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HARD ROCK  |  DVD

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2014 Blues Pills
 

- Style : Spiritual Beggars, Raveneye, Wolvespirit, Spiral Skies
- Membre : Dorian Sorriaux
 

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BLUES PILLS - Lady In Gold - Live In Paris (2017)
Par DARK BEAGLE le 8 Janvier 2018          Consultée 673 fois

Décidément, les pontes de Nuclear Blast misent gros sur BLUES PILLS. Après avoir mis les petits plats dans les grands pour "Lady In Gold", un second album qui aura été polémique quant au retrait de la guitare, la maison de disques allemande sort ce Live sous plusieurs formats dont certains vraiment destinés aux fans ultimes de la formation franco-suédoise (genre avec un cadre reprenant la pochette, histoire de l’afficher au mur). On trouve ainsi des éditions CD simple (pour le coup, clairement pas conseillée), des combos CD-DVD ou CD-Blu-Ray, ainsi que les pressages vidéos seuls. Pour un groupe n’ayant que deux albums à son service, c’est une belle mise en avant !

Bon, en revanche, il ne faut pas s’attendre à un menu de fou pour la vidéo. Le concert, ou accéder à une chanson en particulier et puis c’est tout. Le technicien avait piscine, faut l’excuser. En revanche, un soin certain a été apporté à l’image, très belle et surtout au son, très appréciable même à faible volume. Allons-y pour le concert alors (à défaut d’une interview de l’enfant du pays, Dorian Sorriaux) ! On voit le groupe marcher tranquillement et le show peut commencer. Et le premier bon point, Elin Larsson est visiblement ravie de se trouver au Trianon en cette soirée du 30 octobre 2016. Tout sourire, elle salue la foule avec chaleur avant que le groupe derrière elle n’entame "Lady In Gold", en passe de devenir un morceau-phare de leur répertoire.

Et si la version audio s’avère décevante, la version vidéo se veut bien plus convaincante. En effet, sur CD, on a l’impression d’entendre une formation qui balance ses morceaux un peu en pilotage automatique, sans vraiment y mettre de passion. La voix d’Elin semble d’ailleurs un peu altérée, bien moins suave qu’en studio. Mais avec l’image, ça change tout. On découvre une chanteuse qui bouge énormément, qui danse tout en chantant, dépensant une quantité incroyable d’énergie, toujours avec le sourire. Pied nus, elle saute, se donne littéralement à un public qui répond présent et qui la dévore littéralement des yeux (ne niez pas les mecs aux premiers rangs, on vous voit souvent !).

Du coup on apprécie bien plus la prestation en tant que spectateur lointain, témoin d’un gig pour le moins dynamique. Ce qui semble étrange sans l’image prend subitement tout son sens, comme "Little Boy Preacher" dont l’absence de chœurs donne un rendu étrange. Mais quand on découvre la prestation d’Elin dessus, on a juste envie d’applaudir à deux mains la jeune femme qui meuble les silences qu’elle laisse avec l’expression de son corps, sans que cela ne soit racoleur même si, forcément, cela dégage une certaine tension sexuelle. Elle se déhanche sans relâche, ne soufflant juste que le temps de chercher une paire de maracas qu’elle présente avec un sourire mutin.

Elle est le maître de cérémonie indéniable. Le clou du spectacle. Et sans dire qu’elle porte le groupe sur ses épaules, elle est son point fort, du moins sur scène. Sans se défaire de son sourire, elle enchaîne les morceaux en bonne maîtresse de cérémonie. Elle salue les femmes présentes au spectacle avant que le groupe n’entame un "High Class Woman" de haute volée, qui leur est naturellement dédicacé ; elle avoue également son plaisir d’être à Paris même si elle aurait pu s’en passer tant cela se voit. Et quand elle se retrouve seule pour interpréter le beau "I Felt A Change", l’absence des musiciens se fait à peine sentir. On vit avec elle ce moment d’intimité et c’est amplement suffisant, il n’y a besoin de rien de plus, juste elle, assise derrière le clavier et livrant une prestation des plus sensuelles.

"I Felt A Change" est un premier baissé de rideau, le groupe remontera sur scène pour interpréter les rappels. Elin en profite pour présenter tout le monde, incluant bien sûr Rickard Nygren, le claviériste qui aide également à la guitare quand le besoin s’en fait sentir. Mais quelle différence avec Elin ! Alors que la chanteuse vit sa musique intensément, ses comparses ne ressentent pas le besoin de bouger outre mesure, ils quittent rarement la place qui leur est allouée sur scène et sont bien plus fermés de visage. Un contraste finalement assez saisissant.

On se retrouve donc face à un concert somme toute correct, tiré vers le haut par une chanteuse qui fait immanquablement penser à Janis Joplin. Après, c’est très court, trop court : 78 petites minutes qui filent rapidement, avec aucun bonus pour faire avaler la pilule. Et face au merchandising sauvage dont Nuclear Blast a le secret, difficile de faire son choix parfois. Si les collectionneurs prendront forcément tout, ou presque, l’auditeur lambda aura le choix entre un Blu-Ray ou un DVD et un double CD. Autant choisir la première option, un peu vide vu le contenu additionnel inexistant, mais au final bien plus intense que son pendant CD.

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- Elin Larsson (chant)
- Dorian Sorriaux (guitare)
- Zack Anderson (basse)
- André Kvarnström (batterie)
- Rickard Nygren (claviers, guitare)


1. Lady In Gold
2. Little Boy Preacher
3. Bad Talkers
4. Won't Go Back
5. Black Smoke
6. Bliss
7. Little Sun
8. Elements And Things
9. You Gotta Try
10. High Class Woman
11. Ain't No Change
12. Devil Man
13. I Felt A Change
14. Rejection
15. Gone So Long



             



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