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STORMWARRIOR - Thunder & Steele (2014)
Par JEFF KANJI le 2 Août 2014          Consultée 3435 fois

J’avais, je dois l’avouer, un peu la flemme de me pencher sur ce nouveau STORMWARRIOR, l’écart observé entre "Heading Northe" et "Heathen Warrior" et la sensation d’essoufflement que me procurait le groupe, bien ancré dans un style balisé qu’il n’avait surtout pas envie de renouveler ou de faire progresser, m’a un peu échaudé. Sans doute ne voulais-je pas assister au naufrage du langskip allemand…

Et STORMWARRIOR reprend finalement des couleurs… La recette n’a pour autant fondamentalement changée, si ce n’est que le groupe a retrouvé de l’envie et que ça s’entend. Et là on se prend en pleine tronche une évidence qui fait autorité dans le Metal et en particulier dans le Heavy : l’énergie est indispensable pour chevaucher une batterie lancée à toute berzingue et en tirer autre chose qu’une platitude affligeante. Et à ce jeu-là, les mélodies de Lars Ramcke sur "Ironborn" ou "Metal Avenger" savent taper juste.

Sans parler du morceau d’ouverture, qui donne son titre à l’album (une tradition là aussi), mais, surtout, enfin débarrassé d’une introduction aussi inutile que quelconque, que le groupe réussit toujours ("Heathen Warrior" reste le seul morceau de l’opus du même nom dont je me rappelle encore la mélodie à l’heure où j’écris ces lignes), les titres de "Thunder & Steele" sont ultra accrocheurs, débordant d’énergie et ne faillissent pas dans leur entreprise d’invasion sonore par les guitares, d’ornementations de basse parfaitement intégrés, dans l’esprit du jeu de Markus Großkopf (HELLOWEEN bien sûr), de matraquage rythmique obligatoire et de mélodie de tous les instants.

Du coup, contrairement à "Heathen Warrior" l’ennui n’a pas le temps de pointer le bout de son nez, grâce à une durée optimale, des morceaux courts (si l’on excepte le plus épique "One Will Survive" qui passe les six minutes) et un placement intelligent et salvateur de titres plus mid-tempo qui apportent une saveur moins Hansenienne à l’ensemble (j’y trouve même plutôt des relents de RUNNING WILD à divers endroits) pour pouvoir repartir à l’assaut aux claquements de grosse caisse du nouveau cogneur de la bande Jörg Uken spécialiste en excès de vitesse ; l’enchaînement "Child Of Fyre" / "One Will Survive" fait quand même bien mal au cul, faut le reconnaître. On termine ce tour de force par un titre bien Heavy Metal dans l’âme que n’aurait pas renié IRON SAVIOR… Et c’est bien Piet Sielck que l’on retrouve en lead avec son timbre de guitare caractéristique pour "Servants Of Metal".

On ne va pas parler de chef d’œuvre, mais force est de constater que STORMWARRIOR se relève avec vindicte et envie. Ça ne débande pas une seconde (dans l’esprit du premier opus d’HIBRIA) y compris sur les titres plus mid-tempo ("Steelcrusader") et on comprend pourquoi quand on aperçoit le nom de Piet Sielck. Le maître à penser de IRON SAVIOR a concocté un son surpuissant parfaitement adapté au Heavy teuton de STORMWARRIOR même si sa manie de compresser à outrance a eu tendance à retirer un peu de relief à certains passages qui auraient pu être plus nuancés (les mid-tempi notamment). De même, l’album aurait très bien pu s’interrompre à l’issue du monumental "One Will Survive", car si "Servants Of Metal" est sympathique, on a entendu mille fois ce genre de titre basique limite bas-du-front au niveau de ses textes. Son principal intérêt est qu’on y entend bien Yenz Leonhardt faire grogner les cordes de sa basse et que son refrain est un véritable feu d’artifice où les chœurs virils en question-réponse avec le chant principal fonctionnent à mort (et pour cause : gros repompage du "Fight" de GAMMA RAY ici).

Objectivement, je vois mal comment "Thunder & Steele" pourra passer à la postérité, vu qu’il n’invente absolument rien et que l’adoration que le groupe voue à Kai Hansen transparaît toujours de façon flagrante. Mais à l’image des premiers méfaits d’HIBRIA, le groupe a assez de talent pour écrire des chansons entraînantes, interprétées avec une sacrée dextérité et une insolente réussite en ce qui concerne ce cinquième opus qui n’accuse ni temps mort, ni temps faible. Un gros pouce vert pour STORMWARRIOR et son Power fédérateur qui fera sans doute un malheur sur scène où il honorera, et je l’espère pour lui, ce dernier-né, sans doute le meilleur opus de la carrière des Allemands.

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   JEFF KANJI

 
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- Lars Ramcke (chant, guitare)
- Yenz Leonhardt (basse, chant)
- Alex Guth (guitare)
- Jörg Uken (batterie)
- Piet Sielck (guitar lead sur 10)


1. Thunder & Steele
2. Metal Avenger
3. Sacred Blade
4. Ironborn
5. Steelcrusader
6. Fyres In The Nighte
7. Die By The Hammer
8. Child Of Fyre
9. One Will Survive
10. Servants Of Metal
- Limited Lp Bonus Track
11. The Enforcer (warrant Cover)



             



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