Recherche avancée       Liste groupes



      
BLACK METAL  |  E.P

Lexique black metal
L' auteur
Acheter Cet E.P
 


 

- Style : MartrÖÐ, Carpe Noctem, Deathspell Omega, MgŁa, MisÞyrming
- Membre : Rebirth Of Nefast
- Style + Membre : SvartidauƉi
 

 Site Officiel (31)
 Facebook (38)
 Bandcamp (36)

SINMARA - Within The Weaves Of Infinity (2017)
Par PERE FRANSOUA le 15 Novembre 2017          Consultée 396 fois

Rares sont les groupes de la fameuse scène Black Metal islandaise à avoir sorti un album longue-durée, et parmi ceux-ci aucun, je dis bien aucun, n’a encore réussi à sortir un deuxième album, malgré une activité soutenue et de nombreux concerts donnés.
SINMARA, l’un des trois gros espoirs de la scène, trois ans après le sortie de "Aphotic Womb", et un peu moins d’une année après le tout petit split avec les excellents MISÞYRMING, nous propose donc un EP trois titres. C’est toujours mieux que rien.

Trois titres c’est en tout cas bien assez pour avoir un aperçu de la direction qu’est en train de prendre le groupe, d’autant plus quand ces trois titres sont bien bons. Seulement trois titres c’est aussi une occasion en or pour le chroniqueur de s’autoriser à se livrer à un odieux track-by-track.

Une première constatation d’ordre général : dans le prolongement de son titre "Ivory Stone", SINMARA emprunte une voie plus atmosphérique qui confère à ces titres une beauté épique et une belle profondeur d’âme. Pour se faire, la production gagne en brume ce qu’elle perd en force de frappe et c’est un peu dommage.
En effet, SINMARA s’était distingué de ses camarades par l’impact de ses titres vindicatifs dotés d’une production bien découpée et très dynamique. Ainsi on ne perdait rien des entrelacements de guitares dissonantes typiques de la scène de Reykjavík, remarquablement servis par cette batterie vigoureuse (une des meilleures du genre.)

Difficile de prédire si nos Islandais sont définitivement passés du côté atmosphérique de la Force. Néanmoins à l’écoute de cet EP l’on entend bien qu’ils ont délaissé la bataille de rue pour s’envoler sur les ailes de l’infini. SINMARA a donc changé, un peu, et personne ne pourra nier la force épique qu’ils déploient dès le morceau-titre "Within The Weaves Of Infinity" (qu’on pourrait traduire par "sur les tissages de l’infini"). De l’utilisation des guitares qui dessinent des cumulonimbus aux changements de rythme qui s’alternent comme les vagues sur la mer, tout nous plonge en plein Black Metal Atmosphérique. Bien au-dessus du bouillonnement volcanique nous planons maintenant dans un nuage de cendres qui, disons-le, nous perd un peu. On s’accrochera à ce lead vainqueur qui zigzague dans la nuée durant la partie blastée située au centre du morceau.

On retrouve nos sens sur le second titre "Ormstunga" qui nous accroche d’emblée avec son lead entêtant. On se laisse mener par le bout du lead à travers des montagnes russes, changements et cassures de rythme à l’infini jusqu’au final (un peu longuet) tout en arpèges dissonants.

Mais avec "Nine Halls" on retrouve le maelström intense et compact qu’on entendait sur les titres les plus denses du premier album, tel "Aphotic Womb". Ainsi SINMARA semble renouer avec du pur SINMARA, brûlant et traversé par ces notes fantomatiques. On croit même entendre les échos de DISSECTION sur un passage. Le court morceau ne relâche pas la pression, même avec le mid-tempo qui accompagne le mur de son clair-obscur.

SINMARA confirme sa bonne forme et son talent avec cet EP qui investit cette tendance atmosphérique qu’on pouvait pressentir chez eux. Les vocaux de Ólafur Guðjónsson sont toujours aussi bons, à la fois vecteurs de rage et suffisamment bien articulés, eux qui se distinguent de l’archi-guttural-du-fond-du-gouffre, devenu un cliché de la scène.
Malheureusement aucun de ces trois titres, aussi sympathiques soient-ils, n’arrivent à égaler le premier opus.
La nouvelle fournée tient la route en elle-même mais il nous manque la fougue, l’accroche, l’énergie et la production idéale de cet "Aphotic Womb" qui n’en apparaît que plus génial. La production actuelle gère correctement le tumulte mais rentre un peu dans le rang du chaos brumeux qui caractérise la scène. Alors qu’elle émanait du même studio (Emissary) sous la houlette du même producteur (l’incontournable Stefan Lockhart, accessoirement leur bassiste studio, désormais sorti du bois avec REBIRTH OF NEFAST dont il est le seul maître) la production du premier album était plus percutante et jouissive.

On attendra impatiemment la suite avec un probable album longue durée, actuellement en gestation, paraît-il. De même on ira les applaudir en concert durant leur tournée de fin d’année, car SINMARA fait déjà partie des grands.

A lire aussi en BLACK METAL par PERE FRANSOUA :


BLACKLODGE
Solarkult (2006)
Ça trip dans l'usine du diable




SATYRICON
Deep Calleth Upon Deep (2017)
Grand Cru


Marquez et partagez




 
   PERE FRANSOUA

 
   ISAACRUDER

 
   (2 chroniques)



Non disponible


1. Within The Weaves Of Infinity
2. Ormstunga
3. Nine Halls



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod