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BLACK METAL  |  STUDIO

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- Style : Orakle
- Membre : Mayhem, Ulver, BØrknÅgar, The Kovenant

ARCTURUS - La Masquerade Infernale (1997)
Par POSSOPO le 3 Juin 2003          Consultée 21506 fois

Voilà un album que j’ai eu du mal à appréhender au début. Cet opus est sorti en 1997, soit à l’époque des premiers signes d’essoufflement pour la scène black-metal norvégienne.
Le statut de super-groupe du combo (composé de membres d’Ulver, Mayhem et Thorns notamment) ne présageait déjà rien de bon (un super-groupe, c’est un peu comme la pizza super-suprême, indigeste parce que si on met du pepperoni et du bœuf aux épices ensemble, on se retrouve avec un truc qui n’a ni le goût de l’un, ni le goût de l’autre, qui sent mauvais et qui donne mal au ventre).
Et pourtant…

Pour commencer, ne vous attendez pas à de l’épico-symphonico-pseudo emperoro-metal ni au quantième clone de Darkthrone. Le terme black-metal est d’ailleurs totalement impropre à la musique théatrale et grandiloquente de ce quintette.
On ne court pas ici à travers les sombres forêts des alentours de Bergen, on s’immergerait plutôt dans la Venise décadente du 17ème siècle (ce n’est bien sûr que mon avis).

La voix de Garm (par ailleurs leader d’Ulver) alterne entre déclamations sadiques et envolées lyriques (attention, je n’ai pas dit qu’il chantait comme Anneke Van Giesbergen, comprenons-nous bien).
Les orchestrations varient entre instrumentations baroques et climat spatial (écoutez le solo de guitare sur Ad Astra).
Les sons électro de l’album se marient parfaitement à l’ensemble et ajoutent encore au climat Sadico-Casanovien de la galette. Je suis peut-être un peu dérangé mais je pense que les passages de claviers 70’s ne font que contribuer à l’impression de voyage en gondole (sous acide quand même).
Comme de nombreux albums frôlant la perfection (eh oui, je m’emballe), la dynamique est parfaitement maîtrisée (essayez de rester insensible à la construction de Alone) et le groupe ne tombe jamais dans la pompe, même si l’utilisation d’un texte d’Edgar Alan Poe me laisse personnellement assez froid.

Je n’insisterai pas sur le fait que cet album m’a permis de découvrir toute une frange du métal norvégien (Ulver, Thorns, Dodheimsgard) et qu’il est bien dommage que le successeur de ce chef d’œuvre soit si générique et ne révèle que peu de surprises (encore une fois, ne nous méprenons pas, The Sham Mirrors est excellent, seulement il ne fait pas vraiment avancer le schmilblick).

Alors évidemment, si vous souhaitez allumer un petit feu dans les bois, épée au fourreau, ruez-vous plutôt sur le dernier Himinjborg. Par contre, pour ceux qui souhaitent ouvrir un peu leur champ d’investigation musicale, piquez le porte-monnaie de votre grand-mère et ruez-vous sur cet album qui vous offrira le plus beau des voyages guidés au sein de la Sérénissime.

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- Jan Axel Von Blomberg (batterie)
- Hugh Steven James Mingay (basse)
- G. Wolf (chant)
- Knut M. Valle (guitares)
- Steinard Sverd Johnsen (claviers)


1. Master Of Disguise
2. Ad Astra
3. The Chaos Path
4. La Masquerade Infernale
5. Alone
6. The Throne Of Tragedy
7. Painting My Horror
8. Of Nails And Sinners



             



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