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METAL INSTRUMENTAL  |  STUDIO

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1984 Flex-able
1993 Sex & Religion
2016 Modern Primitive
2022 Inviolate
2023 Vai/gash
 

- Style : Yossi Sassi
- Membre : Cacophony, Malice, Public Image Limited, Strapping Young Lad, Casualties Of Cool, Devin Townsend Project, Devin Townsend , Gioeli - Castronovo, Sons Of Apollo, Revolution Saints, Michael Schenker, Whitesnake
- Style + Membre : David Lee Roth, Joe Satriani, G3
 

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Steve VAI - Inviolate (2022)
Par MYLES le 5 Avril 2022          Consultée 2444 fois

Les années 80 : la folie des brushings les plus grands, les guitares les plus extravagantes les tenues les plus flashy et bien évidement les solos de guitares les plus flamboyants. Une sous-culture s’est même créée : celle du shredder : le styliste de l’extrême en solo.
Alors comprenons-nous bien les artistes instrumentaux existaient bien avant la vague shred (Jazz/Blues/Surf etc.) mais les années 80 vont à l’aide d’MTV et de publicité pérenniser commercialement le truc et en faire un marché, de niche certes, mais un marché quand même. Combien d’Ibanez, d’amplis de pédales etc. VAI et consorts ont-ils pu faire vendre ?!

Bref, en 2022 la mode est depuis longtemps passée, les chevelures se sont soit envolées (Satch) soient très raccourcies (comme Steve), et les fans se sont réduits à un noyau, certes fidèle mais en tout cas bien moins nombreux qu’à la grande époque (Yngwie peut bien mettre en avant ses disques d’or, lui non plus n’est pas prêt d’en avoir de nouveaux !).
Le poids des années ma bonne dame ! Depuis longtemps VAI et consorts doivent pour survivre, tourner sans cesse et surtout ne pas montrer de signes de faiblesse. Et oui à l’inverse de groupes possédant des standards chantés, eux ne peuvent se permettent de vieillir. Si au hasard, on accepte que, les chanteurs de PURPLE/WHITESNAKE ou SCORPIONS, ne puissent plus atteindre vocalement les notes d’autrefois impossible d’imaginer un instant que la vieillesse puisse survenir et ternir la virtuosité de de nos amis shredders.

Condamnés à tout jamais à la surenchère et à la lutte contre les outrages du temps qui passe, voilà le quotidien de VAI et de ses amis. Surtout qu’en ces temps où les shredders de salon pullulent sur YouTube faut protéger le domaine des incursions viles et sournoises de ces jeunes loups en goguette ! Surenchère donc : regarder le modèle de guitare baptisée Hydra ! Esthétique plus Steampunk que Glam fluo, mais on sent bien qu’à l’époque des 8-cordes de PETRUCCI ou des guitares de Tosin Abasi le père Vai doit faire preuve de plus d’audace (avec le danger de passer pour absurde) lui qui a lancé la guitare avec la monkey grip (il en a d'ailleurs reconnu… l’inutilité !). Le morceau "Teeth Of The Hydra" est réalisé avec la fameuse guitare Hydra ! La harpe qu’on entend tout au long de ce titre, provient de la guitare et lui donne ce cachet "so Steve " ! Tout comme l’ambiance asiatique qui parsème le morceau, tout autant que cette grosse septième corde qu’on entend parfaitement.

Bref, on disait l’outrage du temps : lisez les interviews dans les magazines US : le nombre de questions face à son opération est révélateur. Le dieu VAI ne doit pas vieillir et surtout on le présente tel un phénix sur qui le temps n’a qu’un effet capillaire. Les chansons dans tout ça : "Knappsack" : célèbre dès avant la sortie de l’album car justement jouée avec le bandage XXL sur l’épaule droite, et de fait réalisée à une seule main ; Prouesse donc… mais aussi stérilité (le morceau n’apporte rien mais impressionne ; enfin surtout la vidéo).
Les effets typiques du californien sont toujours là. Le fameux morceau 7 : adepte de la méditation (qui selon l’intéressé, lui a sauvé la vie) VAI met toujours un morceau propice à l’introspection en septième position de ses albums. Ici il s’agit de "Greenish Blues" : sympathique, mais pas au niveau, au hasard, de "Tender Surrender". Là on sent bien l’influence Blues, jouer aux doigts, le bout de clavier, une réminiscence vaguement PURPLE, mais bon pas de quoi sauter au plafond non plus. Les petites notes dissonantes au milieu servent à sceller le sceau VAI ! Tout comme cette wah wah quasi parlante vers la fin. Autre morceau tout en finesse "Candle Power" (la vidéo sortie elle aussi avant l’album physique fut un très bon coup marketing) Évidement il fallait un petit truc : et hop on invente le joint shifting (une façon très complexe de mélanger des bends sur plusieurs cordes et des notes frettées). Ça apporte vraiment un truc ? Je reste dubitatif !
On peut aussi sur le thème de la douceur, parler du dernier morceau ("Sandman Cloud"), un brin convenu pour du VAI mais qui fait toujours son petit effet.

"Avalancha" et "Zeus In Chains" elles, contribuent à mettre en avant le côté hors-norme (comprendre un peu ZAPPA) de notre ami. Basé sur les dissonances elles s’aventurent dans les lois du un peu non mainstream… Enfin c'est pas BOULEZ non plus ! C’est ça VAI : un soupçon de folie, une grande dose de talent (je le chahute mais il est tout de même immense guitaristiquement) et un œil toujours vers l’exploitation des morceaux : faudrait pas aliéner non plus sa fan base avec des choses à 100 % barrées ! D’ailleurs là-dessus la batterie est affreusement convenue (on dirait du Heavy Metal allemand… très connu pour sa finesse !).
Sur "Little Pretty", l’ami sort la guitare style Gretsch. Enfin on dit ça car c’est la vidéo : honnêtement on entend surtout son Ibanez ; impossible de trouver une quelconque part du son Gretsch avant le pont (très très succinct) du morceau ; une fois entendu la JEM reprend le dessus ! VAI est immense en ce sens ou comme tous les géants de la guitare il a un son, un touché, une expression, qui de toute façon vont transcender n’importe quelle guitare qu’il aura dans les mains !

"Apollo In Color" joue la carte Jazz Fusion ; Et oui aujourd’hui le secret de la longévité c’est la diversité. Ça tombe bien c’est la marque de fabrique de notre ami (prends des notes Yngwie !). Là-dessus le batteur ( Vinnie Colaiuta) et le bassiste (Henrik Linder) s’en donnent à cœur joie. Oui c’est aussi la force de VAI comparé à SATRIANI : la rythmique n’est pas décorative (enfin je dis ça, mais depuis quelques temps Satch a progressé là-dessus) ; elle sait se faire inventive et interagit avec la guitare. Amis du groove vous pouvez regarder sur le net ce que produit de son côté le bassiste de ce titre ; groovy baby ! Oui en fonction des titres le personnel n’est pas le même !

Le morceau rappelle au gré de l’utilisation d’instruments peu communs dans nos contrées (le sitar un peu ou la cavaquinho surtout) les idées de "Fire Garden". Si vous pensiez a un thème associé à la mythologie grecque au vu des noms ("Apollo", "Zeus" etc…) et bien vous faites fausse route. Apollo était simplement le nom… d’un des chevaux de la femme de Steve (Pia de son petit nom) ! Quid de Zeus ? Alors, attention on s’accroche : selon Steve la note aiguë et dissonante atteinte durant le break Heavy juste avant le solo lui a fait penser à Zeus enchaîné ("Zeus In Chains" donc !). Dans l’Harmony Hut (le nom de son studio) il ne doit pas traîner que du thé Lipton ! En rigolant VAI dit en interview que la magie de l’art c’est que tu peux dire ce que tu veux ça sera toujours légitime aux yeux de ceux qui veulent y croire ! À méditer (PICASSO avait parfois, souvent même, un discours similaire !).

Je parlais précédemment d’art et de démarche mercantile (même VAI faut bien qu’il mange et qu’il paye les factures). Tous ceux qui le suivent savent qu’il est endorsé par Ibanez : et bien à chaque vidéo de l’album c’est une nouvelle guitare Ibanez qui est en avant (la hollow-body style Gretsch de "Little Pretty", l’Hydra de "Teeth Of The Hydra", la Pia (du nom de son épouse) pour "Knappsack", la style Strat sur "Greenish Blues" etc.). VAI reste un artiste immense, un guitariste hors pair et... aussi un businessman averti !

Pour finir selon Steve "Inviolate" signifie une inspiration totalement pure. Pas de concept particulier ou de démarche spécifique. Cet album c’est VAI à 100% et c’est ça aussi la force de notre ami ! D’ailleurs la pochette, guitare en bandoulière, non stylisée (pas de dessin ou autre nous renvoie à celle de "Passion And Warfare" ! Un coup d’œil dans le rétro pour une identité à 100% assumée).

Morceaux préférés : "Zeus In Chains"/"Apollo In Color"/"Sandman Cloud".

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   MYLES

 
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- Steve Vai (tout, surtout la guitare of course!)
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- Les Potes Venus Dépanner :
- Jeremy Colson (batterie sur 2,3,6,7)
- Bryan Beller (basse sur 3)
- Terry Bozzio (batterie sur 4)
- Vinnie Colaiuta (batterie sur 5,9)
- Henrik Linder (basse sur 5)
- David Rosenthal (claviers sur 5,9)
- Billy Sheehan (basse sur 6)
- Philip Bynoe (basse sur 7)
- Bob Carpenter (orgue sur 9)
- Dave Weiner (guitare rythmique sur 9)


1. Teeth Of The Hydra
2. Zeus In Chains
3. Little Pretty
4. Candlepower
5. Apollo In Color
6. Avalancha
7. Greenish Blues
8. Knappsack
9. Sandman Cloud Mist



             



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