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HARD ROCK  |  STUDIO

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2014 Blues Pills
 

- Style : Spiritual Beggars, Raveneye, Wolvespirit, Spiral Skies
- Membre : Dorian Sorriaux
 

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BLUES PILLS - Blues Pills (2014)
Par JEFF KANJI le 4 Octobre 2014          Consultée 2789 fois

Attendu par les amateurs de Proto-Hard 60’s et les orphelins de The DEVIL’S BLOOD, le premier opus de BLUES PILLS, formation basée aux USA mais comptant dans ses rangs une chanteuse suédoise et un guitariste français, prenait un gros risque. Si l’EP "Devil Man" a été visiblement remarqué par la presse spécialisée, il ne m’avait pas non plus bouleversé par sa qualité, ne méritant sans aucun doute pas le tapage qui avait été fait autour. Mais l’écurie Nuclear Blast croit en son poulain et lui a donné les moyens d’enregistrer un premier opus coloré en Suède avec Don Alsterberg, déjà à l’œuvre avec GRAVEYARD. Cet éponyme se voit agrémenté d’une pochette plutôt tape-à-l’œil, une peinture de Marijke Koger-Dunham de la fin des années 60, on ne peut pas tomber mieux, vu l'univers développé par le groupe.

Si on tapait quelque peu dans le Psyché sur l’EP, ici, on est bien davantage en présence d’un Hard que n’auraient pas renié les Anglais du Summer Of Love. On retrouve ainsi un jeu de guitare pyrotechnique à mi-chemin entre Jimi Hendrix et Jimmy Page, jeu qui, s’il ne réinvente pas grand-chose, témoigne d’une sacrée maturité chez le jeune Dorian Sorriaux. À défaut de réinventer la roue, le bougre sait faire vivre la musique de BLUES PILLS qui demande du feeling. Avec son jeu de questions-réponses sur "Jupiter", ses riffs Hard sur "High Class Woman" ou encore l’énergie brute développée sur "Devil Man", il y a de quoi faire.

"Devil Man" et "The River" sont les deux seuls titres rescapés de l’EP, et à vrai dire, les deux qui accrochaient l’oreille. Toutefois, on échappe à la redite car c’est un tout nouvel arrangement du premier titre qui nous est proposé, plus dynamique, plus Heavy d’une certaine manière, plus fuzzy, la basse (c’est le cas sur tout l’album) allant davantage chercher du côté de HAWKWIND que de LED ZEPPELIN épaississant largement la sonorité des instruments électriques. Pour la seconde, c'est la profondeur des textures qui a été travaillée, accentuant le côté naturel. BLUES PILLS joue en quartette, une basse et une guitare se répartissant les tâches musicales, pendant que le champ d’investigation est laissé à Elin Larsson.

On a vraiment l’impression de pénétrer les paradis artificiels avec "Jupiter" qui rappellera un peu le travail des DOORS sur "Strange Days", mais la belle se montre aussi à l’aise sur ces vindictes enfumées que sur le Blues, quand la guitare en son clair lui donne l’occasion de s’exprimer dans "Black Smoke" ou encore "The River" (devenue tout simplement "River" sur cet album) qui a elle aussi grandement gagné en profondeur avec une finesse des arrangements bien plus prononcés.

Le rythme de l’album pourra par contre désarçonner. Avec un enchaînement de trois titres énergiques, puis de trois ballades, le moins qu’on puisse dire c’est qu’on n’est pas habitué. Néanmoins, il permet à l’album de se digérer, car cette débauche de fuzz n’est pas forcément supportable sur le long terme pour des oreilles du XXIème siècle. La deuxième moitié de l’album est plus équilibrée avec "Devil Man" qui est transformée par cette nouvelle approche beaucoup plus BLUE CHEER dans l’esprit et ce "Gypsy" aux martèlements enjoués. D'une manière générale, qu'est-ce que c'est agréable de sentir du feeling en permanence ; les fans de SPIRITUAL BEGGARS adoreront !

En somme, BLUES PILLS mise sur deux aspects pour séduire ; les titres pêchus sur lesquels Elin Larsson peut balancer la sauce sans trop réfléchir, dans l’esprit des pionniers du Hard Rock, et les morceaux Blues, qui n’ont jamais vraiment le temps de sonner laid back (à part ce "Little Sun" qui sonne bien américain), toujours à cause d’Elin qui a semble-t-il beaucoup de choses à exprimer. Ce groupe est complètement dans la tendance revival actuelle et se fera sans doute sa place. Pour ma part, malgré quelques instants de grande classe ("High Class Woman", "Jupiter", "River", "Devil Man" et "Gypsy"), cet éponyme peine à me convaincre totalement.

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   JEFF KANJI

 
   DARK BEAGLE

 
   (2 chroniques)



- Zack Anderson (basse)
- Dorian Sorriaux (guitare)
- Elin Larsson (chant)
- Jonas Moses Askerlund (batterie)


1. High Class Woman
2. Ain’t No Change
3. Jupiter
4. Black Smoke
5. River
6. No Hope Left For Me
7. Devil Man
8. Astralplane
9. Gypsy
10. Little Sun



             



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