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ABIGAIL WILLIAMS - Becoming (2012)
Par MEFISTO le 26 Mai 2014          Consultée 1540 fois

Becoming. Devenir. Devenir celui ou celle qu'on est destiné à être. Grandir, s'épanouir, apprendre, trouver, sublimer, avancer, s'émanciper, se réaliser. Devenir.

Les Américains d'ABIGAIL WILLIAMS sont nés en 2004 et dix ans plus tard, sont devenus ce que leur destin avait en réserve pour eux. De groupe de Black Sympho sur "In The Shadow Of A Thousand Suns" en 2008, AW est passé à Black Mélo crado sur "In The Absence Of Light" en 2010 pour finalement aboutir à son style de prédilection sur "Becoming", deux ans plus tard : le Black Atmo.

J'avais apprécié "In The Shadow Of A Thousand Suns", un Black Sympho pas piqué des vers avec une signature somme toute assez conventionnelle bien que fouillée. "In The Absence Of Light" m'avait frappé d'abord par le brusque changement de cap vers un Black plus terreux, plus primal, malgré une constante fort souhaitable : les mélodies. Et là, il y a "Becoming".

Quand j'ai écouté pour la première fois, il a fallu que je vérifie parce que je pensais que je m'étais trompé de titre dans ma playlist. Eh ben non, c'était bien ABIGAIL WILLIAMS - "Ascension Sickness". Ça alors ! J'avais l'impression d'écouter WOLVES IN THE THRONE ROOM ! Comment peut-on se métamorphoser autant en si peu de temps ? Impensable… Il faut être salement largué ou bipolaire… Mais là, après de nombreuses écoutes et la surprise aux oubliettes, je me suis souvenu du titre de l'album.

Devenir

Tout s'éclairait. ABIGAIL WILLIAMS a enfin trouvé sa voie avec ce Black Atmo bien terreux, mais lumineux à la fois. Certains feront inévitablement le parallèle comme moi avec WITTR, surtout sur "Ascension Sickness", "Infinite Fields Of Mind" et la longue et magnifique clôture "Beyond The Veil". Sa musique est drapée de soie, de noir bien sûr, mais aussi de rouge sang, d'une aura gothique mystique amenée par le violoncelle et le violon (qui nous évoquent parfois Schindler's List !) et l'harmonica, par les passages atmosphériques répétitifs mais jamais ennuyeux. "Becoming" est couvert d'une ambiance poisseuse et triste, comme un appel au recueillement avant l'orage, sous ce vitrail de la pochette parfaitement choisi. "Becoming" est une prière chantée par une goule.

ABIGAIL WILLIAMS a trouvé la formule idéale pour nous hanter avec sa sortie de placard, en créant des moments de grande intensité, d'autres d'une violence âprement consommée et d'autres d'une douceur frappante. Le spectre est large et que ce soit grâce aux mélodies, au violoncelle, aux quelques bidouillages disséminés ici et là ou à sa lente procession digne d'un Black Atmo naturaliste de grande classe, il nous cloue à notre fauteuil. Mais attention, ça ne vous paraîtra pas si évident aux premières écoutes, "Becoming" se dévoile lentement, il enlève son masque avec précaution de peur d'être jugé. Et il s'exécute dans un fin brouillard soigneusement dispersé par une production intimidante et opaque.

Bon, après, il y a "Radiance", "Elestial" et "Three Days Of Darkness". C'est pas comme si elles n'existaient pas, hein, même si elles ont peut-être été conçues dans des circonstances nébuleuses… Eh oui, vous avez deviné : elles sont taillées dans la même roche mangée par l'humidité que les trois morceaux-phares du skeud, mais passionnent moins. "Radiance" se termine bien par contre, alors ce n'est pas un si grand mal, surtout si vous considérez ce trio comme des intermèdes et que vous appréciez l'album dans son ensemble sans le décortiquer ainsi.

"Becoming" est une très belle et subtile réussite pour les Américains d'ABIGAIL WILLIAMS, qui peuvent prétendre à se tailler une place parmi l'élite du Black Atmo. Avec WITTR qui se paie un trip électro désormais, vous pouvez vous lancer sur cet album pour assouvir votre soif d'hymnes forestiers et de décharges émotionnelles.

Devenir. Se réaliser. Gagner.

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- Zach Gibson (batterie)
- Ken Sorceron (guitare, chant, basse)
- Ian Jekelis (guitare)


1. Ascension Sickness
2. Radiance
3. Elestial
4. Infinite Fields Of Mind
5. Three Days Of Darkness
6. Beyond The Veil



             



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