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BLACK/DEATH METAL SYMPHO  |  STUDIO

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HELIOSS - Devenir Le Soleil (2020)
Par FENRYL le 28 Septembre 2020          Consultée 2269 fois

C'était inévitable… HELIOSS était destiné à notre section "Sélection du site" ou devrais-je dire "Coup de cœur d'un chroniqueur"…
Forcément, ce qui devait arriver… arrive !

Un EP puis trois LP plus tard, HELIOSS est au firmament et nous revient avec… "Devenir Le Soleil". Un signe ?
Publié en plein confinement et en attente de mon exemplaire physique adressé par DM comme toujours, le projet uniquement studio de Nicolas Muller, esthète français, était plus qu'attendu par des connaisseurs, curieux de voir/entendre quelle direction allait prendre HELIOSS.

Comme à chaque fois, le travail est dense et terriblement copieux. Une fois n'est pas coutume, il faut déguster et savourer l'ensemble. L'artwork est superbe, le livret complet (toutes les paroles sont livrées, ce qui rend l'expérience passionnante).
Assurant à merveille le lien avec son aîné, "… Et Dieu Se Tut" déboule en pur produit estampillé HELIOSS : c'est avec bonheur qu'on retrouve ce Black/Death Sympho, porté avec la voix de DM, à nouveau. Le refrain accrocheur de ce premier titre fait mouche : mélodieux et porté par son chanteur, il marque instantanément.
"A Wall Of Certainty" enchaîne, accentuant d'un niveau encore la puissance et la vitesse délivrées. C'est indéniablement la batterie qui ici s'illustre : c'est ainsi l'occasion de noter que pour la première fois, Muller a décidé de faire appel aux services d'un véritable batteur (Mikko Koskinen sur tous les morceaux), ce qui permet de trouver véritablement un son plus "vivant", plus direct.
Les invités sont d'ailleurs nombreux, proposant des sonorités issues d'un saxophone alto, violon, violoncelle… Mais j'y reviendrai plus tard dans cette chronique pour le monument de cette œuvre… Le travail aux guitares est tout simplement incroyable : entre les plans de shredder sur "The End Of The Empire", les soli, les innombrables breaks qui parsèment ce "Devenir Le Soleil", Nicolas Muller nous régale littéralement.

Son œuvre permet de jouer avec chacun des auditeurs qui tentera l'aventure : il "calme" le jeu avec sophistication ("Let The World Forget Me", "An Endless Stream"), délivre des pièces grandioses, parmi lesquelles je ne peux que vous citer pour exemple "La Lèpre Des Hommes" qui constitue mon morceau préféré de l'album avec DM. En effet, il résume à merveille tout ce que ce projet fait de mieux : des paroles empruntes de misanthropie, un chant growlé/éructé, un refrain féroce, une introduction posée (teintée de timbres tibétains), un riff de guitare sur le couplet ultra redoutable. Un bijou.

Mais telle une poupée russe, on découvre en huitième position le titre éponyme… et ses vingt-quatre minutes !
Ce monument (qui représente ainsi une sacrée portion des soixante-et-une minutes de la galette !) est le seul morceau dont les paroles ne sont pas de Nicolas mais par Julien Simon. Ce poème est mis en musique par le maître de maison mais le chant est réparti en cinq zones avec à chaque fois une personne différente derrière le micro.
CountD, puis Frédéric Gervais, Aline Boussaroque, Romaric Lamare et Sam Pillay.
Cinq parties, cinq thèmes, cinq ambiances sur la lumière : Disparue, Brûlante, Morte, Absente, Éteinte.
Des ambiances "Moyen-Orient", des vers déclamés avec une voix growlée, des instruments originaux que je vous laisse découvrir, tout fonctionne, ABSOLUMENT tout ! Romaric Lamare proche d'un David Draiman (DISTURBED) offre une teinte plus qu’intéressante.
Mon immense coup de cœur est attribué à Aline Boussaroque qui surprend avec sa prestation calme et posée qui semble dénoter avant un passage totalement habité où elle éructe avec une folie et une beauté incroyable. Les poils dressés dès la première écoute et à chaque fois depuis ! Mais quelle prestation ! Incroyable.
Ce titre concept est tout bonnement phénoménal… qui s’enchaîne avec un dernier morceau instrumental ("Now... Shine!"), savamment positionné pour achever l'auditeur par un final planant et enlevé...

Ce n'est pas commun mais je suis terriblement heureux de ne pas avoir lâché ce groupe, d'avoir suivi chaque pas supplémentaire dans sa discographie : HELIOSS se déplace avec des bottes de sept lieues, tel un géant. Cet album est une fantastique aventure, un régal pour les oreilles car il propose une ambiance grandiose où pour une fois la langue de Molière est cohérente à mes "yeux" ! Doté d'une production effarante de précision et d'intelligence, rien ne peut véritablement être reprocher à cet immense travail.
Nicolas Muller n'en finit plus de m'impressionner et je peux que modestement pousser ce "Devenir Le Soleil" sous la lumière des projecteurs de NIME…
Nous sommes loin du mythe d'Icare, car en se rapprochant de l'astre, HELIOSS ne verra pas ses efforts fondre au soleil mais bien éblouir de toute sa splendeur.

Travail titanesque pour résultat marquant en mode triomphe romain.

Note réelle : 4,5/5.

Top : "La Lèpre Des Hommes", "Devenir Le Soleil", "...Et Dieu Se Tut", "Now... Shine!".

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   FENRYL

 
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- Nicolas Muller (guitare, basse)
- Dm (chant)


1. ...et Dieu Se Tut
2. A Wall Of Certainty
3. The End Of The Empire
4. Let The World Forget Me
5. Singularity
6. An Endless Stream
7. La Lèpre Des Hommes
8. Devenir Le Soleil
9. Now...shine !



             



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