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SERIOUS BLACK - Mirrorworld (2016)
Par JEFF KANJI le 30 Octobre 2016          Consultée 1059 fois

Bouh, #JeffKanj1tr1ste.

Triste car la rentrée s'annonce particulièrement moyenne pour le Heavy/Power que j'aime. J'attendais beaucoup de SERIOUS BLACK après un premier opus de grande classe même si les départs successifs de Roland Grapow et Thomen Stauch m'avaient vite refroidi. Il faut dire que le second est sujet à divers problèmes de santé depuis quelques années que j'espérais derrière lui et je voyais mal comment Roland allait pouvoir gérer un autre groupe à succès sachant qu'il est devenu l'unique tête pensante de MASTERPLAN, même s'il était à l'origine du groupe avec Mario Lochert…

M'enfin, "Mirrorworld", si on le compare à "As Daylight Breaks", c'est le jour et la nuit, un peu comme la pochette d'ailleurs, avec ses couleurs froides mais lumineuses comme les aime tant Stan-W Decker. Le premier single "Castor Skies", bien sympathique, dans la lignée d'un "High And Low" fait mouche grâce au talent d'Urban Breed qui a encore concocté des lignes de chant fines et ciselées mais il s'agit là d'un des meilleurs titres de l'album. Mais malheureusement, il faudra gratter pour trouver d'autres titres capables de rivaliser avec ce "Castor Skies" ou n'importe quel titre du premier opus. Mais j'avoue avoir craqué pour "The Unborn Never Die" qui permet de terminer la version régulière de l'album sur une excellente note. Au rang des bons titres on pourra aussi compter "State Of Despair" et ce malgré un refrain qui fait un peu retomber le soufflé, là où le début des morceaux, porté par les claviers de Jan Vacik avaient bien pavé la route.

SERIOUS BLACK ne se serait-il pas un peu précipité ? C'est la question que je me pose franchement car avec seulement neuf titres sur la version régulière (14 pour la version digipack, garnie de 5 titres bonus) et un premier album qui date de début 2015, avec pas moins de deux tournées et quelques dates en compagnie de KAMELOT, le groupe n'a pas chômé, surtout qu'il a dû gérer les défections de Thomen Stauch et Roland Grapow. Mais en embauchant Bob Katsionis, l'as des claviers et de la guitare de FIREWIND et Alex Holzwarth dont la réputation n'est plus à faire, le groupe a opté pour des valeurs sûres qui s'avèrent être, comme leurs prédécesseurs, des gros noms sur le circuit.

Mais malgré ces arrivées salvatrices, le jeu de Thomen me manque c'est indéniable, et "Mirrorworld" n'a pas cette niaque qu'avait "As Daylight Breaks". Il n'en a pas l'inspiration non plus. Le comble étant atteint sur "Hello Moon" qui ressemble à un mélange plus mou de "Set Fire To The Earth" et "Trail Of Murder". L'album précédent avait été réalisé, malgré les contraintes géographiques, en groupe, alors qu'ici, si l'on observe bien les crédits, on se rend compte que l'album a été réalisé à distance ; et à mon avis c'est ce qui fait l'une des plus grandes différences avec "As Daylight Breaks". On enchaîne ainsi les titres qui parfois accrochent un moment ("You're Not Alone", "The Life That You Want") et ceux plus insignifiants. Ce n'est jamais nul mais il n'y a bien que "The Unborn Never Die" qui parvient réellement à nous consoler des euros balancés dans la galette. En outre, ce second album fait une place bien plus importante au clavier ("Mirrorworld", "State Of My Despair") et se colore régulièrement d'une teinte FM assumée ("Heartbroken Soul", "The Life That You Want") et vire hélas, dès qu'il s'aventure du côté des ballades, à la mièvrerie tarte ("Emotional Blackmail") alors que pourtant on décèle qu'Urban Breed est très fort dans ce domaine, mais il faut encore que la compo et les mélodies suivent… L'album est aussi beaucoup plus axé mid-tempo que son prédécesseur, ce qui aussi contribue à le rendre un peu plus mou, même si la finesse peut du coup s'inviter au menu ("Goodbye My Angel").

Voilà le suspense était déjà nul depuis le début de la chronique, mais "Mirrorworld" est une vraie déception. Un disque générique, non dénué de qualités, mais terriblement banal. Certes les claviers de Jan Vacik sont toujours là, mieux mis en valeur d'ailleurs, et le chant d'Urban Breed est toujours un argument de poids. On peut aussi être content pour Alex Holzwarth qui nous permet grâce à ce disque de redécouvrir quel batteur émérite il fait (pour vous donner une idée de ses capacités, réécoutez aussi le "Angels Cry" d'ANGRA dont il avait enregistré les parties à l'époque), loin de son rôle de métronome double grosse caisse qu'il occupe depuis quinze ans. Mais bon, c'est maigre tout de même.

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Jan Vacik (claviers)
- Mario Lochert (basse)
- Urban Breed (chant)
- Alex Holzwarth (batterie)
- Bob Katsionis (guitare)
- Dominik Sebastian (guitare)


1. Breaking The Surface
2. As Long As I'm Alive
3. Castor Skies
4. Heartbroken Soul
5. Dying Hearts
6. You're Not Alone
7. Mirrorworld
8. Emotional Blackmail [bonus Track]
9. The Life That You Want [bonus Track]
10. State Of My Despair
11. The Unborn Never Die
12. This Machine Is Broken [bonus Track]
13. Hello Moon [bonus Track]
14. Goodbye My Angel [bonus Track]



             



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