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SEVENTH WONDER - Tiara (2018)
Par JEFF KANJI le 25 Janvier 2019          Consultée 1533 fois

L'heure de la consécration a sonné pour Tommy Karevik quand il a été enrôlé par les Américains de KAMELOT afin de suppléer au burn-out de Roy Khan pour la tournée "Poetry for The Poisoned". Au départ cantonné aux chœurs et quelques interventions, Fabio Lione tenant le beau rôle, il n'aura pas fallu longtemps à Thomas Youngblood pour remarquer le potentiel épatant du jeune Suédois.

Mais ça les fans de SEVENTH WONDER le savaient depuis longtemps qu'il était bon ! Et l'agenda de ministre qu'une formation populaire comme l'était KAMELOT au début des années 2010 contraignait les progueux suédois à hiberner en attendant le retour de leur prodige, Tommy ayant clamé très tôt son attachement à son groupe et ne souhaitant pas quitter SEVENTH WONDER. Ce qui a eu pour conséquence de décaler substantiellement un hypothétique cinquième album aujourd'hui devenu concret. Tournant à partir de 2013, achevant son épopée par une représentation éclatante au Prog Power 2014, le groupe cherche alors un label à la mesure de la nouvelle popularité que son chanteur a acquis. Il faut dire qu'en reprenant l'intégralité de "Mercy Falls" sur scène, le risque était minime, et l'album a seulement pu acquérir enfin un peu de la reconnaissance que ce chef d'œuvre méritait.

Cela lui a permis de signer chez Frontiers et de sortir le "Welcome To Atlanta Live 2014". Mais tout ça prend du temps et le DVD ne sort qu'en 2016, avec l'annonce d'un nouvel album, qui commence alors à se faire désirer, "The Great Escape" remontant déjà à 2010. Mais l'attente en valait la peine, car avec une pochette superbe, un tracklisting équilibré (mais cossu tout de même, l'album atteint l'heure dix), SEVENTH WONDER ne nous met pas au défi comme il l'avait fait sur son prédécesseur. Assez admirablement produit par le tandem Blomqvist/Karevik, ne tombant pas dans l'écueil de la simple mise en son propre et nette laissant sa place aux instruments, il a su enrober suffisamment le tout, mélanger les textures pour donner son sel à ce disque, qui brille par la brillance de son écriture.

SEVENTH WONDER n'a pas perdu son talent pour écrire des pièces à la fois techniques mais accrocheuses, bien aidées en cela par un Tommy Karevik au sommet, alternant avec une facilité déconcertante envolées rocailleuses, minauderies "sensibles" (un peu trop présentes en première partie d'album pour moi) héritées de KAMELOT, démonstrations d'implication et de puissance ; un véritable virtuose, qui a ce talent pour trouver des lignes mélodiques limpides sur des rythmes régulièrement complexes. Et c'est là que le Prog de SEVENTH WONDER a souvent montré son talent, en ne sombrant pas dans l'alambiqué qui handicape bien trop de formations.

SEVENTH WONDER a su également s'entourer pour colorer sa musique d'ambiances souvent grandioses ("The Everones" et ses jeux vocaux), tantôt intimistes (le violon qui se pose sur le piano de "The Truth"). De belles chansons Prog une nouvelle fois, où la virtuosité instrumentale, notamment celle de son bassiste de leader Andreas Blomqvist n'est pas oubliée. J'ai pour le coup simplement plus de mal à digérer l'enchaînement des trois "Farewell" qui constituent le cœur du disque, mais pas forcément ses moments les plus catchy. Je trouve que le groupe paraît bien plus libéré quand il attaque ses titres individuellement comme à l'époque de ses deux premiers albums.

"Tiara" conjugue les qualités progressives de "Mercy Falls" sans en adopter la ligne lyrique très aboutie, et l'efficacité plus immédiate de "Waiting In The Wings", même s'il n'est pas aussi Speed, ce qui en fait un album qui viendra tout naturellement se loger plus haut que son prédécesseur dans la hiérarchie des Suédois. Certes il a fallu huit ans pour que "Tiara" sorte, mais l'attente en valait largement la peine, car d'un certain côté, je pense que cette expectative a tendu à focaliser notre attention sur l'œuvre de manière plus intense.

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   JEFF KANJI

 
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- Andreas Blomqvist (basse)
- Johan Liefvendahl (guitare)
- Andreas Söderin (claviers)
- Stefan Norgren (batterie, percussion, chant additionnel)
- Tommy Karevik (chant)
- -
- Jenny Karevik (chant additionnel)
- Johan Larsson (chant additionnel)
- Kobra Paige (chant additionnel)
- Arto Järvelä (violon)
- Michel Coombe (chant additionnel)
- Jenna Blomqvist (chant additionnel)


1. Arrival
2. The Everones
3. Dream Machines
4. Against The Grain
5. Victorious
6. Tiara's Song (farewell Pt.1)
7. Goodbye (farewell Pt.2)
8. Beyond Today (farewell Pt.3)
9. The Truth
10. By The Light Of The Funeral Pyres
11. Damnation Below
12. Procession
13. Exhale



             



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