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DEATH TECHNIQUE/PROG  |  STUDIO

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OBSCURA - Omnivium (2011)
Par MEFISTO le 14 Mars 2011          Consultée 6038 fois

C'est à se demander s'ils sortiront un mauvais album…

Avec les fans de Death déjà à leurs pieds après deux albums, les Deatheux intellectuels d'OBSCURA sont en business. Tout un début de carrière. Ils sont tellement fiers qu'ils ont remasterisé leur premier skeud, "Retribution", l'an dernier afin que la production approximative de la version originale ne fasse pas ombrage à leur précoce et auréolé parcours. Si c'est pas de l'ego ça ! Enfin, parlons plutôt de talent et d'une gueule d'enfer qu'il vaut mieux astiquer pour que le soleil n'ait pas honte de refléter dessus.

Voici donc le troisième rejeton des Allemands, un des albums les plus attendus de 2011 par les mordus de Death technique tel que votre fidèle serviteur. Et le résultat est fameux. Encore. Préparez-vous pour un sacré voyage dans les méandres de la nature humaine et des forces qui l'entourent.

"Omnivium" est basé sur la philosophie du penseur allemand Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling qui, selon Wikipedia, était notamment en quête d'un système qui réconcilierait la Nature et l'Esprit, les deux versants (inconscient et conscient) de l'Absolu. On reconnaît là un thème récurrent chez plusieurs groupes de Metal propre, dont le Death technique ou le Prog, qui non soucieux de complexifier leur musique, s'attèlent à des concepts métaphysiques soûlants. Mais bon, que deviendrait leur identité s'ils baissaient leur garde, je vous le demande ! En tout cas, je n'aimerais pas qu'OBSCURA vende son âme à la grande pute de la facilité pour profiter de sa chair à rabais, car le talent de ces jeunes musiciens est si inouï qu'il vaut déjà la peine d'anticiper un statut de groupe culte dans les années à venir.

Pour obtenir votre carte de membre, va falloir vous armer de patience avec OBSCURA, ils ne livrent pas leur secret rapidement. On ne piétine pas les plates-bandes des groupes de Death brutal technique, mais le penchant expérimental et coloré du style (ouais, comme ATHEIST, mais en plus dingue). On a droit à de la basse fretless ici, pas à des coups de canon décochés à la vitesse de l'éclair, c'est agréable pour le pavillon ; on n'a pas droit à une batterie qui fracasse tout sur son passage, on se délecte de plans laissant sur le cul tout auditeur attentif et féru d'imprévus. Les guitares sont si hallucinantes qu'on doit se concentrer dessus comme un chien s'étrangle avec sa laisse pour que l'expérience rasoir et acoustique soit mémorable. Le chant de Steffen Kummerer (aussi leader de THULCANDRA) opère enfin une dichotomie toujours très appréciée dans ce genre de Metal ; la voix aérienne, spectrale, ajoute notamment de la fantasmagorie à ce Death happy et cérébral. Un Death très facile à ingérer tellement il fascine et tire dans tous les sens, mais ardu à digérer. Faut réécouter mes amis, ce disque a une durée de vie énorme, autant que "Cosmogenesis", dont il est le fier successeur.

Partout, cette empreinte spatiale, cosmique, plane. Qui dit métaphysique dit grands espaces non définis, concepts abstraits et imagination si fertile qu'elle pourrait engendrer des octuplés seulement par la volonté. Et OBSCURA le sait. Chacune de ses accélérations, de ses passages marteau-pilon et boueux, de ses riffs joyeux et pertinents, nous invite à fermer les yeux et planer. Le cerveau est en constante ébullition, frétillant d'excitation devant un tel gavage, l'arc-en-ciel se fond dans la glace, les étoiles sombrent dans la poussière de la Terre.

Imaginez ce cortex sur la pochette, en suspension dans l'espace, en train de se faire mitrailler par des astéroïdes, comme dans les jeux vidéo. Eh bien, ces astéroïdes sont les milliers de sons que les Allemands arrivent à engendrer en 54 minutes ; ils percutent sans merci cette enveloppe crânienne et sa gélatine divisée en deux parties distinctes, la raison et la création. Concentrez votre tir sur la raison pour la détruire, car la création d'OBSCURA est son atout principal, elle doit continuer de boursoufler. Et même si ses structures étagées sont assez intenses, on ne peut le taxer de cartésien tant la « métronomie » est le dernier de ses soucis. L'important est que l'œuf au centre du cortex éclose et fasse naître une autre savante leçon de Metal extravagant.

Si FLESHGOD APOCALYPSE et ULCERATE trônent selon moi du côté du Death technique brutal, OBSCURA décroche la pôle position en frais de Death technique expérimental et progressif. C'est frais, compliqué, fun, éclaté et foutrement délassant. Un must à écouter d'un bout à l'autre, comme tous les grands albums.

Note : 4,5/5.

La note parfaite est réservée pour leur prochain album. Je vois ça d'ici… Vous n'en reviendrez pas.

À noter que le digipack est tout simplement hallucinant avec ses pages rigides qui s'ouvrent comme un livre !!!

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- Steffen Kummerer (chant, guitare)
- Christian Muenzner (guitare)
- Jeroen Paul Thesseling (basse)
- Hannes Grossmann (batterie)


1. Septuagint
2. Vortex Omnivium
3. Ocean Gateways
4. Euclidean Elements
5. Prismal Dawn
6. Celestial Spheres
7. Velocity
8. A Transcendental Serenade
9. Aevum



             



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