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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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1991 On The Sunday Of Life
1993 Up The Downstair
1995 The Sky Moves Sideway...
1996 Signify
1999 Stupid Dream
2000 Lightbulb Sun
2001 Recordings
2002 In Absentia
2004 Warszawa
2005 Deadwing
  Arriving Somewhere (dvd)
2006 Rockpalast
2007 Fear Of A Blank Plane...
  Nil Recurring
2009 The Incident
 

- Style + Membre : Steven Wilson
 

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PORCUPINE TREE - The Incident (2009)
Par JAZ le 2 Février 2020          Consultée 659 fois

Nous voici en 2009, mais en réalité c’est 2020 donc tout d’abord mes meilleurs vœux vous sont adressés chers lecteurs. Cela faisait un petit bout de temps qu’il n’y avait pas eu de chronique de ce merveilleux groupe anglais non ? Eh bien nous voici reparti ! Et aujourd’hui on s’intéresse à "The Incident" sorti en 2009 et étant le dernier album fait par ce groupe à ce jour. Il fut à l’origine de nombreuses … Entre les gens, certains disent que c’était mieux avant ; d’autres encouragent l’évolution de la formation vers un registre un peu plus Metal. Mais en réalité il n’est rien de tout ça, il ne faut pas être autant tranché car on arrive à se rendre compte si c’est là un disque de qualité ou pas.

En 2009, notre cher Steven a lancé sa carrière solo avec un album sobrement intitulé "Insurgentes" qui est sincèrement mon favori depuis le lancement de cette carrière, celui-ci rendant hommage à des formations relativement inconnues mais pratiquant le Drone, le Shoegaze et la musique bruitiste, il nécessite beaucoup d’écoutes mais je vous assure qu’il est exceptionnel. C’est assez curieux de vendre un album alors que ce n’est pas l’objet vous ne trouvez pas ?

Et là je viens de me rendre compte de quelque chose, finalement cet album est une annonce de la carrière solo de Steven, c’est une trilogie avec "Insurgentes" et "Grace for Drowning" car tous ces albums possèdent la même teinte sombre et oppressante. Puis c’était bien annoncé avec le témoignage du groupe disant : "Après cet album (The Incident), plus rien ne sera jamais pareil, mais continuez à nous écouter car on déchire grave, surtout moi car je maîtrise quand même plusieurs instruments de musique et surtout j’aimerais devenir comme Prince sur scène mais je manque de gestuelle !". J’ai improvisé la fin de cette citation afin d’ajouter un peu d’exotisme vous m’excuserez.

Tout commence par un riff très Metal témoignant de l’évolution certaine du groupe, c’est assez sinistre dans l’ensemble, l’histoire principale du premier disque s’intéresse à un accident de voiture changeant les choses à jamais, d’ailleurs c’est ce qui permet de nous donner un aussi long morceau (attention parenthèse) sachant que lorsque nous sommes témoin d’une situation stressante ou inhabituelle, notre perception du temps est ralentie, notre cerveau recevant beaucoup plus d’informations qu’à l’accoutumée, ce qui nous donne cette impression que le temps s’écoule plus lentement mais que nous ne pouvons pas réagir, en réalité ce n’est qu’une illusion (fin de la parenthèse). Comme je l’ai dit un peu plus haut, il s’agit d’un seul et même morceau découpé en quatorze pistes afin de rendre le tout plus digeste, un peu comme MESHUGGAH l’avait fait pour "Catch 33". Le second disque quant à lui nous offre quatre pistes supplémentaires qui sont cette fois-ci distinctes mais toujours dans la même teinte, sombre.

Arrêtons-nous sur un morceau, juste après le très joli "Kneel And Disconnect", trop court malheureusement : "Drawing The Line" Ici, Steve s’essaie à quelques exercices vocaux qui ont un certain charme mais ne passent pas réellement lorsqu’on l’écoute, trop inadapté par rapport au thème central. On enchaîne avec le titre éponyme très KORNien dans l’âme, peut-être le titre le plus glauque du disque, accentué par la voix basse de sir Wilson et un riff répétitif à souhait. On reste ensuite un peu sur des pistes minimalistes avant d’arriver au pont si j’ose dire, de l’album avec "Time Flies", dans une veine semblable à "Anesthetize" ou encore "Arriving Somewhere But Not Here", c’est-à-dire un long morceau très progressif et un peu (porc) épique. Mais de nouveau, ça ne prend pas tant que ça car beaucoup trop longuet, on s’ennuie inévitablement.

Et nous rebouclons, de retour aux mêmes sonorités qu’à l’ouverture du disque avec "Degree Zero of Liberty" formant une suite logique avec "Octane Twisted" et "The Seance", et là ça fonctionne ! Montée progressive avec des riffs aériens bien que très simples, (02:00 sur "Octane Twisted", fortement sympathique) qui nous montre que le groupe se débrouille toujours aussi bien, allez jetez un œil en live sur cet enchaînement. Et on se rapproche de la fin que l’on attend relativement depuis un certain temps, dommage d’avoir à penser ça pour ce groupe… La piste suivante : "Circle Of Manias" créée néanmoins une nouvelle formation, Djentcupine Tree, ça fait bien headbanguer et les deux minutes sont parfaitement suffisantes. Vu le démarrage de l’album, terminer là-dessus aurait été juste, mais il nous fallait bien une dernière ballade pour nous rappeler ce que l’on a enduré : "I Drive The Hearse". Et là c’est dommage car la durée d’une intermède comme "Great Expectations" serait passée crème (évolution de langage) car on fait très rapidement le tour, le refrain n’est pas désagréable mais est vite connu et déprimant ("And silence is another way, Of saying what I wanna say, And lying is another way, Of hoping it will go away") et ce n’est pas dans le bon sens. Bref, vous l’avez compris mais ce premier disque n’est pas le meilleur de PORCUPINE TREE, les meilleurs moments sont vite coupés ("Great Expectations" et "Kneel And Disconnect" en tête) et les moins bons font des prolongations ("Time Flies" en milieu de partie, "Drawing The Line" et son refrain), le concept est pourtant génial, l’ambiance glauque à souhait ; mais le résultat final mitigé, dû à un ensemble trop hétérogène qualitativement parlant.

Le second disque nous offre quatre nouvelles pistes, "Flicker", la première, est nickel, ni trop longue, ni trop courte et on la fredonne très facilement, le synthé est très bien dosé, non franchement c’est réussi, elle serait très bien passée en fin de premier disque mais il faut croire que ça ne seyait pas au concept. "Bonnie The Cat", la suivante, me plaît grandement, la voix de Steven y étant pour beaucoup (excusez toutes les virgules), je décèle même un petit côté OPETH aux alentours 03:40, le tout donne une piste lugubre et encore une fois c’est est bien travaillé, ce qui nous permet de n’éprouver aucune lassitude, et ce peu importe la durée du morceau. Les deux dernières pistes nous basculent dans une ambiance assez mélancolique, qui était présente sur le premier disque mais vite rattrapée par le côté glauque de la chose. "Black Dahlia" est belle et "Remember Me Lover" aurait pu l’être tout autant si le groupe n’avait pas rajouté ses riffs Metal entre deux couplets (03:14 ; 05:42). Finalement ce n’est pas plus mal car nous sommes face au même constat, sempiternellement rattrapé par de mauvais choix. Je vous avoue que j’écoute cet album assez régulièrement et que je cherche désespérément à le comprendre dans sa globalité, je l’aime bien même ; mais en fait il faut juste reconnaître que le groupe a voulu nous gaver en incorporant beaucoup trop d’éléments mal dosés, on passe de très beaux enchaînements à d’autres inintéressants, le tout nous laissant une impression finale fade.

Post Scriptum : Cette chronique se termine de la même façon l’album, ce Post Scriptum étant le second disque.

3,5/5 arrondi à 3 malheureusement !

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   JAZ

 
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- Steven Wilson (chant, guitares, piano, claviers)
- Richard Barbieri (claviers, synthés)
- Colin Edwin (basses)
- Gavin Harrison (batterie)


1. Premier Disque
2. Occam's Razor
3. The Blind House
4. Great Expectations
5. Kneel And Disconnect
6. Drawing The Line
7. The Incident
8. Your Unpleasant Family
9. The Yellow Windows Of The Evening Train
10. Time Flies
11. Degree Zero Of Liberty
12. Octane Twisted
13. The Seance
14. Circle Of Manias
15. I Drive The Hearse
16. Second Disque
17. Flicker
18. Bonnie The Cat
19. Black Dahlia
20. Remember Me Lover



             



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