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- Style : Machine Men, Blaze Bayley
- Membre : Iron Maiden, Samson

Bruce DICKINSON - Tattooed Millionaire (1990)
Par DARK BOUFFON le 8 Juin 2003          Consultée 8036 fois

Les velléités d’indépendance de Bruce Dickinson datent de bien avant son départ de la Vierge de Fer, comme tout le monde le sait. C’est donc sans surprise qu’il sort son premier album solo (intitulé "Tattooed Millionaire") en 1990, bien avant de quitter Iron Maiden. Ainsi donc, si la sortie d’un tel disque à l’époque n’a pas dû surprendre grand monde (nombreux sont les chanteurs ou les musiciens qui font des albums solos en dehors de leur groupe d’origine !!), ce qui a quand même sans doute étonné les fans de Air Raid Siren fut l’orientation musicale de ce disque. Et sur ce point là, on ne peut que féliciter le sieur Dickinson qui ne s’est pas complu à faire du sous-Maiden. La ficelle était grosse et il a très bien su l’éviter.

Effectivement, nous avons ici un album qui n’a pas grand chose à voir avec le métal de Maiden, et c’est tant mieux ! Non pas que je n’apprécie pas la Vierge (loin de là d’ailleurs puisque je leur voue un véritable culte ;-), mais il est plaisant de voir Bruce aller au bout de ses idées et nous proposer un album très personnel.
En effet, au lendemain de la tournée "Seventh Tour Of A Seventh Tour" en 1988/89, Bruce décide de s’octroyer une petite virée sans ses compagnons de route. Selon ses propres dires, le bonhomme y pensait déjà depuis longtemps et cela ne remettait (à l’époque) nullement en cause son engagement au sein de Maiden.
Mais parlons musique !!! C’est donc à l’occasion d’une proposition (signer une chanson pour la bande originale d’un Freddy) que Bruce se lance dans la composition de "Bring Your Daughter… To The Slaughter", chanson qui atterrira finalement sur le "No Prayer For The Dying" de Maiden. Mais cela a donné des ailes à notre chanteur : le voilà qu’il s’attèle à la composition d’un album personnel, en compagnie d’un ami d’enfance qui envisageait de revendre sa guitare et de raccrocher son perfecto au vestiaire : un certain Janick Gers, qui avait officié en son temps dans White Spirit mais également aux côtés de Ian Gillan. Le duo s’adjoindra pour l’enregistrement l’aide d’Andy Carr à la basse et de Fabio Del Rio à la batterie.
Si vous espérez donc un album de pur heavy metal, passez votre chemin, ici Bruce s’est fait plaisir et nous propose un hard-rock mélodique pas piqué des vers.

Il est clair que ce disque n’est pas resté dans les annales, mais il est très agréable du début à la fin et ce n’est pas là la moindre de ses qualités. Tout commence par "Son Of A Gun", chanson mid-tempo assez atypique pour une ouverture d’album, alternant passages acoustiques et moments plus énervés.
Suivent les deux gros « tubes » du disque : le titre éponyme, écrit pour une rock-star avec laquelle Bruce avait un compte à régler (Axl Rose pour ne pas le nommer) et "Born In 58" dont la mélodie est très plaisante. "Hell On Wheels" est très rock’n’roll dans son esprit mais me semble moins pertinent que les précédents titres. S’en suivent "Gypsy Road", une bien sympathique ballade et l’hilarant et très rock’n’roll "Dive! Dive! Dive!" où Bruce en fait des tonnes. Puis vient "All The Young Dudes", une reprise de Mott The Hoople (écrite par David Bowie), bien réalisée. Quant à "Lickin’ The Gun", elle me semble par contre assez anecdotique malgré un bon tempo hard r’n’r. "Zulu Lulu" est encore un craquage du père Bruce mais de très bonne facture mélangeant des couplets hard-rock à un refrain très mélodique. Le disque se finit sur "No Lies", chanson qui me laisse une impression mitigée : couplets foireux mais très bon refrain.

Au niveau de la performance des musicos, rien à redire. Bruce est toujours très en voix (parfois même bien plus que sur le "No Prayer For The Dying" de qui vous savez) mais bon, OK, ce n’est pas là sa meilleure prestation mais ça reste tout de même au-dessus du panier :) Janick Gers a un style très rock et convient donc tout à fait à cet album (ses débuts au sein de Maiden furent d’ailleurs très controversés à cause de son style très différent de celui d’Adrian Smith). Quant au bassiste, il est bien présent et des lignes de basse dans certaines chansons me font un peu penser à la basse dans quelques titres de Queen : c’est assez simple dans l’esprit mais diablement efficace !!! Enfin la production est très bonne et cela n’est pas étonnant quand on sait que c’est Chris Tsangarides (producteur, entre autres, du "Painkiller" du Judas Priest) qui est derrière les manettes.

Au final donc, il s’agit là d’un sympathique album solo (mais certainement pas le meilleur) de Bruce Dickinson. Saluons néanmoins la prise de risques au niveau de la direction musicale. Bruce a voulu se faire plaisir et ça s’entend. Pour le reste, tous les fans de Maiden le savent bien : cet album avec Bruce fut pour Janick Gers un pas supplémentaire vers la Vierge de Fer puisque ce dernier remplaça Adrian Smith quelques mois plus tard.

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   (2 chroniques)



- Bruce Dickinson (chant)
- Janick Gers (guitare)
- Andy Carr (basse)
- Fabio Del Rio (batterie)


1. Son Of A Gun
2. Tattooed Millionaire
3. Born In 58
4. Hell On Wheels
5. Gypsy Road
6. Dive! Dive! Dive!
7. All The Young Dudes
8. Lickin' The Gun
9. Zulu Lulu
10. No Lies



             



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