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EISBRECHER - Antikörper (2006)
Par ANIMA le 3 Juillet 2021          Consultée 616 fois

Avec son premier album, EISBRECHER cherchait surtout à montrer qu’il était capable de faire sa propre vision du Metal Indus sans devenir un MEGAHERZ bis (Alex Wesselsky et Noël Pix venant tous deux de cette formation) et y arrivait plutôt bien mais souffrait d’une longueur assez handicapante et ne convainquait pas entièrement. C’est deux ans après que le groupe remet le couvert pour tenter d’améliorer la formule, et j’annonce de suite (et aussi parce que vous avez vu la note de toute façon), c’est une réussite.

Du côté de la prod, on est toujours dans un Metal Indus au son très froid et agressif laissant la part belle à l’Électro. Le début de l’album va dans ce sens en distribuant quelques cartouches Indus bien efficaces et variées après une introduction étrange et assez belle. Si "Adrenalin" se montre assez classique (mais surprend un peu quand même avec un effet trafiqué sur le chant d’Alex), c’est surtout à partir de "Leider" qu’on se rend compte que l’énorme point fort de cet album réside dans ses arrangements Électro qui sont d’une qualité bluffante tout en étant le cœur de la musique d’EISBRECHER, les guitares semblant être présentes uniquement pour rajouter une couche d’agressivité à l’ensemble.

Néanmoins, c’est après un "Antikörper" massif et un "Entlassen" au synthé de club qu’on arrive à un "Ohne Dich" qui vient totalement rompre avec le début de l’album en proposant une sorte de balade Indus presque Pop. En plus de l’Électro on a l’apparition d’un piano qui vient mener la mélodie, Alex se fait plus suave dans son chant et en vient à véhiculer de l’émotion, on a ce refrain de toute beauté qui se grave dans votre tête et on a un climax juste grandiose. Et c’est à partir de cette perle que l’album va entrer dans le vif du sujet en se montrant encore plus varié et surprenant. "Phosphor" est une immense tarte dans la gueule avec son gros riff brise nuque, "Kein Mitleid" n’aurait clairement pas fait tache sur un certain "Herzeleid" (et non je ne déconne pas avec le cliché de comparer n’importe quel groupe de Neue Deutsche Härte avec RAMMSTEIN, juste que dans sa composition, le morceau m’y fait énormément penser). Je vais pas terminer le track by track parce que c’est pas le plus passionnant à lire mais sachez quand même qu’en plus de "Ohne Dich", il y a aussi "Vergissmeinnicht" qui vient aussi se la jouer tube Pop Indus bien catchy (en plus de sonner un peu comme du DIE KRUPPS) et c’est aussi une énorme réussite.

Je ne vais pas épiloguer, "Antikörper" est un album exceptionnel, à aucun moment il ne se montre ennuyant, tout est percutant et malgré sa cinquantaine de minutes (c’est toujours moins que l’album précédent mais quand même conséquent) rien ne semble de trop. Le tout est varié et préfigure même de comment le groupe va évoluer avec ces morceaux plus accessibles quasi-Pop. Je considère cet album comme le meilleur d’EISBRECHER et comme un incontournable de la Neue Deutsche Härte qui a totalement sa place aux côtés d’un "Herzeleid" et d’un "Unrein".

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- Noel Pix (guitare)
- Alexx Wesselsky (chant)
- Max Schauer (claviers)
- René Greil (batterie)


1. Der Anfang
2. Adrenalin
3. Leider
4. Antikörper
5. Entlassen
6. Ohne Dich
7. Phosphor
8. Kein Mitleid
9. Kinder Der Nacht
10. Vergissmeinnicht
11. Freisturz
12. Wie Tief
13. Das Ende



             



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