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OBSCURA - Diluvium (2018)
Par MEFISTO le 9 Juillet 2018          Consultée 1432 fois

Avec un peu de recul, on peut applaudir la décision des fondateurs d'OBSCURA d'avoir choisi deux chemins différents. Seul Steffen Kummerer est demeuré, alors que les autres sont partis fonder ALKALOID, entité aussi jouissive qu'OBSCURA qui double notre plaisir à chaque sortie. Oui, la poussière est depuis longtemps retombée et, signe que les Allemands ont tourné la page, ils partagent le doué bassiste Linus Klausenitzer pour « fretlesser » leurs brillantes et complexes compositions.

Avec "Diluvium" (i.e. le grand déluge océanique), Kummerer termine le concept entamé avec "Cosmogenesis" (pour ceux qui l'ignoraient et s'en battraient probablement les couilles). Produites par V. Santura, ces 54 minutes diversifiées de pur Death Prog/Technique et Mélodique bouclent la boucle de superbe manière. Un album à la hauteur de "Omnivium" pour ma part et de "Cosmogenesis" pour d'autres. Seul "Akroasis" fait ici office de vilain petit skeud, bien que réussi… Comme tout ce que touche Kummerer, aussi leader, je vous le rappelle, du groupe Black Mélo THULCANDRA.

Si nous gardons en tête le concept des quatre opus et qu'on a surtout eu le privilège de les écouter (ouais !), il nous paraîtra évident que "Diluvium" est un condensé de ce qui a forgé prématurément la réputation des Allemands. Que vous ayez préféré l'un ou l'autre des trois chapitres précédents, vous retrouverez sur ce quatrième joyau ce qui vous faisait planer et respecter OBSCURA. Il y a bien entendu la technicité qui sous-tend chaque tendon et le chant clair robotique qu'on a appris à assimiler, mais on retrouve la vélocité et les riffs enragés de "Cosmogenesis" (woah, "Conjuration" !), la candeur et les couleurs de "Omnivium" ("Clandestine Stars", "Ethereal Skies") et la solidité enflammée de "Akroasis" ("Ekpyrosis", par exemple). Une odyssée montrant les nombreuses parois d'un monument d'exception, qui accomplit l'exploit de garder accessible un Death fouillé et alambiqué. Ce ne sont pas tous les combos du genre qui peuvent se targuer de marcher sur le fil de fer la tête haute.

Les puristes, fans d'OBSCURA ou non, reprocheront peut-être au bousin d'être trop consensuel, justement en raison de cette urgence de terminer cette œuvre à quatre têtes sans trahir l'idée de départ. "Diluvium" s'écoute très facilement, comme jamais auparavant, alors la part de mystère ou d'ombre a laissé la place à la lumière dans le jeu des Allemands. Cela ne signifie pas que la thématique cataclysmique/scientifique soit reléguée au troisième rang, la menace implantée dans notre cerveau en 2009 résiste. Disons simplement qu'OBSCURA touche au merveilleux en trouvant sa zone avec ce disque de la maturité.

Donc, si les galettes précédentes vous soûlaient après une ou deux écoutes successives, je vous garantis que "Diluvium" fera durer le plaisir davantage. Il reste pour le moment mon préféré du combo, avec "Omnivium", et devrait rallier un large pan d'amateurs de mélodicité, de progueux et d'accrocs aux riffs incisifs et ciselés ("Emergent Evolution").

Le cycle cosmico/philosophique d'OBSCURA s'achève donc sur une énième géniale performance. La barre est haute pour la prochaine œuvre du quatuor, qui pourra pousser plus loin dans la même veine ou défricher de nouvelles galaxies…

Un très gros 4 !

Podium : (or) "Diluvium", (argent) "Ethereal Skies", (bronze) "The Conjuration".

Indice de violence : 3/5.

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- Steffen Kummerer (guitare, chant)
- Rafael Trujillo (guitare)
- Sebastian Lanser (batterie)
- Linus Klausenitzer (basse)


1. Clandestine Stars
2. Emergent Evolution
3. Diluvium
4. Mortification Of The Vulgar Sun
5. Ethereal Skies
6. Convergence
7. Ekpyrosis
8. The Seventh Aeon
9. The Conjuration
10. An Epilogue To Infinity
11. A Last Farewell [bonus]



             



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