honte de ceux qui l’idolâtrent. Ces mortels sont idiots, incapables de prendre leur destin en main et leur savoir-faire est beaucoup trop approximatif. La lassitude l’envahissait irrémédiablement et les responsables de celle-ci devaient subir un courroux dont ils étaient la cause.
C’est ainsi que beaucoup moururent et que l’existence des survivants serait éternellement menacée.

Le seul à ne pas souffrir de la colère divine est ce volatile à l’envergure surnaturelle et à l’inspiration sans cesse renouvelée. Il sait satisfaire son maître au contraire des sots peuplant le plancher des vaches. Comme pour narguer ce troupeau bientôt parsemé, sa dernière offrande ne comporte aucune digression à la loi séculaire aujourd’hui critiquée par l’être suprême lui-même. Ce tribut est la démonstration que le respect absolu des préceptes premiers est inattaquable, que l’orthodoxie est capable de résister, même assaillie par les marées ascendantes et descendantes de la mode et les religions nouvelles, grunge ou black. La condition à cette survie est unique et sentencieuse, la stricte observance des principes fondateurs de ce culte ébranlé doit être abreuvée par la source du talent, source dont la bête volante connaît seule la localisation.

Le nouveau présent de l’animal se nomme Covenant et sa beauté parfaite émerveillera le dieu devenu pourtant très critique après avoir accueilli des dons à l’insignifiance humiliante. Les nombreux épices exotiques qui parsemaient l’offrande précédente ont disparu, seul subsiste un angel of disease écrit alors que les tables de la loi n’étaient pas encore gravées et retravaillé pour l’occasion.

Le dieu est ravi. Apaisé par tant de beauté, il s’occupera plus tard des pauvres hères qui osent braver son sens esthétique avec leur médiocrité. Il se repaîtra d’abord de ce mets succulent servi par son serviteur le plus majestueux.

Ce qu’il ne sait pas, c’est que cet archange magnifique et démoniaque est en fait la créature d’un être fait de chair et de sang humains. Le sire se nomme Trey, mage mystérieux tout-puissant aux formules sonores seules capables de féconder la bête porteuse d’opus à la beauté toujours égale. Il conviendra de vous prosterner si ce sorcier apparaît un jour devant vos yeux, sinon…

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   (2 chroniques)



- Trey Azagthoth (guitares, claviers)
- David Vincent (basse, chant)
- Pete Sandoval (batterie)


1. Rapture
2. Pain Divine
3. World Of Shit (the Promised Land)
4. Vengeance Is Mine
5. Lion's Den
6. Blood On My Hand
7. Angel Of Disease
8. Sworn To The Black
9. Nar Mattaru
10. God Of Emptiness



             



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