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METAL INSTRUMENTAL  |  DVD

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Steve VAI - Where The Wild Things Are (2009)
Par FENRYL le 4 Mars 2013          Consultée 3440 fois

" Mais si, sans déconner, vas y écoute-moi ce type... Je t'assure... Sérieux Fenryl... (ton suppliant)".
- Mais Renaud putain... Toi t'es le roi du Prog', le malade de la branlette de manche. Logique, tu aimes. Moi écoutez des tracks en me demandant quand le chanteur vient prendre le relais ou bien à quel moment l'intro se termine après 5 minutes, ce n'est pas ma came, tu le sais..."

Voilà le genre de discours que mon pote Renaud et votre serviteur échangeons sur notre lieu de travail, plusieurs fois par semaine et ça depuis quelques mois maintenant... Le dialogue de sourds entre un progueux et moi, l'anti Prog' ! Un dialogue de sourds jusqu'à ce que l'on aborde le cas des guitar-heros, notamment les SATRIANI, les MALMSTEEN et autre VAI...
C'est donc ainsi que j'ai retrouvé dans mon casier un matin un DVD tout beau tout propre. Un double même ! Et c'est donc l'objet de ma chronique du jour : le bilan de cette rencontre avec le maître Vai en personne (j'entends par là en mode visuel également !) .

Je dois l'avouer, non pas comme une faute mais bien comme un prérequis à la compréhension de mon blabla à venir, je ne connaissais pas grand chose sur VAI. Si ce n'est ce que l'amateur (au sens péjoratif du terme) se doit de savoir quand on a un minimum de culture Metallique. Bref, en gros, pas plus qu'un mauvais Wikipédia traduit du norvégien en français concernant un obscur groupe de BM ayant défrayé la chronique par ses frasques récentes. Voilà, je ne suis pas un spécialiste du genre, ni même du gus, soyons franc et clair...
Pour autant, j'estime être en capacité de vous relater quelque chose sur ce "Where the Wild Things Are", datant de 2009, car mon coquin de collègue n'a rien trouvé de mieux que de me refourguer 2h40 d'un coup d'un set enregistré à Minneapolis en 2007. Si vous comptez les sempiternels bonus ajoutés, on se retrouve avec près de 3h40 de matos à mater ! Dur dur comme boulot quand on le débute avec un putain d'a priori...

Dès les premiers plans, on est giflé. Pas le temps de souffler : un inédit ("Paint Me In Your Face" - "Now We Run") enchaîné avec "Ooo" avant le délire sur "Building The Church", titre fantastique durant lequel VAI s'en donne déjà à cœur joie...
Le temps de retirer sa grande veste longue, de nous montrer ses nouvelles lunettes et de nous balancer des échanges à base d'incrustes/commentaires (très bonne idée au passage utilisée tout au long du show) et "Tender Surrender" prend le relais.
Et ce n'est que 30 minutes plus tard donc, que le premier pied de micro fait son apparition sur la scène pour que Steve nous présente toute son équipe.
Ce qui permet de lever de suite un sacré doute : le gaillard n'est pas le genre de mégalo pompeux qui ne pense qu'à sa tronche (suivez mon regard sur le représentant du genre cité en début de chronique...) même si le voilà qui s'embrasse lui même en nous présentant sa (dream) team !! Il en profite au passage pour égratigner JETHRO TULL (celui-là même qui avait fait tant de tort à METALLICA il y a quelques années) en nous présentant la sublime Ann Marie Calhoun qu'il lui a piqué (il aura bien fait ! Cette charmante personne alliant à merveille la grâce et le talent pur, si si je vous assure !). Bref, on le sait, VAI sait s'entourer et la suite va nous le démontrer (mention spéciale au bassiste de l'ombre, Bryan Beller, qui, sous ses airs de ne pas y toucher, fait preuve d'un sacré feeling sur sa 4 cordes).
"Fire Wall" puis "The Crying Machine" empêchent de faire redescendre la pression... C'est bon signe...

Je vous rassure, je vais en rester là pour le track by track pour la simple et bonne raison que "Shove The Sun Aside" est un morceau de Weiner à la 7 cordes. ce dernier se voit obtenir le droit de l'interpréter seul sur scène. J'en reviens donc à mon laïus de départ : VAI prend un sacré plaisir à être sur scène mais ne prend pas toute la lumière pour lui. Il sait s'effacer avec logique et savoir faire pour laisser chacun de ses musiciens s'exprimer à tour de rôle. Ainsi, vous aurez donc le droit à un espace de liberté savamment disséminé au cours des 2h40 de set. Très frais et bienvenue pour éviter parfois l'overdose de guitare pour certains : on retiendra le délire avec le kit de batterie portable de Colson ou le duel aux violons DePue/Calhoun notamment.

À part cela ? Des jeux de lumière parfaitement étudiés, des effets spéciaux parfois sympa, voire en mode "sous acide" ("I'm Becoming"), une réalisation quasi irréprochable avec un jeu VAI/caméras bien réfléchi et une absence de changements de plan intempestifs, trop souvent fréquents dans les DVD récents.
Côté setlist, les puristes auront pu noter depuis déjà bien longtemps quelques inédits, du classique absolu, du récent mais également des choix assez surprenants de la part du maître. En même temps, en 27 morceaux, le choix est là, on ne peut qu'être contenté !
Notre ZAPPA du Metal, hilare tout le temps, joue avec sa guitare, ses musiciens (Colson en tête) et son audience. On le sent heureux. Et nous, dans tout cela, on se prend une sacrée dose de feeling, avec ou sans la cithare de Weiner.

Au final, ce "Where The Wild Things Are" remet les pendules à l'heure dans ma tête de gros Metalleux généraliste : STEVE VAI nous sert (il produit le tout) un outil à la hauteur de son talent, de son jeu bourré de chaleur et de mélodie, à savoir 160 minutes de total plaisir, simple et communicatif en évitant, je vous le promets, tout effet de branlette de manche intempestif.
De toute façon, que vous soyez guitariste ou pas, vous en aurez pour votre argent étant donné que chaque corps de métier est mis en valeur.
L'audience attentive et beaucoup trop propre sur elle n'en demeure pas moins béate d'admiration et semble prendre un sacré pied, tout comme nous.

Une fois tout cela digéré du début à la fin, on se retrouve sur la fin du DVD 2 avec une interview de chaque membre du groupe (très dispensable) et une pub/autopromo de VAI himself pour sa dernière pédale Ibanez... Là, too much quand même ! C'est bien tout pour la section "bonus" qui n'en est vraiment pas une... Déception à ce niveau...

Les fans y retrouveront toutes les mimiques du boss, un son (trop) parfait et des images sans doute trop léchées pour eux (et encore !). Les autres, moi inclus donc, prendront un pied monstre du début à la fin.

Steve Vai, c'est du feeling et rien d'autre. Enjoy !

Top : "Build The Church", "For The Love Of God", "Freak Show Access", "All About Eve", "Angel Food".

P.S. : merci Renaud !

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   FENRYL

 
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- Steve Vai (guitare, chant)
- Dave Weiner (guitare, cithare)
- Bryan Beller (basse)
- Jeremy Colson (batterie)
- Zack Wiesinger (lap steel)
- Alex Depue (violon, claviers)
- Ann Marie Calhoun (violon, claviers)


- Dvd 1
1. Paint Me In Your Face
2. Now We Run
3. Oooo
4. Building The Church
5. Tender Surrender
6. Band Intros
7. Fire Wall
8. The Crying Machine
9. Shove The Sun Aside
10. I'm Becoming
11. Die To Live
12. Freak Show Excess
13. Apples In Paradise
14. All About Eve
15. Gary 7
16. Beastly Rap
17. Treasure Island
18. Angel Food
19. Earthquake Sky

-   Dvd 2
1. The Audience Is Listening
2. The Murder
3. Juice
4. Whispering A Prayer
5. Taurus Bulba
6. Liberty
7. Answers
8. For The Love Of God
9. Bonus (interviews Et Démonstration Pédale)



             



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