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VANISHING POINT - In Thought (1997)
Par JEFF KANJI le 19 Septembre 2014          Consultée 1199 fois

Si le Metal vit depuis si longtemps c’est grâce à un vivier de talents en constant renouvellement, essentiellement concentré sur les USA, le Royaume-Uni (les berceaux historiques) ainsi que les scènes germaniques et nordiques, qui fera dire à tous qu’il s’agit d’une musique d’essence anglo-saxonne. Ce qu’elle est. Mais grâce à Internet, on découvre chaque jour de nouveaux berceaux tout aussi bien fournis en bonne came, je pense bien évidemment à la Suisse, la France, l’Italie mais aussi, pour sortir de notre vieille Europe, Israël, l’Indonésie, le Japon ou encore l’Australie.
L’Australie, qui nous a donné AC/DC ou encore ROSE TATTOO… Mais pas seulement. Comme le Black en France est l’arbre qui cache la forêt, le Hard Rock est sport national au pays des kangourous. La formation qui nous intéresse aujourd’hui donne dans le Metal Progressif, ou plutôt dans le Metal mélodique à tendance Prog, c’est bien plus exact formulé comme ça.

Dans les clubs de Melbourne œuvrent MINDSCAPE et EYE. La tête pensante du premier, Chris Porciancko rejoindra les rangs de VANISHING POINT, que Tom Vucur, Jake Lukic et Joe Del Mastro fonderont au début des nineties sur les cendres de EYE. Décidant assez rapidement de donner vie à leurs compositions, la composition d’un premier opus démarre juste après que le groupe ait recruté un vocaliste motivé en la personne de Silvio Massaro et Andrew Whitehead (qui ne fera pas long feu, remplacé dès 1997 par le fameux Chris Porciancko) pour tenir la seconde guitare.

EYE troque son patronyme pour VANISHING POINT et via un petit label, Angular Records, parvient à l’issue d’une année 1996 passée à enregistrer, à sortir son premier opus "In Thought". Artwork sobre et onirique à la fois sans entrer dans la catégorie cliché ou dessin heroic fantasy qu’affectionne la scène Heavy à cette époque : la police de caractères du groupe traduit une jeunesse et une certaine insouciance et la musique en est traversée également. "In Thought" est bien sûr un peu inégal, impression renforcée par une production laissant franchement à désirer avec des effets de compression et de pompe assez terribles pour la dynamique d’ensemble. D’instinct je pense au premier KAMELOT, dont le groupe n’est pas si éloigné, si ce ne sont ces riffs qui roxent un peu moins du poney. Sur "In Thought" il n’est pas rare de perdre la guitare rythmique en route. Quand les compos sont épurées ça passe mieux et le duo chant/claviers s’en sort le mieux et de loin, sauvegardant l’âme des morceaux.

"Vanishing Point" et "In Company Of Darkness" réussissent le mieux à combiner les éléments qui donnent sa personnalité à VANISHING POINT, et cette donnée est des plus importantes. Malgré sa parenté stylistique avec SILENT VOICES (qui n’a pas encore sorti d’album à cette époque), KAMELOT ou POWER QUEST, voire THRESHOLD, on reconnaît assez vite la patte de VANISHING POINT à savoir cet alliage subtil entre Power Metal, Progressif et approche symphonique. C’est d’ailleurs quand le groupe tente une direction plutôt qu’une autre qu’il rate le coche, j’en veux pour preuve cet honnête mais passable "A Memory" qui a pour lui de beaux passages au piano.

On y découvre un groupe posé, à l’aura positive assez évidente, mais pas pour autant débridée comme peuvent la manifester les groupes Speed européens. C’est sans doute par le biais d’une chouette utilisation de claviers, flirtant avec le symphonique assez souvent ("Sunlit Windows" ou encore le chouette "Wind") et d’une prestation de Silvio Massaro jamais en force que VANISHING POINT se distingue. Les quelques fois où ce dernier s’essaye à un registre plus agressif ne réussissent pas des masses à l’image de ce "Forgotten Self" gavé d’effets où l’on sent presque de la fausseté. C’est là que votre choix risque d’incliner dans une position plutôt qu’une autre. On peut reprocher à cette souplesse dans le chant une certaine mollesse qui ne séduira pas les fans de GAMMA RAY (avec lequel tournera bientôt VANISHING POINT). Mais on peut également apprécier cette facette plus axée sur l’émotionnel que nous propose l’émérite chanteur de la formation australienne.

La version de "In Thought" que je possède est en fait la réédition remasterisée par Locomotive Records basée sur la réédition de Metal Warriors (nouvelle écurie des Australiens à partir de 1998). Elle comporte une bonus track "Inner Peace" enregistrée pour l’occasion en compagnie du nouveau guitariste Chris Porciancko, amorçant déjà le virage plus Power de "Tangled In Dream" avec en prime une production nettement supérieure.

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   JEFF KANJI

 
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- Silvio Massaro (chant)
- Andrew Whitehead (guitare)
- Jack Lukic (batterie)
- Joe Del Mastro (basse)
- Tom Vucur (guitare)
- Pep Sammartino (claviers, guitare, chœurs sur 1)
- Jamie Schultz (guitare acoustique sur 2)


1. The Only One
2. Vanishing Point
3. Wind
4. In Company Of Darkness
5. Dream Maker
6. Sunlit Windows
7. Blind
8. Forgotten Self
9. A Memory
- Bonus Track
10. Inner Peace



             



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