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- Style : Stratovarius, Sonata Arctica
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DREAMTALE - Beyond Reality (2002)
Par BAST le 8 Avril 2003          Consultée 4045 fois

Formé en 1999 autour du chanteur/guitariste Rami Keränen, la naissance de Dreamtale intervient à l’époque où le metal commence fortement d’envahir les ondes finnoises. Une époque où les charts finlandais peuvent voir des groupes comme Nightwish, Children Of Bodom ou Stratovarius truster les premières places, tandis que la France ne jurent quant à elle que par les boys band et les comédies musicales. La situation n’a guère changé depuis, puisque le metal reste toujours aussi important en Finlande et que les français consacrent de tout leur fric les rejetons du marketing made in TF1 et M6.

Oui, mais voilà… A vouloir à tout prix conserver leur statut dominant, les groupes finlandais édulcorent de plus en plus leur musique et nous assistons désormais à l’émergence d’un genre nouveau : le heavy pop metal. Les derniers albums de Stratovarius ou de Nightwish sont des exemples forts de ce que le succès peut engendrer de considérations mercantiles de la part des labels et des musiciens. Jaloux de la scène finlandaise et de son public, les français l’étaient. A présent, on peut sentir une méfiance grandissante dans notre pays face à l’éclosion forcément opportuniste de tous ces jeunes groupes dont la moyenne d’âge fait d’un coup passer les gars de Maiden pour des grand pères.

Dreamtale fait partie de ces groupes qui proposent ce heavy speed mélodique à fortes connotations pop. Rarement groupe de speed mélodique aura sonné si pop, d’ailleurs. Cela pourra en rebuter certains, c’est évident. Pour les autres, ils découvriront un album qui se distingue par sa qualité et sa fraîcheur.

Car pour un premier album, Dreamtale frappe fort. Spinefarm, qui signe les groupes à tour de bras, aurait eu bien tort de se passer d’un tel potentiel, aisément décelable sur la seconde démo du groupe, Refuge From Reality. Rien à voir avec la musique quelque peu poussive d’un Thunderstone. Ici, on parle d’une musique très bien composée, arrangée jusque dans ses moindres détails, catchy à souhait, avec son lot de mélodies suaves et épiques. C’est pop, certes, mais cela a le mérite d’être très bien fait.

- The Dawn : Une longue intro dominée par la guitare et le piano, où quelques orchestrations viennent appuyer le thème principal. Les amateurs du formidable Hans Zimmer reconnaîtront les emprunts faits au premier titre de la BO de The Rock, Hummel Gets The Rockets. Un titre un peu long pour une intro, mais qui se laisse agréablement écouter. On constate déjà combien la production est soignée.
- Memories Of Time : Premier véritable titre de l’album, le tempo est très élevé. Le chant a de grandes similitudes avec celui de Tony Kako (Sonata Arctica) et se distingue sur des mélodies épiques très réussies. Le refrain est l’un des plus fédérateurs et l’un des meilleurs de l’album. Normal, c’est une réplique presque note pour note d’un refrain de Nocturnal Rites sur Tales Of Mystery And Imagination. A noter un pont symphonique bien mélodique. Le son est véritablement excellent, on reconnaît notamment le travail du Finnvox. La batterie est un peu « claquante » par contre, peut-être est-ce fait sciemment afin d’adoucir l’ensemble. Un excellent titre.
- Fallen Star : Du Stratovarius dans l’intro, avec son petit côté Black Diamond (Visions). Le pré-refrain est caractérisé par du chant féminin à la Nightwish et le refrain est magnifique, encore une fois. Un très bon morceau qui finira de convaincre avec son superbe solo de clavier et sa fraîcheur.
- Heart’s Desire : Une intro à la Rhapsody où les orchestrations se distinguent. Il s’agit d’un titre qui alterne les tempos. L’intro est speed tandis que le refrain fait très ballade, par exemple. On découvre au long de ce titre un chant assez hargneux qui vous semblera rapidement familier. Normal, il est de Marco Hietala (chant masculin sur le dernier Nightwish, Tarot, ex-Sinergy), en guest sur l’album. Un assez bon titre.
- Where The Rainbow Ends : Ca commence un peu bizarrement avec une intro au clavier tout droit sortie de la scène pop des années 80. Excellent ! Encore Marco Hietala au chant, sur ce titre. Le tempo est plus hard-rock que heavy et l’ensemble sonne assez « happy metal ». Le refrain est très entraînant, assez proche de Royal Hunt.
- Time Of Fatherhood : Mid-tempo, ce titre a des lignes vocales assez proches de la scène heavy suédoise. Le refrain est direct, dans la veine d’un Sonata Arctica, avec son côté catchy et sa mélodie imparable. C’est très épique, un peu moins sur le refrain occasionnant une rupture assez nette plutôt déconcertante. Le solo est très bon, tout en longueur avec une montée en puissance comme aime à les composer Axel Rudi Pell.
- Dreamland : Un titre simple et direct. Du speed mélodique pur et dur. Un bon titre, facilement mémorisable où les musiciens ne se prennent pas la tête. Le chant féminin sur le refrain vient adoucir le tempo élevé. Il fait d’ailleurs penser à du Edenbridge.
- Call Of The Wild : Un titre qui expose tout le savoir-faire de la scène finlandaise. Le tempo est bien speed, avec un pré-refrain limite death et un sublime refrain. C’est éclatant ! un titre énorme qui devrait cartonner en live. Le break est très bon, variant idées et tempo. On pense beaucoup à Sonata Arctica sur ce titre, époque Ecliptica.
- Dancing In The Twilight : L’intro au piano et ses lignes de chant tout en douceur font croire à une ballade. Il s’agit en fait d’un autre titre speed. Le refrain est très entraînant, le chant rappelle à maintes reprises Kai Hansen sur des lignes épiques et on a même droit à un passage folklorique avec des chœurs qui me font penser à un titre similaire sur Oceanborn (Nightwish). Le titre s’achève comme il avait commencé. C’est frais, pop et enjoué. Un excellent titre.
- Refuge From Reality : Encore une fois, Sonata n’est pas loin. Un titre frais, enthousiasmant et qui marque rapidement l’esprit. L’ensemble sonne pop, c’est indéniable, et ce morceau semble calibré pour les charts finlandais.
- Silent Path : La voilà la ballade ! Elle est très réussie, avec son magnifique chant féminin. Les mélodies sont belles, bien soutenues par la guitare « scorpionesque ». Du Edenbridge en plus inspiré et plus heavy. Le son est très dense, sur plusieurs niveaux. Rien n’a été laissé au hasard côté production.
- Farewell… : Le titre le plus épique de l’album. Ca commence par une intro martiale avec une rythmique bien lourde. Les lignes de chant sont superbes, avec cette montée en puissance avant le refrain. Ce dernier est fédérateur à souhait. Le pont est heavy et sa guitare tout bonnement écrasante. C’est très bon et le son y est aussi pour quelque chose. Un bien beau final.

La conclusion s’impose facilement : cet album est bon. Il se dégage une telle fraîcheur qu’il est bien difficile d’y résister. Il faut dire que tout a été réuni pour parvenir à ce résultat. La production notamment est fignolée à l’extrême. On pourra regretter que celle-ci enlève parfois une certaine spontanéité à l’ensemble. Quoiqu’il en soit, c’est calibré pour plaire, et cela marche.

Comme son nom et les titres des morceaux l’indiquent, les textes de l’album sont basés sur le rêve, sur le refuge que constituent les songes face à la réalité. Face au contexte belliqueux que nous connaissons actuellement, j’éviterai la maladresse de dire qu’ils sont parfaitement adaptés… Des textes consensuels, rien moins, brossant dans le sens du poil les masses et les apprentis révolutionnaires.

Depuis le revival heavy metal de la fin des années 90, nous avions affaire à des groupes passionnés par la scène heavy speed des 80’s, bravant les modes pour proposer comme autant d’irréductibles la musique si chère à leur cœur. Aujourd’hui, la scène finlandaise nous propose de nouvelles formations dont on ignore pour la plupart leur motivations. Passion ou opportunisme ? Ceux pour qui cette nuance a son importance considéreront leur position face à ce premier album de Dreamtale. Les autres, s’ils veulent bien s’en donner la peine, découvriront un bon opus de heavy judicieusement calibré.

Note : 3,5 / 5

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- Rami Keränen (chant, guitare)
- Esa Orjatsalo (guitare)
- Alois Weimer (basse)
- Turkka Vuorinen (claviers)
- Pete Rosenbom (batterie)


1. The Dawn
2. Memories Of Time
3. Fallen Star
4. Heart's Desire
5. Where The Rainbow Ends
6. Time Of Fatherhood
7. Dreamland
8. Call Of The Wind
9. Dancing In The Twilight
10. Refuge From Reality
11. Silent Path
12. Farewell



             



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