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DREAMTALE - Ocean's Heart (2003)
Par BAST le 7 Octobre 2003          Consultée 3998 fois

Un peu plus d’un an après la sortie de « Beyond Reality », DREAMTALE revient sur le devant de la scène avec son second effort, « Ocean’s Heart ». Si vous ne connaissez pas ce groupe, rien que de plus normal, la promotion autour de son premier album a été quasi inexistante en France. Et il y a de fortes chances pour qu’il en soit de même pour celui-ci. C’est bien dommage, car les aficionados de SONATA ARCTICA sont très nombreux en France et « Ocean’s Heart » leur est justement destiné.

Je vous vois venir : encore un groupe finlandais qui s’est empressé de surfer sur la vague du succès engendrée par STRATOVARIUS ! Et vous n’aurez pas forcément tort, car la culture musicale en matière de metal des membres de DREAMTALE semble quelque peu décousue… Pour eux, le metal c’était IRON MAIDEN, METALLICA ou encore NIRVANA et désormais, c’est NIGHTWISH, STRATOVARIUS et SONATA ARCTICA. Bref, pas sûr que ce heavy tel que le groupe l’a adopté soit la résultante d’une indéfectible passion… On ne peut pas leur en vouloir après tout, car cet opportunisme difficilement réfutable qui a grandement poussé DREAMTALE à jouer et composer du speed mélodique constituait aussi le gros reproche fait à SONATA ARCTICA. Beaucoup ont vu en ce groupe une pâle copie de STRATOVARIUS et, vu combien le cadet des deux brasse désormais les foules, force est de constater qu’on peut plaire aux amateurs de heavy tout en se conformant aux modes du moment. Car oui, du haut de sa latitude, la Finlande subit encore et toujours un fort penchant pour le metal, qu’il soit à chanteuse, à vocaux clairs ou gutturaux. Les ondes en sont envahies et il s’agit toujours là d’un véritable phénomène de société (en France, les médias parleraient plutôt de phénomène d’anti-société, mais je m’égare).

Alors donnons cette chance à DREAMTALE, celle laissée sans grande résistance à SONATA ARCTICA tant leur premier album était bon. Car la musique de DREAMTALE est elle aussi de belle facture et l’enthousiasme dévastateur qui ressort de « Ocean’s Heart » est on ne peut plus communicatif.

« Beyond Reality » avait constitué le premier jet des finlandais, « Ocean’s Heart » en est la stricte continuité. Les erreurs du passé ont certes été gommées, quelques éléments nouveaux sont effectivement venus se greffer aux base musicales de DREAMTALE, mais l’orientation des deux albums est exactement la même.

DREAMTALE continue donc de proposer ce speed metal aux mélodies sans fin, aux refrains fédérateurs, avec ce chant made in Finlande, ces guitares heavy mais pas trop, ce chant féminin distillé de temps à autres, cette batterie véloce mais pas agressive pour un sou. Bref, un album un brin consensuel comme le dicte le marché du moment. On note bien l’apparition de vocaux death par moment, mais la production les lisse suffisamment pour que la fan de Britney Spears les trouve à peine plus effrayants que sa série préférée du samedi soir sur M6. Bref, le principal défaut du premier album subsiste toujours, à savoir cette volonté de plaire au plus grand nombre et cette production proprette et claire, résultat d’une alliance entre le Finnvox et le Fantom Studio.

Si l’on parvient à faire abstraction de cet aspect, aucune chance pour qu’on ne tombe pas sous le charme de « Ocean’s Heart ». L’ensemble est plutôt rapide, la plupart des morceaux sont directs et, contrairement aux deux derniers SONATA ARCTICA, peu de place est laissée à des titres aux structures complexes. Bref, c’est du speed mélodique qui se décline sous formes d’hymnes metal, avec ces refrains fédérateurs et ces montées en puissance épiques. « Chosen One » séduit par son rythme entraînant et ses mélodies enjouées, « Two Hundred Men » et surtout « The Awakening » (l’un des meilleurs titres de l’album) par leurs lignes vocales épiques et leurs refrains magnifiques, « My Only Wish » par la douceur des ses mélodies ou le magnifique « Rising Wind » par son côté MAIDEN symphonique très réussi. Il s’agit là des titres les plus marquants de l’album, mais le reste est du même acabit et les amateurs du genre y trouveront largement de quoi se satisfaire.

Evidemment, on n’est jamais loin de SONATA ARCTICA (indéniablement le chant) ou de STRATOVARIUS (le clavier cristallin), voire de NIGHTWISH (certaines rythmiques ou les interventions de Sanna Natunen, soprano de rigueur) mais quand la musique est bonne… (bonne, bonne, bonne).

DREAMTALE marche très bien en Finlande, pas de souci à se faire pour eux, mais en France, cela dépendra forcément de la distribution et de la promo autour de leur nouvel album. Comme je vous le disais en préambule, c’est pour le moment le néant absolu. Sachez tout de même que DREAMTALE a les atouts suffisants pour venir jouer les trouble-fêtes dans une hiérarchie qui semble pour le moment immuable. Alors si ce n’est pas pour cet album-ci, ce sera peut-être pour le prochain ?

Note : 3,5 / 5

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   (2 chroniques)



- Tomi Viiltola (chant)
- Rami Keränen (guitare, chœurs)
- Esa Orjatsalo (guitare)
- Pasi Ristolainen (basse)
- Turkka Vuorinen (claviers)
- Pete Rosenbom (batterie)


1. Ocean’s Heart (instrumental)
2. Chosen One
3. Angel Eyes
4. Fool’s Gold
5. Two Hundred Men
6. The Awakening
7. Tears
8. Garden Of Eternity
9. My Only Wish
10. If You Will Go
11. Rising Wind
12. Return To The Sea
13. Whisper
14. Wasteland (bonus Japonais)



             



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