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DEATH METAL  |  STUDIO

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2017 Kingdoms Disdained
 

- Style : Death, Mithras, Sarpanitum, Insidious Disease, Savage Annihilation
- Membre : Hellfest Open Air Edition, Terrorizer, Nocturnus, World Under Blood
- Style + Membre : Hate Eternal

MORBID ANGEL - Kingdoms Disdained (2017)
Par POSITRON le 28 Décembre 2017          Consultée 2358 fois

Novembre 2017. Le monde du Death Metal retient son souffle. Le dernier bon album de MORBID ANGEL, géant du Metal de la Mort, remonte à dix-sept ans et à la lettre G. Comme chacun sait, "Illud" était pour des raisons diverses et plus complexes que certains voudraient le croire, nul à chier. Le groupe devient un sujet de plaisanterie. Dave le lessivé se casse. Steve le remplaçant revient pour annoncer du big fucking Metal de la mort. Que va-t-il se passer ? Que va maintenant faire Trey Dieu-zagthoth acculé, au pied du mur, forcé in extremis de sauver une carrière en péril ?

Exactement ce qu'on attend de lui, Ducon.

"Kingdoms Disdained" est conceptuellement un album d'une platitude remarquable : on reprend en 2000 et on fait comme si rien ne s'était passé ces dix-sept dernières années. Ceux qui ont décroché à "Domination" ne reviendront pas, alors on sort la grosse marmite et on prépare de bonnes grosses louches de fan-service version lettres F et G. Les guitares font chug chug chug, la batterie fait tabatabatabataba, Steve bien en forme fait des greu greu et le son est lourd, épais, poisseux. Regardez c'est nous on est MORBID ANGEL, on fait du Death Metal, on vous a manqué ?

Maintenant : est-ce que la compo c'est d'la bonne ? Bof. Le Magazine Metal moyen mettra sans doute son 8/10 en célébrant "le retour en force du titan du Death Metal !", mais vous êtes habitués au méchant NIME rebelle qui ne respecte pas la loi des labels et casse les bons albums des gentils et honnêtes groupes alors au boulot. Il y a bien sur ce disque quelques idées et bons riffs, surtout dans les deux-trois premières pistes, pourtant, je n'ai aucune envie de le réécouter et je vais essayer de vous expliquer pourquoi.

Premièrement : Jusqu'ici chaque disque de MORBID ANGEL sonnait comme une avancée ou une progression du son, importante ou mineure, pour le meilleur comme pour le pire. "Kingdoms", lui ne fait qu'assembler des morceaux de "Gateways..." et de "Formulas...". Sans autre nouveauté passagère dans le riffing que ce qui se fait dans le Brutal Death depuis vingt ans et sans idées intéressantes dans un jeu soliste en voie de disparition (*). La seule vraie progression dans "Kingdoms..." c'est bien la fascination de MORBID ANGEL pour une brutalité débile qui remplace la violence réfléchie des meilleurs disques de sa seconde période (**). Fascination bien vaine tant MORBID ANGEL se pointe dans une course à l'armement post-Guerre Froide avec sa bite et son couteau.

Deuxièmement : la tentative de ce disque de sonner comme un "Gateways..." plus lourd et plus moderne – tous triggers dehors – est assez gênante. D'abord parce que les groupes recyclant du MORBID ANGEL avec un son bodybuildé existent depuis longtemps, et le font mieux. D'autre part car même si le son de MORBID ANGEL n'a jamais été parfait, celui-ci réussit à être simultanément plus hideux dans le "moderne" et moins clair à l'oreille qu'auparavant. On a là le son le plus trouble du groupe depuis "Altars Of Madness" : remarquablement indécis, il handicape les guitares dans leurs élans primitifs comme dans leurs accès d'intelligence. Tout l'album sonne comme un gros tas de palm mutes indistinct et bass-boostés à fond, ce qui est plus ce que l'on attend d'un disque de Slam (qui aurait au moins le mérite d'être fun).

Dernièrement : les deux disques les plus cités dans cette chronique (indice : lettres G et F) sont tous simplement meilleurs, mieux écrits et mieux interprétés. Que voulez-vous que je vous dise, hein ? "Kingdoms..." est mieux que le précédent ? Bien sûr que oui mais votre caca l'est aussi et j'en fais pas une sélection.
_ _ _ _

(*) Le seul bon solo est dans le single, qui est également la première piste, comme c'est étrange.
(**) Flagrant lorsqu'on s'intéresse aux structures et à la construction des pistes.

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- Scott Fuller (batterie)
- Trey Azagthoth (guitare)
- Daniel Vadim Von (lead sur la 9)
- Steve Tucker (chant, basse)


1. Piles Of Little Arms
2. D.e.a.d.
3. Garden Of Disdain
4. The Righteous Voice
5. Architect And Iconoclast
6. Paradigms Warped
7. The Pillars Crumbling
8. For No Master
9. Declaring New Law (secret Hell)
10. From The Hand Of Kings
11. The Fall Of Idols



             



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