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DREAMTALE - Phoenix (2008)
Par BAST le 18 Décembre 2008          Consultée 2940 fois

Au jeu du chamboule-tout, Rami Keränen, le guitariste et fondateur de DREAMTALE (accessoirement chanteur le temps de « Beyond Reality ») vient de se fendre d’un coup de maître. Sur les cinq boîtes de conserve juchées en équilibre, quatre sont tombées, une seule a résisté. Goguenard, le visage sauf de Pasi Ristolainen toise du haut de la table ses compères d’infortune allongés à terre. DREAMTALE intègre donc quatre nouvelles têtes sur « Phoenix » : Erkki Seppänen au chant, Seppo Kolehmainen à la guitare, Arto Pitkänen à la batterie et Akseli Kaasalainen au clavier. On croyait les Italiens imbattables à ce jeu là, voila qu’ils viennent de se trouver un concurrent de taille. Une nouvelle race de DRH, sans peur et sans reproche.

Même si Rami compose l’ensemble des titres depuis les débuts de DREAMTALE, comment un tel changement de silhouette peut-il bien influencer la nouvelle démarche des Finlandais ? Difficile à dire. Car les finlandais ont toujours cherché à brouiller les cartes. Sur leurs deux premiers opus, on a eu droit à une resucée de STRATOVARIUS vaguement prog puis sur « Difference », une volonté d’assombrir les mélodies, à l’instar de SONATA ARCTICA et son « Reckoning Night » sorti quelques mois auparavant. C’est une certitude, DREAMTALE cherche, d’album en album à se diversifier. Mais cela d’une manière osée puisque cette diversification se base invariablement sur un choix de modèle rafraîchi, en suiveur (intelligent, je prends le risque de l’affirmer) qu’il n’a jamais cessé d’être.

Deux assertions que « Phoenix » ne viendra pas contredire. Ici, DREAMTALE privilégie une différentiation nette de son opus précédent tout en bâtissant sa quatrième œuvre selon un modèle évident. Ainsi, les Finlandais troquent-ils leur « Tolkki attitude » contre une teutonisation aigüe, en singeant autant que faire se peut le speed mélo de tonton Hansen. Mais, si DREAMTALE singe à gros traits HELLOWEEN (à ce propos, l’oscar du meilleur imitateur de Kiske vient de passer des mains de Ben Sotto à celles d’Erkki Seppänen pour sa prestation sur « Eyes Of The Clown » et « Firebird »), il est inutile de lui apprendre à faire la grimace. Car le bougre se montre franchement adroit.

Porté par des vestiges d’un style purement finlandais et des hymnes aux allures de revendications, « Phoenix » jette un pont entre la Mer Baltique et la mer du Nord. Des hymnes empilés à une hauteur vertigineuse (« Yesterday's News », « Faceless Men »), quelques riffs accrocheurs (« Eyes Of The Clown »), un clavier rajeuni qui fait la sortie des écoles (« Failed States », « The Vigilante ») et des lignes de chant sinueuses tantôt guillerettes comme un samedi soir (« Take What The Heavens Create »), tantôt introspectives comme une gueule de bois aux aurores (« Great Shadow »), le heavy metal de DREAMTALE mise tout sur une accroche immédiate, sans état d’âme. La mélodie n’a rien d’une mijaurée, elle tombe la veste, la chemise ou la jupe, au choix, et s’allonge aussitôt, prête à tous les accueils. « Firebird » et « Take What The Heavens Create », deux petites pépites de speed mélodique, en sont de lumineux exemples.

« Phoenix » propose un mix trompeur, où le bon et le déjà entendu s’accommodent à ravir. Si l’indigestion ne vous a toujours pas pris dans ses filets, tentez donc ce quatrième album bien en chair et totalement décomplexé. DREAMTALE est une formation adroite et généreuse, suffisamment clairvoyante pour trouver les épices adéquates. Celles qui donnent au réchauffé une saveur actuelle.

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   BAST

 
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- Erkki Seppänen (chant)
- Rami Keränen (guitare)
- Seppo Kolehmainen (guitare)
- Pasi Ristolainen (basse)
- Arto Pitkänen (batterie)
- Akseli Kaasalainen (clavier)


1. Yesterday's News
2. Eyes Of The Clown
3. Payback
4. Failed States
5. Take What The Heavens Create
6. Great Shadow
7. No Angels No More
8. Faceless Men
9. Firebird
10. The Vigilante



             



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